NOTRE-DAME DU MONT CARMEL DE LA PASSE OU GOWER POINT
M. de Saunhac, premier curé de La Passe, demeura dans cette mission, du 3 octobre 1858 jusqu’au 17 octobre 1864, époque de son transfert dans la nouvelle paroisse de Thurso. M. Boucher, curé de Pembroke, fut alors chargé provisoirement d’aller visiter les malades de la Passe. Mais les habitants inquiets et craignant d’avoir mécontenté l’évêque, à causes de certaines difficultés qu’ils avaient eues avec leur pasteur, lui envoyèrent, 19 novembre, une requête, le suppliant de leur donner un nouveau curé résidant, et se faisant forts de lui assurer une souscription de cent six louis. Mgr. Guigues leur répondit qu’il manquait de prêtres pour le moment, mais qu’il tenait bonne note de lèur demande.
Quelques mois plus tard, en effet, 3 mai 1665, M. Ginguet curé de la Pointe-Gatineau, fut nommé curé de la Passe.
* Les deux arpents du cimetière ayant, par oubli sans doute, été omis dans le testament de M. MacDonnell, ne furent point livrés : on dut les acheter.
+ Nous tenons à avertir encore une fois le lecteur que nos citations des notes que nous trouvons dans les archives ne sont pas textuelles. Dans le cas actuel nous avons abrégé un document assez diffus et nous l'avons complété avec une seconde note qui, autrement, eut fait double emploi ; c'était le seul moyen d'utiliser des vapiers écrits à la hâte et sans arrière-pensée littéraire,
M. Ginguet agrandit la chapelle et en tourna la façade sur le chemin, ce qui lui donna un bien meilleur aspect, puis il finit complètement le presbytère et cultiva les dix arpents de l’église de façon à les mettre en bon rapport. Bref, en 1869, Monseigneur put écrire cette note satisfaisante: ‘‘ La mission de La Passe est enfin, grâce à Dieu, sortie des peines des commencements et peut soutenir son curé.”
En 1872 (21 février) nous trouvons une dernière observation de l’évêque sur la Passe et ses missions. ‘La Passe augmente. Qu'on économise pour y construire une grande et belle église. Comme le fort Coulonge et tout le pays de l’autre côté de l’Ottawa augmentent aussi, nous leur accordons deux missions : l’une à deux milles (Coulonge) et l’autre à vingt (Bois-Francs). M. Ginguet s’y rendra tous les deux mois et y passera huit jours chaque fois.
SAINT-PIE D'OSCEOLA.
Après le départ de M. de Saunhac, curé de la Passe (1864) la desserte d'Osceola passa à M. Byrne, missionnaire d’Eganville, qui la garda jusqu’en 1876.
Osceola était estimée par l’évêque d'Ottawa, en 1863, une mission excellente ; elle comptait déjà quatre-vingt-quinze familles. Comme un bourgeois de chantiers, M. McLaren, promettait deux arpents de terre et cinquante louis en argent si l’on voulait bâtir une nouvelle chapelle près du village, Mgr. Guigues, dont c'était depuis longtemps le désir, exhorta à cette occasion les paroiïssiens à former sans plus tarder des listes de souscriptions. Ce fut M. Byrne qui exécuta l’entreprise.
Il obtint, en 1867, que M. McLaren effectuât la donation promise. Le nouveau terrain était parfaitement situé, sur le grand chemin et à portée de toute la paroisse. L'église fut construite dans le courant des années 1868 et 1869 et bénite en 1870 par Monseigneur à son retour du concile. Elle était fort coquette quoique de petite dimensions (cinquante pieds sur trente) sans compter la sacristie) bien lambrissée à l’intérieur et complètement
finie. Elle avait coûté quatorze cents piastres. Mgr. Guigues estimait que cette bonne mission unie à celle de Douglas, était dès lors en état de soutenir un prêtre.