RECENSEMENT OFFICIEL DE
Irlandais et autres.
Cana-
Total Pro- |Population diens.
Comrés. catholique.| testants. | totale,
Prescott ,..,........ 3438 1,989 5437 5,060 10,487
688 2 986 1,884 2,870 ‘4 Carleton. ...... AIT 898 7327 8,225 15,412 23,637 4 Bytown (ville de)... 2,056 2,742 4,798 2,962 7,760 74 N. Lauark...., ARE 378 1,509 1,887 8,676 10,563 Renfrew ........... 804 2,703 3»507 5908 95415 OHAWR :..1::.:0): 6,984 7,122 14, 106 8,797 22,903
Lilo GE SRE À
Nous n'avons pas trouvé les chiffres de la popalation de la partie du comté d'Argenteuil actuel, appartenant au diocèse. Ce comté n'existait point alors. Etait--il confondu ‘avec celui d'Ottawa? Nous l’ignorons. S'il en était séparé, il faudrait ajouter les quelques quinze cents catholiques de la mission de : Grenville. D'autre part, les chiffres que nous donnons vour “4 N. Lanark sont exagérés, le diocèse ne comprenant pas tout le comté.
Les chiffres de ce recensement, le premier qui s'occupe des divers cultes, sont fort suggestifs, et méritent d’être étudiés.
Nous voyons d’abord deux comtés : Carleton et Lanark, en grande partie peuplés et établis. Ces Comtés fondés en 1820, par des colonies militaires, appartiennent aux colons de langue anglaise. Les catholiques y sont des irlandais. Les canadiens n’y prendront point pied, car les bonnes terres, toutes occupées et bâties, étaient devenues trop chères pour des commençants. Icila cause de la colonisation catholique est donc définitivement perdue ; à ce point de vue, nous n’aurons plus à nous en occuper.
On peut dire la même chose du comté de Renfrew, quoique à un moindre degré. Beaucoup de terres restaient à prendre, sans doute, mais ce sont des terres de qualité inférieure. La colonisation catholique devra pousser plus loin, dans le district du Nipissing et dans le diocèse de Peterborough.
Quant aux autres comtés, quoique les catholiques fussent en retard, la lutte y était encore possible. C'est cette lutte et la victoire définitive que nous aurons à raconter.
La ville de Bytown se trouve dans des circonstances toutes particulières. Nous verrons les proportions des diverses population se maintenir sans changements extraordinaires. L’affluence dans la capitale, d'un énorme personnel administratif, aux trois quarts protestant, empêchera la majorité catholique d’y obtenir la prépondérance absolue, qu’elle aurait vite acquise, par le cours naturel des choses.
Qu'on nous permette maintenant de citer quelques extraits du mémoire de Mgr. Guigues, malgré certaines redites qu’on y pourra rencontrer :
‘“ Des diflicultés immenses se présentaient au nouvel élu : 1° Celle de la langue anglaise à laquelle il était presque entièrement étranger, tandis que la majorité de ces diocésains étaient anglais ; 2° La pauvreté du diocèse auquel on n'avait accordé que les parties à peu près les plus abandonnées des autres diocèses ; sans lui donner en compensation, aucune des parties les plus fortunées qui auraient pu soutenir la pauvreté des premières ; 3° le mécontement des prêtres du nouveau diocèse qui ne pouvaient, qu'avec une grande peine, se voir obligés de demeurer dans des missions qui ne leur fournissaient pas même le suffisant pour subvenir aux nécessités de la vie, et qui les premiers jours, vinrent me faire connaître leur détermination bien arrêtée de m’abandonner ; 4° la disparition subite des secours accordés par la propagation de la foi qui seul pouvait aider à soutenir ces œuvres. En sorte que l'évêque se trouvait en face des œuvres des chantiers, des sauvages, des missions nouvelles en formation, d’une église grevée de dettes, des œuvres de toutes sortes indispensables en un nouveau diocèse, sans avtres fonds que ceux de la divine Provi-
vence. Heureusement il pouvait compter sur celle-ci, car elle ne manque jamais à ceux qui réclament son assistance.
‘Le nombre des prêtres séculiers est réduit à huit. Ce nombre doit être nécessairement augmenté, et de nouvelles limites, données au diocèse, car plusieurs parties restées au diocèse de Kingston ne peuvent que difficilement être desservies par lui.