‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 144 sur 189 · SAINT-FRAN90IS-XAVIER DE RENFREW · texte numérisé non relu

SAINT-FRAN90IS-XAVIER DE RENFREW

Le curd de Renfrew, M. Almdras, dtant parti pour 1’ile de Cuba (aofit 1862) M. Bouvier, curd de l’Orignal, lui succeda (septembre 1862) et vint pour la seconde fois consacrer k cette mission son zdle et ses talents. II y demeura jusqu’en 1866, date d’un voyage qu’il fit en Europe, et au retour duquel on lui confia la fondation de la paroisse d’Arnprior. En 1865 (ier juillet) Mgr. lui envoya k Renfrew un vicaire dans la personne de M. Rougier jeune pretre fran^ais rdcemment ordonnd, qui devait le remplacer dans ce poste, et y passer toute sa vie.

A peine installd, M. Bouvier conqut le double plan de se construire un presbytere et d’agrandir l’dglise. L’ancien presbytere dtait dans le prolongement de la chapelle, et destine k lui etre uni, tot ou tard. On n’eut done qu’fi ddfoncer la cloison du sanctuaire et qu’fi faire les travaux intdrieurs d’amdnagement. La chapelle, dds lors, devenait assez vaste pour la population jusqu’k ce qu’on fut k meme de batir une dglise en pierre et definitive.

Le nouveau presbytdre fut elevd prds de l’ancien, dans des proportions assez vastes ; il dtait bien fini A l’interieur et fort convenable pour Pdpoque. Tous ces travaux furent terminds dans une annde (1863).

Le successseur de M. Bouvier (ier avril 1866) M. Rougier, comprit qu il ne devait plus etre question de reparations ou d agrandissement de la vieille chapelle, mais que tous ses efforts devaient avoir pour but la construction d’un temple digne de

l’avenir de Renfrew. Renfrew, en eflfet, commenpait ddji 4 prendre les allures d’une petite ville. Pour cela, en conformity d’iddes avec l’dveque, il crut bon de prendre son temps, et de voir, comme on dit, venir |es dvdnements.

Le 12 fdvrier 1871, Mgr. Guigues, en tournde pastorale dans cette paroisse, dcrivait ces lignes : ‘‘Ilya ici cent dix families. La vente des bancs s’dldve 4 quatre cent cinq piastres. On a achetd un cimetiere, un autel et un harmonium. II s’agit maintenant de constt^uire une eglise. Qu’on ne se presse point cependant ; la chapelle actuelle suffit encore. Mais quand on se ddcidera 4 batir, qu’on fasse des plans en vue de l’avenir de ce beau village. II faut une eglise de cent pieds sur cinquante. On peut ouvrir dds maintenant les listes de souscriptions.”

Le 17 fdvrier 1853, l’dveque d’Ottawa ajoutait : “ La vente des bancs est montee 4 six cents piastres. Ce village s’est accru de quinze families, sans compter les polonais. Nous calculons que l’eglise coutera treize mille piastres, dont dix mille pour la batisse et trois mille pour l’intdrieur. Nos ressources sont les suivante : souscriptions, trois mille piastres ; chantiers, mille piastres ; bazars, trois mille six cents piastres ; revenus de l’dglise jusqu’en 1875, deux mille piastres. Bref, grice k l’habiletd de M. Rougier, on peut compter que l’dglise sera presque toute payde argent comptant.”

Cette meme annde 1873, le contrat fut donnd et les travaux mends avec tant de vigueur qu’ils furent promptement terminds. L’dglise de Renfrew, lorsqu’elle fut construite, dtait certainement une des plus belles du diocdse, et faisait grand honneur k M. Rougier.

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