‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 5)Chapitre 134 sur 199 · SAINT-BERNARD DE FOURNIER · texte numérisé non relu

SAINT-BERNARD DE FOURNIER

Nous avons raconté, dans un chapitre précédent, les généreux efforts d'un citoyen de cette mission, M. Lemieux. Son zèle ne se

ralentit point avec le temps. En 1864, il construisit un presbytère, fort pauvre d'ailleurs, et fit lui-même toutes les avances nécessaires, jusqu'à ce que la mission fût en moyens de lui rembourser ses frais. Quatre ans plus tard, son ami, M. Paxton, étant sur son lit de mort, M. Lemieux lui persuada de léguer vingt-cinq arpents de terre à l'ég-lise, ce qui devait lournir des revenus considérables au curé. Dès cette époque commença à s'agiter la question de bâtir une grande église en pierre, mais les difficultés de pouvoir s'entendre sur le local à choisir fit remettre à plus tard cette entreprise importante. La colonisation faisait de grands progrès dans cette partie du comté. En juillet 1868, Mgr. Guigues constatait la présence de trente nouvelles familles. Le 8 juillet 1873, il constatait encore l'établissement d'autant de nouveaux colons.

La mission de Saint-Bernard de Fournier fut détachée de Curran, pour devenir une paroisse séparée, en août 1866.

C'est sans doute pour la desservir que M. McCormac fut envoyé à Curran en qualité de vicaire de M. Bertrand. Il signa les premiers actes que nous ne possédons point et érigea (15 octobre 1866) la confrérie du saint Rosaire. L'année suivante, un curé résidant, M. Séraphin Philip, jeune prêtre français, fut donné à Saint-Bernard de Fournier. Il resta jusqu'en 1875 dans cette paroisse et fut chargé en même temps de la mission de Saint- Isidore qui commençait dès lors à prendre de l'importance, et de celle de Saint-Victor d'Alfred qui grandissait plus rapidement encore. Le premier acte signé par lui dans les registres fut le baptên^e de James McCuUoch (13 avril 1867).

Dans sa visite pastorale de 1873, Mgr. Guigues constata que la chapelle en bois tombait en ruines et qu'il devenait urgent de construire une église en pierre.

SAINT-VICTOR d'aLFRED.

La belle mission de Saint- Victor d'Alfred croissait tous les iours. Dans sa visite de 1867, Mgr. l'évêque d'Ottawa trouva la chapelle agrandie et mise en un état convenable. En juillet de l'année suivante, il constata l'existence de deux cent cinquante familles et encouragea fortement les habitants à entreprendre la

construction d'une église en pierre de cent pieds de long sur cinquante de large. '

M. Philip, r.urè de Saint-Rernard de Fournier, allait, depuis 1867, dire la messe tous les g^iip^t^ jours ^ .Saînt-Virtpr- On se mit (septembre 1868) à recueillir une souscription de douze cents piastres pour entreprendre les travaux d'un presbytère et de l'église. Le presbytère fut commencé le premier (1870) et terminé l'année suivante, mais on ne le lambrissa que plus tard.

Le ministère de M. Philip à Saint- Victor prit fin en septembre 1871. A cette époque, en effet, un jeune prêtre du diocèse de Montréal, M. Lavoie, fut nommé curé résidant de la nouvelle paroisse. Son premier acte inscrit dans les registres fut le baptême de Sophie-Louise Saint-Amour, signé le 24 septembre 187 1.

M. Lavoie se hâta de terminer son presbytère et se mit résolument à l'œuvre pour la construction d'une église en pierre qui devait être une des plus belles du diocèse. En attendant, le 12 juin 1872, il faisait bénir par Mgr. Guigues une belle cloche pour la vieille chapelle.

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