MISSION DE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE GOLDEN LAKE
La mission de Golden Lake, qui est composée de sauvages et de blancs est desservie à la fois par le curé d’'Eganville, et par les RR. PP. oblats qui s’occupent des sauvages. Voici en quels termes le Rév. père Nedelec, dont nous pleurons la perte, raconte l’origine de cette mission : ‘‘ Jadis les sauvages du Golden Lake, de la Bonne-Chère et de la Madawaska, se rendaient pour leurs devoirs religieux et pour la traite, au lac des Deux-Montagnes, puis au fort William.
‘Plus tard, soit négligence soit difficulté de naviguer librement dans des rivières emcombrées de billots; ils s’abstinrent, et on dût monter à eux.
‘“ Nous connaissons les voyages des premiers sulpiciens, les PP. Roupe et Bellefeuille, puis ceux des prêtres séculiers. En 1845, on donna les missions sauvages aux oblats, dont le premier,
le Père Laverlochère, du fort William, Témiscamingue, Abbitibi, Grand-Lac, etc., etc.
‘ Avant la construction eut lieu en 1872, il y avait deux ans que le service se faisait régulièrement aux indiens dans leur réserve. Le service se -tenait dans la maison du vieux capitaine Pizindawate. Le dimanche, on disait la messe dehors à cause des blancs qui venaient y assister. Les RR. PP. Lebret et Poitras les visitèrent deux ou trois fois, dans ces conditions. En 1870, le Père J. N. Nedelec prit en mains la mission. De concert avec M. Byrne d’Eganville et avec l’aide des irlandais, canadiens et sauvages on parvint péniblement à bâtir une chapelle qui est commune à tous les catholiques. Elle est bâtie sur la réserve des sauvages, et malgré les promesses formelles du gouvernement on n’a point encore d’autres titres de propriété.
‘Mgr. Duhamel y fit une première visite en automne 1874. Mgr. Lorrain une seconde l'automne de 1883.”