SAINT-BERNARD DE FOURNIER
Nous avons racontd, dans un chapitre prdcddent, les gdndreux efforts d’un citoyen de cette mission, M. Lemieux. Son zele ne se
ralentit point avec le temps. En 1864, il construisit un presbytere, fort pauvre d’ailleurs, et fit lui-meme toutes les avances necessaires, jusqu’ci ce que la mission fut en moyens de lui rembourser ses frais. Quatre ans plus tard, son ami, M. Paxton, dtant sur son lit de mort, M. Lemieux lui persuada de ldguer vingt-cinq arpents de terre k l’eglise, ce qui devait fournir des revenus considerables au curd. Dfes cette dpoque commenqa k s’agiter la question de batir une grande eglise en pierre, mais les difficultes de pouvoir s’entendre sur le local d cboisir fit remettre k plus tard cette entreprise importante. La colonisation faisait de grands progr£s dans cette partie du comtd. En juillet 1868, Mgr. Guigues constatait la presence de trente nouvelles families. Le 8 juillet 1873, il constatait encore l’etablissement d’autant de nouveaux colons.
La mission de Saint-Bernard de Fournier fut detachde de Curran, pour devenir une paroisse s^par^e, en aout 1866.
C’est sans doute pour la desservir que M. McCormac fut envoys k Curran en quality de vicaire de M. Bertrand. Il signa les premiers actes que nous ne possddons point et erigea (15 octobre 1866) la confrerie du saint Rosaire. L’ann^e suivante, un curd rdsidant, M. Sdraphin Philip, jeune pretre franqais, fut donnd k Saint-Bernard de Fournier. Il resta jusqu’en 1875 dans cette paroisse et fut chargd en meme temps de la mission de Saint- Isidore qui commenqait des lors k prendre de l’importance, et de celle de Saint-Victor d’Alfred qui grandissait plus rapidement encore. Le premier acte signe par lui dans les registres fut le bapteme de James McCulloch (13 avril 1867).
Dans sa visi.te pastorale de 1873, Mgr. Guigues constata que la chapelle en bois tombait en ruines et qu’il devenait urgent de construire une dglise en pierre.