‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 42 sur 189 · RECENSEMENT OFFICIEL DE · texte numérisé non relu

RECENSEMENT OFFICIEL DE

Comtes.

Cana¬

diens.

Irlandais

et

autres.

Total

catholique.

Pro¬

testants.

Population

totale.

Prescott . .

Russell .

Carleton . .

Bytown (ville de). . . .

N. Lauark. ... .

Renfrew .

Ottawa . .

Nous n’avons pas trouvd les chiffres de la population de la partie du comte d’Argenteuil actuel, appartenant au diocese. Ce comte n’existait point alors. Etait— il confondu 'avec celui d’Ottawa? Nous l’ignorons. S’il en dtait separe, il faudrait ajouter les quelques quinze cents catholiques de la mission de Grenville. D’autre part, les chiffres que nous donnons pour N. Lanark sont exagdrds, le diocese ne comprenant pas tout le comte.

Les chiffres de ce recensement, le premier qui s’occupe des divers cultes, sont fort suggestifs, et meritent d’etre etudids.

Nous voyons d’abord deux comtds : Carleton et Lanark, en grande partie peuples et etablis. Ces comtds fondds en 1820, par des colonies militaires, appartiennent aux colons de langue anglaise. Les catholiques y sont des irlandais. Les canadiens n’y prendront point pied, car les bonnes terres, toutes occupies et baties, dtaient devenues trop chores pour des commenpants. Ici la cause de la colonisation catholique est done ddfinitivement perdue ; d ce point de vue, nous n’aurons plus k nous en occuper.

On peut dire la meme chose du comte de Renfrew, qaoique 4 un moindre degrd. Beaucoup de terres restaient 4 prendre, sans doute, mais ce sont des terres de qualitd inferieure. La colonisation catholique devra pousser plus loin, dans le district du Nipissing et dans le diocese de Peterborough.

Quant aux autres comtes, quoique les catholiques fussent en retard, la lutte y 6tait encore possible. C’est cette lutte et la victoire definitive que nous aurons 4 raconter.

La ville de Bytown se trouve dans des circonstances toutes particulibres. Nous verrons les proportions des diverses population se maintenir sans changements extraordinaires. L’affiuence dans la capitale, d’un enorme personnel administratif, aux trois quarts protestant, empechefa la majorite catholique d’y obtenir la preponderance absolue, qu’elle aurait vite acquise, par le cours naturel des choses.

Qu’on nous permette maintenant de citer quelques extraits du memoire de Mgr. Guigues, malgre certaines redites qu’on y pourra rencontrer :

“ Des difficultes immenses se presentaient au nouvel eiu : i° Celle de la langue anglaise 4 laquelle il etait presque entierement etranger, tandis que la majorite de ces diocesains etaient anglais ; 20 La pauvrete du dioc4se auquel on n’avait accorde que les parties 4 peu pr4s les plus abandonnees des autres dioceses ; sans lui donner en compensation, aucune des parties les plus fortunees qui auraient pu soutenir la pauvrete des premieres ; 30 le mecontement des pretres du nouveau diocese qui ne pouvaient, qu’avec une grande peine, se voir obliges de demeurer dans des missions qui ne leur fournissaient pas meme le sufifisant pour subvenir aux ndcessites de la vie, et qui les premiers jours, vinrent me faire connaitre leur determination bien arretee de m’abandonner ; 40 la disparition subite des secours accord^s par la propagation de la foi qui seul pouvait aider 4 soutenir ces oeuvres. En sorte que l’eveque se trouvait en face des oeuvres des chantiers, des sauvages, des missions nouvelles en formation, d’une ^glise grevee de dettes, des oeuvres de toutes sortes indispensables en un nouveau diocese, sans autres fonds que ceux de la divine Provi-

vence. Heureusement il pouvait compter sur celle-ci, car elle ne manque jamais h ceux qui reclament son assistance.

“ Le nombre des pretres sdculiers est rdduit k huit. Ce nombre doit etre ndcessairement augment^, et de nouvelles limites, donnees au diocese, car plusieurs parties rest6es au diocese de Kingston ne peuvent que difficilement etre desservies par lui.

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