SAINT-GREGOIRE DE VANKLEEK-HILL
Les catholiques de cette localité, désirant avoir la messe une fois par mois, comme on le leur avait promis, achetèrent en 1862,
trois quarts d’arpents entre deux rues et y bâtirent une maison. ‘Cette maison, disait Mgr. Guigues est jolie, tout en pierres, même en pierres de taille sur la façade ; malheureusement elle a coûté fort cher et est peu solide. Les habitants de Vankieek-Hill ont l’intention de construire prochainement une église afin d’avoir un prêtre résidant. Le pourront-ils? En attendant c'est dans la maison qu’on dit la messe.”
On comptait, en 1863, soixante-dix familles à la Côte.* L’évêque d'Ottawa considérait ce village comme une place d’avenir, Aussi ordonna-t-il que l’église qu’on y ferait eût quatre-vingts pieds de longueur sur une largeur de quarante. Pour donner une idée de la générosité de certains catholiques de cette mission il suffit de rapporter que les huit cent soixante-quatorze piastres que coûta le presbytère furent payées par vingt-quatre citoyens.
M. Brunet y allait régulièrement une fois par mois, Malheureusement les protestants y dominaient, ce qui était pour les catholiques une cause de grands dangers, et ce qui rendait nécessaire la présence d’un prêtre résidant. Mgr. Guigues constatait déjà d’heureux changements dans l'esprit public, produits par les visites mensuelles du missionnaire.
La note de la visite pastorale du 20 juin 1873 est significative : ‘“ La population de cette mission, une fois organisée, sera de deux cents familles. La vente des bancs a produit cent quatre-vingt piastres. Tout prospère et s'améliore. Il est grandement temps de donner un prêtre à ces bonnes gens. Ils sont à neuf milles de la plus proche des trois paroisses environnantes. Ils possèdent en caisse sept cent vingt piastres, la souscription s'élève à neuf centquarante-six piastres. Je leur promets qu’aussitôt l’église construite, ils auront un prêtre.”