‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 91 sur 189 · QUYON.— SAINTE-BRIGITTE D’ONSLOW ET PONTIAC · texte numérisé non relu

QUYON.— SAINTE-BRIGITTE D’ONSLOW ET PONTIAC

Les cantons d’Onslow et de Bristol furent longtemps visits par les premiers missionnaires de l’Ottawa et, plus tard, par MM. Saint-Aubin, Lynch, McNulty et Molloy. Enfin, en 1852, le Rev. M. McFeely fut nomme curd de Fitzroy et d’Onslow. Ce pays appartenait en grande partie l’honorable John Egan, M P. bourgeois de chantier, cdlebre l’dpoque, qui cherchait h placer des colons sur ses terres. Lfi, comme partout, les protestants, plus avisds ou plus heureux, s’empardrent des bonnes places du bord de la rividre, et les catholiques se contentdrent des sables de mte-

rieur.

Le 22 avril 1846, M. Egan fit don la corporation dpiscopale, d’un lot de cens arpents sur lequel on commenga k batir une chapelle. Voici en quels termes Monseigneur Guigues s’expnmait sur Onslow, dans sa premidre visite pastorale 1849 :

“ Les deux grands chevaux de M. McDonell nous ont conduits le soir k Onslow. La famille qui nous a regus habite k trois mllles de la chapelle et k sept milles de la rividre. Environ 70 families irlandaises sont dtablies dans ce canton qui se peuple rapidement. La terre n’est point de premidre qualitd, mais elle est unie, et j espdre que ce canton pourra former lui seul une mission. M. Egan nous a fait un don de cent arpents de terre et de vingt louis pour la chapelle. Celle-ci n’est point encore terminde, pour deux motifs : parce que les gens n’en ont gudre les moyens, et surtout parce qu’ils la trouvent mal situde. Je leur ai dit de ne point pen-

* Cette donation fut, dans la suite, partiellement rdvoqude, car dans l'acte qui s’en fit, longtemps aprds, il n’est plus fait mention que d un arpent. En 1882 le Rdv. M. Brunet dut acheter pour le cimetidre un autre arpent, d un certain Thomas Elliot, a deux milles en dessous de la chapelle.

ser maintenant 4 en Clever ailleurs, ce qui leur serait impossible, mais d achever celle qui existe pour s’assurer la donation de M. Lgan. Plus tard, lorsqu’ils seront plus nombreux et plus forts, ■ Is pourront en bdtir une autre au centre du canton. Aprbs un temps trop court passed k Onslow, je me suis dirig-6 k Bytown ou 1 on m’attendait pour la Saint-Patrice. ”

M. McFeely, 4 peine nommb curb de Fitzroz et d’Onslow, se hata de terminer la chapelle dont nous venons de parler. Malheureusement, cette bglise eut le meme sort que celle de Fitzroz, elle tut incendibe le 9 aout 1854, par une bande d’orangistes qui, pendant un mois, terroriserent le pays.

M. McFeely ne se dbcouragea point. II entreprit la construction d une nouvelle chapelle, laquelle fut bbnite en 1858. Seulement, cedant au voeu de la population, il fit choix d’un emplacement plus central et plus convenable 4 tous bgards et obtint d’un M. McDonag-h, en bchange de la moitib des cent arpents de M. Fgan, la concession d’un bon lopin de terre, sur lequel furent batis la chapelle et plus tard le presbytbre.

M- McFeely n’eut point le temps d’achever son ouvrage. L’exterieur seul btait construit lorsqu’il transporta sa demeure k Pakenham. Dans ces circonstanccs les gens d’Onslow supplibrent l’bveque de leur permettre d’elever un presbytbre pour avoir un curb residant, se faisant tort de l’entretenir. Mgr. y consentit a\ec peine, car il connaissait leur pauvretb. Le presbytbre fut commencb et le R. M. McDonagh vint 4 Onslow (i860.) Cette paroisse comprenait les cantons d’Onslow 3 families, Aldfield 12 et Bristol 37. Une partie de Bristol, 40 families, restait attachbe au Portage-du-Fort. Le presbytbre fut terminb en 1863 ; mais l’bglise resta dans un si grand btat d’abandon, que le prbeieux sang y gelait pendant la messe, et que l’bvbque fut obligb, en 1863, de retirer le missionnaire, dont le successeur s’btablit k Pontiac.

Le petit village de Pontiac ou des Chats btait une mission d Onslow. Lorsque, en 1856, un certain nombre de journaliers irlandais btaient occupbs au percement du canal des Chats, M. Wright fit don de l’emplacement d’une chapelle. Grdce au zble de ces ouvriers, M. McFeely commenfa une grande bglise de 80 pieds

sur 40, qui devait sulfite longtemps aux besoins de cette local, ti. Malheureusement, les travaux du canal ayant did mterronapus p, „part des catholiques s'en allkent, et la chapelle denteura chev^e jusqu’en 1867.

M Egan avail igalcment fait don (a novembre 1852 de deux arpents de terre, dans une magnifique situation, au village na.s- VI L Onvnn. Or il arriva que par suite d'une erreur involon-

sant de Quyon. Or il arriva que par suite taire, les protestants s’emparferent d’une partie de ce terrain, pour leur dglise et leur cimetifere. Les catholiques, toutefois, n y perdirent rien, car les hdritiers de M. Egan, voulant les consoler, leur donnferent en compensation un autre terrain dans un site au moms aussi beau que le premier.

Ce village, admirablement place sur l’Ottawa, a grandi et est devenu dans le cours des anmks, la residence du pr£tre catholique qui se trouve ainsi k la portde de Pontiac, de la riviere et du che-

min de fer.

En 1861, le comt£ de Pontiac, dtant cree, parut pour la premiere fois dans le recensement que nous donnons ci-dessous :

Canadiens.

Irlandais

catholiques.

Total

catholiques.

Protestants.

Population.

totale.

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