‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 161 sur 189 · SAINTE-ANNE DU GRAND CALUMET · texte numérisé non relu

SAINTE-ANNE DU GRAND CALUMET

Nous avons laissfi en i860, le Rev. M. Ouellet aux prises avec les difficult^ de la construction d’une grande 6glise. Pendant sept ans il se debattit inutilement contre l’obstacle invincible de l’indiff^rence de ses paroissiens. Dans chaque visite pastorale Mgr. Guigues ne manquait pas de t6moigner le chagrin que lui faisait fiprouver l’attitude d’une mission si ancienne et d£j4 florissante. En 1862 les travaux avaient 6td interrompus. En 1864 et en 1865 les temps dtaient trop durs pour qu’on put rien faire. En 1867, l’ancienne 6glise s’^croulait et l’on se croyait incapable d’en faire une nouvelle.

Dans ces conjectures desesp^rdes, M. Ouellet prit un grand parti (f6vrier 1869). II offrit k la paroisse de lui preter huit cent louis sans interets. Cette gendrosite vint 4 bout de tous les obstacles. Les travaux recommenc&rent au printemps, et, le 23 septembre 1869, Mgr. Guigues fit enfin la benediction solennelle de cette eglise, qui fut consideree longtemps comme une des plus belles du diocese.

Ce ne fut toutefois que deux ans plus tard (en 1871) qu’elle fut compietement terminee k l’interieur. Elle avait coute cinq mille six cent cinquante-cinq piastres. Mgr. Guignes dedda que chaque annee trois cents piastres seraient prdlevds sur la vente des bancs pour rembourser par amortissement le ddvoud M. Ouellet.

SAINTE-IiLISABETH DE VINTON.

Nous savons peu de choses sur l’histoire de Vinton qui etait toujours desservie du Calumet. En 1863, Mgr. Guigues constate un accroissement lent mais regulier dans la population. En 1865, il signale les travaux considerables effectues dans la chapelle et l’achat d’une cloche. Le 19 fevrier 1869, il compte quatre-vingtdix families h Vinton. Comme les habitants demandaient instamment un curd residant, Mgr. leur en promet un pour l’ann^e suivante k la condition que d6s maintenant ils fassent des fondations en pierre k la chapelle et l’allongent de trente pieds, et que l’annee suivante ils construisent un presbytere. Il leur promet lui-meme deux cents piastres. Il pense que cette petite mission, unie avec Leslie et aidee par la quete des chantiers, sera de force k entretenir un pretre. Il avait songe autrefois k transformer la chapelle en presbytere. Il croit maintenant qu’il est d’une economic mieux entendue d’en construire un de toute piece. La chapelle, agrandie et r^par^e, sera bonne encore pour vingt ans.

Le presbytere, toutefois, ne se b&tit point si vite que Mgr. esp6rait, car nous voyons qu’en 1871 il accorde de nouveau l’autorisation de le construire et que lors de la premiere visite de Mgr. Duhamel en 1875, il n’dtait point fait encore. On attendait naturellement pour leur envoyer un pretre que les habitants eussent donne des preuves effectives de leur bonne volonte.

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