EGLISE SAINT-PATRICE
La cathédrale ne pouvait plus suffire depuis longtemps à la population toujours croissante. Dès 1846, les catholiques de la haute-ville avait loué un appartement dans la maison d’un M. McCarthy,* où un prêtre de l’évêché allait chaque dimanche, leur dire la messe. En 1852, Mgr. Guigues acheta, pour la somme de douze cents piastres, une petite église méthodiste, rue Sparks, No 258, dans laquelle il fit des réparations, qu'il bénit et livra au culte le 31 mai 1852, sous le patronage de saint André.f Les prêtres de l'évêché continuèrent à desservir cette chapelle jusqu’en 1855, époque à laquelle elle fut érigée en paroïsse séparée et confiée au P. Dawson.f -Ce bon père agrandit l’église, acheta un orgue et des ornements, mais comme le digne homme se distinguait beaucoup plus par ses talents littéraires que par ses qualités d’administrateur, il ne tarda pas à s’embarrasser dans de telles difficultés financières qu’il fut obligé de renoncer à un fardeau trop lourd pour ses épaules. (11 août 1861). $
Les Oblats reprirent alors la desserte de cette paroisse.
* Rue Sparks, 401. Cette maison est aujourd'hui occupée par M. Landreville, voiturier.
+ Cette petite église en pierre est aujourd'hui détruite. Elle était située dans un terrain vague, entre le bureau de Thackray et Cie et le magasin de M. Parker, teinturier, rue Sparks, 260.
Ÿ Æneas MacDonell Dawson, né en Ecosse le 13 juillet 18..., fit une partie de son éducation en France. Chapelain du couvent de Sainte-Marguerite d'Edinbourg en 1842. Arrivé au Canada en 1854. Curé de Saint-André d'Ottawa en 1855, d'Osgoode en 1870. Retiré en 1879. Mort à Ottawa en janvier 1895. Ecrivain distingué. (Rép. Gén. du clergé.)
$ Le premier acte que nous trouvons dans les registres de la paroisse Saint-Patrice est le baptême de Michael, fils de Michael Reddie et de May Wynne, signé Æneac Dawson, 16 décembre 1855.