‹ Histoire de la province ecclesiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 4)Chapitre 171 sur 193 · SAINT-ETIENNE DE CHELSEA · texte numérisé non relu

SAINT-ETIENNE DE CHELSEA

M. McGoey était, en 1860, curé de Chelsea ; il y demeura jusqu'en 1869, époque de sa translation à Cantley, et fut remplacé par M. McGowan, qui venait de Dawson, 10 décembre 1869. M. McGowan étant parti au printemps de 1873, pour les Etats-Unis, M. Michel, d'Aylmer, administra alors temporairement Chelsea, par son vicaire M. Rivet, jusqu'à l'arrivée de M. Sholloe le 18 novembre 1873. ^^ dernier fut nommé l'année suivante, 12 août, curé de Shenboro, et eut pour successeur à Chelsea, 29 septembre 1874, un prêtre de Kingston, M. James Foley, lequel y demeura jusqu'en 1880.

Cette petite et heureuse paroisse n'a point d'histoire. Dès l'année 1861, Mgr. Guigues pensait à lui enlever sa mission de Cantley, non pas certes à cause de la trop grande population, mais à cause des grandes difficultés que le cours torrentiel de la Gatineau opposait à un service efficace des deux missions par un seul prêtre.

Cette séparation s'effectua en 1869, et M. McGoey fut mis à la tête de la nouvelle paroisse. Chelsea restait avec quatre-vingtcinq familles seulement. C'était bien peu pour faire vivre un prêtre. Heureusement les moulins de Gilmour, sur la Gatineau, en pleine activité, employaient un grand nombre d'ouvriers canadiens et quelques irlandais qui donnaient au prêtre cent piastres de support. C'est ainsi qu'il parvenait à subsister. Chelsea comptait alors plusieurs écoles.

La première école établie dans le pays date, parait-il, de 1840; elle était protestante. Cinq ans plus tard, les catholiques, devenus plus nombreux, obtinrent qu'elle fût transformée en école neutre. Bientôt, la bâtisse ayant été dévoré par les flammes, les catholiques se mirent immédiatement à en construire une autre qui fut exclusivement à eux. Cette seconde école était à peine achevée que le feu y fut mis pendant la nuit. Enfin grâce à la générosité d'un petit nombre de citoyens, un troisième bâtiment fut élevé ; et depuis, l'école n'a jamais cessé d'exister. Seulement, à la place de la vieille cabane en troncs d'arbres d'autrelois, on admire maintenant à Chelsea une belle maison parfaitement aménagé et digne, en tout, du titre d'école modèle.

Vers 1850, deux autres écoles furent établies, l'une à la tête du lac Meach, et l'autre dans le HoUow. Trois autres ont été fondées plus récemment.

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