SAINT- ANTOINE DE PERKINS’ MILLS
ONSIEUR Chaine, curd de Saint-Joseph d’Orldans, desservit la misssion de Perkins’ Mills jusqu’en 1867, malgrd les dangers que faisaient courir, k certaines dpoques de l’annee, les ddbordements de la rividre.
II parvint & terminer l’intdrieur de la chapelle et k la mettre en bon etat. Aprds lui, Perkins passa successivement sous la houlette des curds de l’Ange-Gardien et de la Gatineau. Les prdtres qui desservirent cette dglise furent : M. Ovide Charbonnier, de l’Ange-Gardien, du 5 mai au 7 juillet 1867 ; M. Dusserre-Telmon, de la Pointe-Gatineau, du 8 juillet 1867 au 23 juillet 1871 ; M. Eugene Trinquier, de l’Ange-Gardien, du 24 juillet 1871 au 2 ddcembre 1873 » enfin, M. L. G. Chemin, de l’Ange-Gardien, du 7 ddcembre 1873 au 4 novembre 1874.
l’ange-gardien d’angers.
M. Chaine, curd de Saint-Joseph d’Orldans, fut chargd (17 juin i860) de la desserte des deux missions de Perkins Mills et de l’Ange-Gardien ou il allait une fois tous les mois.
Son premier soin fut de faire procdder k l’drection canonique et civile de l’Ange-Gardien (6 et 30 octobre 1861)* afin d’etre k
* On lit ailleurs 28 novembre pour la proclamation civile.
m£me de taxer les fiddles et de construire une dglise. II y avait alors cent vingt-cinq families dans cette misssion et Mgr. parlait d’y placer un prdtre rdsidant. En 1863, M. Chaine rduss.t heureusement 4 bdtir, 4 la place du village actuel, une chapelle temporaire destinde k devenir plus tard presbytdre. Mgr. Guigues, dans sa visite du 12 octobre 1864, rend aussi hommage 4 la dextdritd de ce missionnaire : “Grace 4 ^intelligence de M. Chaine, les dissensions occasionndes par la question de l’emplacement de l’dglise se sont enfin apaisees. Le service divin se fait dans une maison destinee k devenir presbytdre. Quatre arpents de terre ont dtd donnds par M. Maisonneuve et quatre autres par M. Monet. Cette mission compte actuellement cent cinquante families.”!
Deux ans plus tard, l’dveque constatait que la population n’augmentait plus 011 que les terres etaient toutes prises, mais que les fermiers se fortifiaient et devenaient plus k 1 aise.
Le 5 mai 1807, M. Ovide Charbonnier, pretre franqais, remplaqa temporairement M. Chaine, parti pour un voyage en Europe et desservit l’Ange-Gardien jusqu’au 7 juillet suivant. II rdsida, croyons-nous, dans cette mission et constata qu elle n dtait pas prdte encore k soutenir un pretre. Apres son depart, 1 Ange- Gardien n’eut plus de missionnaire attitre. M. Chaine qui etait charge maintenant de la desserte de Sarsfield, sarrangeait a\ ec M. Jouvent, de Buckingham, pour visiter, de temps en temps, l’Ange-Gardien. Bientot l’un et l’autre discontinuerent leurs visites et cette mission fut comme annexde k Buckingham.
Un tel etat de choses ne pouvait durer longtemps sans danger pour la religion. Le 24 juillet 1871, un jeune pretre frangais, M. Eugene Trinquier, fut nomm^ premier curd de l’Ange-Gardien. Le 2 decembre 1873, ce pretre ayant dte envoye sur le haut de la Lidvre fonder la paroisse de Notre-Dame du Laus, fut remplacd k Angers par M. L. G. Chemin (7 ddcembre 1873-4 novembre i874)-
Au mois de juin 1872, Mgr. Guigues, lors de sa visite pastorale, dcrivit sur cette paroisse les remarques suivantes : “La
f Sans doute avec Perkins. On ne dit la messe que trds peu de temps dans la chapelle de M. Mongeon.
maison actuelle est trop petite pour une 6glise. M. Trinquier erl commence une nouvelle en pierre. Elle aura quatre vingt-dix pieds de long- sur quarante-six de large et coutera quatre mille piastres. On espere qu’elle sera terminbe k la Saint-Michel. L’intdrieur se fera ensuite peu 4 peu. Les protestants vendent leurs terres.”
L’espoir de Mgr. de voir se terminer promptement l’^glise fut de^u. L’ entrepreneur avait demande un prix trop bas pour son travail, on ne jugea point k propos de le presser et les travaux trainbrent en longueur. Ce ne fut que le 5 avril 1874 que M. Chemin, del6gu6 par le Pere Dandurand, administrateur du diocese, put benir solennellement cette eglise. Elle 4tait en pierre et belle pour le temps. Les catholiques, sans etre nombreux, etaient 4 l’aise.
L’ann^e prec^dente, M. Trinquier avait achet6 et b6nit une cloche (25 septembre 1873).