‹ Histoire de la province ecclesiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 4)Chapitre 83 sur 193 · SAINT-FRANÇOIS-XAVIER DE RENFREW · texte numérisé non relu

SAINT-FRANÇOIS-XAVIER DE RENFREW

La petite ville de Renfrew, qui compte aujourd'hui trois mille âmes, date de l'année 1840, et a pour origine les scieries que l'on construisit à cette époque sur la rivière Bonne-Chère qui l'arrose. Les terres étaient bonnes aux environs, la colonisation s'y porta ; l'hôtel et la maison de forge, compagnons inséparables du moulin, formèrent le noyau du nouveau village.

Vers 1844, M. McNulty bâtit à Renfrew une petite chapelle en bois qui servit au culte, d'une façon telle quelle, pendant son administration.

En 1849, lors de la première visite de Mgr. Guignes, la chapelle était en si mauvais état qu'il fut obligé de dire la messe au village, dans la maison de M. Plante. Les notes des visites pastorales de 1852 et de 1853 sont significatives.

" 1852. 45 familles à l'église de Renfrew. Les habitants ont fait des efforts pour rendre cette chapelle convenable, depuis l'an dernier. C'est la seule où j'ai pu dire décemment la messe. Le village est déjà considérable. Ce serait une bonne place pour un missionnaire." M. Bouvier y fut nommé. Les fruits de cette nomination ne tardèrent point à paraître, comme en témoignent les notes de l'année suivante : '* 1853. Grand changement à Renfrew. Presbytère terminé, clocher fini, église mise en bon état. Tout cela parle en faveur du peuple, et surtout de M. Bouvier, qui a dépensé ;^8o de ses économies, et ;^40 quêtes aux voyageurs sur les cages. Les catholiques sont ici plus pauvres qu'ailleurs, mais comme il ne fut pas laisser tous les villages aux protestants, nous y maintiendrons un prêtre."

En mars 1854. le Rév. M. Bouvier, nommé à la mission du Portage-du-Fort, fut remplacé à Renfrew par un jeune irlandais qui venait de Grenville, le Rév, M. Byrne, dont la vie toute entière s'est écoulée dans cette partie du diocèse. Le presbytère dont parlait Mgr. Guignes, n'était qu'un prolongement de l'église, destiné à l'agrandir plus tard. M. Byrne obtint de M. Plante un terrain d'un demi arpent en arrière du jardin du presbytère, et sur une petite élévation, dans l'intention de le réserver pour les besoins futurs.

Nous trouvons dans les notes de visite de janvier 1858, la remarque suivante : " Chapelle de 40 pieds sur 30, propre, mais trop petite. La sacristie et le presbytère devront être défoncés pour l'agrandir de 20 pieds. La cuisine actuelle servira de sacristie. Il y a 80 familles, dont plusieurs sont à l'aise. J'ai fortement exhorté les paroissiens à bâtir un presbytère en pierre ; et l'on va ouvrir des souscriptions. Le cimetière, à trois milles, n'est ni clôturé ni bénit."

Conformément aux vœux de l'évêque d'Ottawa, on se mit en mouvement pour commencer le-> travaux. M. Aimeras, le nouveau curé (octobre 1859) obtint d'un généreux citoyen, M. McDougall, la donation de quatre arpents de terre situés dans lé village, mais ce ne fut que son successeur, M. Bouvier de retour de l'Orignal, qui bâtit le nouveau presbytère.

Cependant, Renfrew croissait et prdspérait. Dès l'hiver de 1861, Mgr. Guigues proclamait cette mission une des meilleures du diocèse. Les bancs s'y vendaient 112 piastres, et 195 familles avaient souscrit povir le support du prêtre.

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