‹ Histoire de la province ecclesiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 4)Chapitre 69 sur 193 · SAINTE-CATHERINE DE METCALF · texte numérisé non relu

SAINTE-CATHERINE DE METCALF

Cette mission, appelée autrefois Osgoode, date de 1840. A cette époque, un M. Alexander McDonell fit don à la corporation épiscopale, d'un terrain de 4 arpents, sur lesquels on construisit une chapelle. Mais elle était mal située, loin du centre des catholiques. Aussi le Père Déléage persuada-t-il aisément aux fidèles d'acheter, dans le village même de Metcalf, un arpent de terre pour y bâtir une nouvelle église. En attendant il disait la messe dans la maison d'école. Malheureusement, ce statu qiio dura plusieurs années, car, malgré les efforts des missionnaires, la négligence des syndics pour réunir l'argent nécessaire pour commencer les travaux, retarda longtemps l'entreprise. Ce ne fut qu'en 1858, qu'ils se mirent résolument à l'œuvre. Alors le Père O'Boyle, faillit, à son tour, faire échouer leurs projets. Il voulait qu'on revint à l'ancienne chapelle, et l'on dut recourir, en faveur de Metcalf, à l'intervention personnelle de Mgr. Guignes (5 février 1859). Enfin les travaux reprirent et l'église fut bénite solennellement, le 15 janvier ,1860. Le Père Molloy fit le sermon de circonstance. L'église de Metcalf, longue de 60 pieds et large de 36, était simple, mais élégante et fort convenable pour cette petite

mission qui ne comptait, avec Montagne, que 82 familles. L'année suivante, un clocher fut élevé.

Metcalf a toujours passé pour animé d'un bon esprit chrétien.

SAINT-JEAN l'ÉVANGELISTE DE DAWSON.

Cette paroisse, qui porta long-temps le nom de Prescott Road, fut fondée par les pères oblats. Le 2 août 1854, jour du départ du père Pallier, Mgr. Guigues vint en personne, choisir l'emplacement des deux chapelles de Dawson et de Manotic. On tarda, toutefois, plusieurs années, avant de commencer les travaux, et ce ne fut que le 10 juin 1868, que l'évêque bénit solennellement les deux églises. Elles sont en bois. Celle de Dawson a 60 pieds de long sur 30 de large, et se trouve placée au milieu d'une solitude. Quatre arpents de terre, dont trois étaient donnés par M. McEvoy et un par son oncle, y étaient atttachés. On comptait alors à Dawson 65 familles de fermiers à l'aise. Mgr. Guigues voyant la bonne volonté des habitants, leur promit de leur donner un prêtre résidant, s'ils voulaient construire un presbytère en pierre. Cette proposition ravit le cœur des catholiques, qui se mirent immédiatement à l'ouvrage et qui terminèrent, dans l'été de 1859, un beau presbytère de 36 pieds sur 26, auquel on a ajouté, depuis, une vaste cuisine en bois. L'évêque tint parole, et dès 1860, le père O'Boyle, qui travaillait depuis cinq ans dans le pays, fut nommé curé de Dawson. Le premier acte conservé dans les registres de la nouvelle paroisse est le baptême d'un enfant, Catherine Johnson (12 octobre 1860) signé Thomas O'Boyle.

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