‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 151 sur 189 · SAINTE-MARIE DE BRUDENELL · texte numérisé non relu

SAINTE-MARIE DE BRUDENELL

La paroisse de Brudenell ddpendit d’abord d’Eganville. En i860 M. Byrne y commen9a la construction d’une petite chapelle en bois fort convenable, pour les colons qui s’etablissaient en grand nombre sur l’Opeongo Road. Mgr. Guig-ues tout en la trouvant belle, regrettait qu’elle ne fut pas plus grande, elle n’avait que quarante pieds sur trente, car il augurait bien de cette nouvelle mission qui comptait dejfi cent dix-neuf families. Un terrain de cinquante arpents y etait attache.

, VerS la fin de i862> un Pretre irlandais, M. Patrick Codev recemment arrive de son pays, fut envoye 4 Eganville en double quality de vicaire de M. Byrne et de desservant de Brudenell et des pays environnants. Il partit pour les Etats-Unis en 1867. M. Byrne avait comment 4 bdtir sur la route de Sebastopol nn presbytere qui ne fut neanmoins terming que plus tard.

Apnbs le depart de M. Codey, M. James McCormac, recemment arrive d’lrlande et demeurant chez son frere, M. John McGormac, cure du Mount Saint-Patrick, fut nomme (rer novemre 1 7) cure residant de Brudenell avec mission d’etablir cette

paroisse sur des bases solides. Son premier soin fut de terminer et d’am6nager le presbyt&re, puis il s’occupa de pourvoir au culte d’une fapon digne de l’avenir auquel ce canton semblait avoir le droit de pretendre. L’ancienne chapelle dtait mal sltuee, trop petite et ne valait pas la peine d’etre agrandie. M. McCormac en fit done rdsolument le sacrifice. II acheta, de l’autre cotd du chemin, un arpent de terre et e’est lk qu’il se resolut k batir une grande et belle eglise en pierre. Le travail comment en 1868 et l’edifice fut benit solennellement par Mgr. Guigues au cours de sa visite pastorale de 1871. II avait quatre-vingt-cinq pieds de. long sur quarante de large et dtait flanquS de deux petites sacristies.

Le prix de cette construction (quatre mille deux cent douze piastres) etait bien un peu fort pour ces missions commenpantes, mais le vaillant M. McCormac obtint la permission de queter dans les chantiers, lesquels repondirent gdmkeusement k son appel. Ils lui avaient dejk donn6, en fdvrier 1871, la somme considerable de neuf cent vingt-huit piastres. Brudenell, Sebastopol et les environs progressaient rapidement. On y comptait, en 1871, deux centtrente families, dont cent soixante-cinq pour Brudenell etsoixantecinq pour Sebastopol.

■ A huit milles environ de Brudenell, l’agent des terres de l’Opeongo Road, M. T. P. French, avait dlevd pour les catholiques auxquels il concedait des lots, une petite chapelle en bois. II parai que, k cause de certaines disputes qui furent soulev^es k son sujet,

elle ne fut jamais livrde au culte.

' En revanche, non loin delk, au Clontarf’s settlement, la messe fut dite pendant quelque temps dans une auberge (1864). Le gouvernement avait bien conc6d6 un terrain, on avait meme comment une petite chapelle, mais la Pauvret6 et le petit nombre de colons avaient empechd de la terminer. Le Clontarfs settlement fait partie

de la mission de Sebastopol.

M. James McCormac plapa successivement deux cloches dans son eglise.

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