SAINT-JACQUES D%EMBRUN
Le premier pretre rdsidant k Embrun fut M. Maurel (octobre 1864) Ce pretre, arrivd de France l’annee precedente et nomme temporairement vicaire k Fitzroy et aux Allumettes, fut averti, pendant la retraite eccldsiastique de 1864, d’avoir k se rendre Embrun. On lui doit un presbytere, malheureusement construit dans de mauvaises conditions, et le cimetidre qui fut bemt par l’dveque le S juin 1865. M. Maurel quitta le diocese le 18 mat
A la date de 1865, Mgr. constatait que la population d’Embrun dtait ddjd. nombreuse. “ Malheureusement, ajoutait-il, ces braves gens s’abandonnent k la boisson et se font exploiter par des marchands protestants.”
En 1868, il constate que sans avoir beaucoup augmente en nombre, la population s’est considerablement fortifiee au point de vue de la culture et qu’elle commence k prosperer. Il deplore aussi l’6tat de ddlabrement de l’dglise et du presbytere. Ce dernier est restaurd, mais il juge qu’au lieu de ddpenser de 1 argent k rdparer l’dglise il vaut mieux songer k en construire une autre en en pierre dans un avenir non dloignd. Cette construction d une dglise en pierre le prdoccupa jusqu’h. la fin. Il en reparle souvent et demande (16 juin 1871) que lorsqu on la batira, elle n ait pas moins de cent pieds sur cinquante. A cette dpoque, Saint-Jacques d’Embrun comptait deux cent treize families.
Aprds le ddpart de M. Maurel, la mission resta un an et demi sans curd. Elle fut desservie pendant ce temps par MM. O. J.
Boucher, Dandurand et Lombard. Enfin, M. Agnel y fut nomine (ier d^cembre 1867-ier octobre 1868). Pendant son court sdjour k Embrun, ce pretre restaura le presbytere. Son successeur, M. L. Francoeur (6 novembre 1868-mars 1871) fit les galeries de l’6glise. M. Jacob Guay, qui vint aprfes (4 mars 1871-septembre 1873) s’employa k faire sig'ner des billets pour commencer prochainement la construction d’un nouveau temple en pierre. II eut pour remplaqant M. C. Guillaume (1875-1885.
SAINT-JOSEPH D’ORLbANS.
Le premier pretre residant de Saint-Joseph d’Orldans fut un jeune franqais, M. Chaine. Vicaire desservant de ce poste qu’il s’agissait de fonder, partir du 17 juin i860, date de son ordination, il en fut nommd definitivement cur6 le ier octobre de la meme annee. II visitait en meme temps 1’Ange-Gardien et Perkins’ Mills de l’autre cotd de l’Ottawa. Mais comme k certaines epoques de l’annee la traverse de la riviere est fort dangereuse, des que le ddpart de M. Boucher de Cumberland pour Clarence Creek l’eut eloigne de Sarsfield, Mgr. ddchargea M. Chaine de ses missions du nord de la riviere et lui donna, en compensation, Sarsfield qui resta d6sormais attach^ k Saint-Joseph (1867).
Nous trouvons dans les papiers de l’eveque d’Ottawa, la note suivante sur Saint-Joseph k la date de 1871 : “ II y a cent-dix
families dans cette mission. On y a commence une eglise en pierre de cent-quatre pieds de longueur sur quarante-quatre pieds de largeur. Les fondations sont achevdes et les ddpenses s’dlbvent k onze cents piastres.
Les travaux se poursuivirent lentement, la population n’augmentant gubre.
Le 19 novembre 1873) M. Chaine fut nommd cure de Curran et fut remplacd k Saint-Joseph par M. Sheehy. II laissait l’dglise assez avancee : les murailles dtaient achevdes depuis le mois de mai et la charpente devait etre pos6e dans le courant de l’annde.
La vente deg bancs avait produit six cents piastres, somme dnorme, quand on pense que la messe ne se disait k Saint-Joseph, qu’un dimanche sur deux. Les depenses de l’dglise s dlevaient ddjci i deux mille sept cent soixante-huit piastres. La population de la paroisse etait de cent quarante families, sans compter la mission de Sarsfield.