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que le g'ouvernement retira définitivement k cette maison l'allocation annuelle qu'il lui faisait. Elle n'avait jamais dépassé deux mille cent piastres et le collège, tout en regrettant cette ressource, eut du moins, la consolation d'être débarrassé d'un contrôle et d'une tutelle qui n'étaient pas sans inconvénients.
L'essor de la nouvelle université n'en fut point enrayé. L'aile déjà existante fut prolongée, puis une nouvelle aile, celle qui forme actuellement le centre de l'édifice, fut bâtie. Une ferme fut achetée sur le bord du Rideau ; les élèves y allaient en promenade. On y a construit depuis le magnifique scholasticat des Pères Oblats.
Nous trouvons en 1867, dans la liste des professeurs du collège, les noms des PP. Lemoyne, Kavanagh, Mourier, Génin, O'Riordan et Chaborel. Ce dernier est le seul qui y soit resté jusqu'à nos jours.
En 1868, deux nouveaux venus, les PP. Lepers et Froc sont inscrits dans les registres du personnel enseignant. Le père Froc n'a plus depuis quitté le collège.
En 1869 les PP. Pallier, Lecomte, Poitras, Dazé, Durocher et Balland y font leur apparition. Un peu plus tard, les PP. Bennett, Paquin et Nolin leur sont adjoints.
A partir de 1874, l'enseignement au collège d'Ottawa subit une complète transformation et le plan anglais y fut adopté. Le français, toutefois, n'y est point négligé et l'on peut dire que ce régime du dualisme des langues y est pratiqué largemement comme dans le gouvernement du pays. Ce changement était imposé par des nécessités locales qu'on ne pouvait plus longtemps méconnaître sans mettre en question l'existence même de l'œuvre. Les élèves américains commencèrent dès lors à affluer à Ottawa.
Le père Tabaret sentit, en 1874, le besoin d'un peu de repos. Il demanda à ne garder, pendant un triennat, que la charge de directeur des élèves, et la direction générale de la maison fut donnée au Rév. Père Pallier. Sous le supériorat de celui-ci, le collège s'enrichit de nouveaux professeurs : Les PP. Smith, Saint- Laurent, Harnois et Paradis.
Au commencement de cette même année 1874, le collège perdait dans la personne de Mgr, Guignes son fondateur et un cons-
tant protecteur. Il eut du moins la consolation de voir un de ses anciens élèves (Mgr. Duhamel) lui succéder sur le siège épiscopal d'Ottawa, et chacun sait quelle paternelle bienveillance le nouvel évêque témoigne k son université.