‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa [microforme] (volume 3)Chapitre 201 sur 275 · SAINTE-FÉLICITÉ DE CLARENCE-CREEK · texte numérisé non relu

SAINTE-FÉLICITÉ DE CLARENCE-CREEK

Clarence-Creek voyait sa population augmenter rapidement. En 1865, Mgr. Guigues comptait déjà dans cette mission deux

cents familles, toutes canadiennes, et lui prédisait un brillant

avenir. La chapelle était devenue beaucoup trop petite, et les fidèles étaient unanimes à demander la construction d’une belle église en pierre de cent pieds de longueur. Malheureusement, on se disputait comme toujours sur le choix du site. Mgr. tint donc

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une assemblée, et après avoir exposé au peuple les raisons qui .militaient pour le maintien de l'emplacement actuel, à savoir : <$ 1° la propriété d’un terrain de huit arpents ; 2° la situation du É cimetière ; 3° le réseau déjà ouvert des chemins aboutissant à ce point ; 4° le titre de possession antérieure ; 5° l'avantage de bâtir sur un rocher élevé qui fournissait des fondations naturelles et des 3 matériaux en abondance ; enfin 6° la facilité de pouvoir transformer en presbytère la chapelle actuelle, il régla définitivement que la nouvelle église serait élevée à la place même de l'ancienne. ‘4 Et maintenant, écrivait le prélat, avec une mélancolique philosox. phie, l'église peut être finie dans deux ans, si tous sont d'accord. à Mais le seront-ils ?”

C'est sur ces entrefaites que M. Boucher, à la suite de l’incen- Ê die de Cumberland, s'établit à Clarence-Creek qui devint ainsi le à centre de la mission. Il s’occupa dès lors activement à faire un presbytère et à préparer les voies à la construction de l’église.

Dans sa visite du 29 juin 1868, Mgr. constata que le presbytère et ses dépendances étaient achevés et avaient coûté la somme de huit cent quatre-vingt-onze piastres, et que les premiers travaux de l’église étaient assez avancés. Il voulut même profiter de son

assage pour bénir la première pierre de cet édifice, le 28 juin.

k Les travaux se poursuivirentavec une telle rapidité que, le 15 décembre de la même année, l'évêque d'Ottawa revenait faire la bénédiction du nouveau temple, et donnait dans l'acte même de la

| bénédiction, un témoignage de sa satisfaction aux fidèles et au 2 pasteur dont le zèle avait accompli cette merveille. L'église avait quatre-vingt pieds de long et quarante-cinq de large. La paroisse comptait deux cent cinquante familles. L'acte est signé d’un certain nombre de prêtres dont voici les noms : A. Pallier, A. Brunet, Joseph-Thomas Duhamel, H. X. Chouinard, Séraphin Philip, J. L. Francœur, O. J. Boucher, Père Bertrand.

Le 15 janvier 1871, eut lieu la bénédiction d’une belle cloche achetée par souscriptions.

Enfin, dans sa dernière visite (juin 1873) Mgr. Guigues faisait les observations suivantes : ‘‘Cette belle paroïsse compte trois cent cinquante familles, il serait bien temps d'agrandir l'église et de terminer les travaux intérieurs.”

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Pour donner une idée des travaux des missionnaires de cette époque, il suffit de dire que M. Boucher, intrépide marcheur, avaïit la coutume de célébrer la fête de Noël dans toutes ses missions. L'absence de routes rendant impossible l'usage de voitures il partait, en raquettes, à travers bois, de Clarence, après la messe de minuit et allait dire la messe du jour à Sarsfield, à neuf milles de distance.

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