‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 5)Chapitre 157 sur 199 · SAINT-MICHEL DE DOUGLAS · texte numérisé non relu

SAINT-MICHEL DE DOUGLAS

M. Byrne, curé d'Eganville depuis le départ de M. Strain (1859) desservit la mission de Douglas jusqu'en 1878.

Dès 1862, après la vente de l'ancienne terre paroissiale qu rapporta cent piastres, ce prêtre zélé se mit à construire sur les dix arpents du village, une nouvelle église en pierre. Cette église n'avait point de vastes dimensions (quarante-neuf pieds sur trentequatre) ni de belles proportions, les fenêtres étaient trop larges, mais elle était suffisante, solide, et en tout fort convenable. Elle fut bénite en 1863 par Mgr. Guigues quand il n'y avait, pour ainsi dire, que l'ouvrage extérieur d'achevé. Le reste, le clocher, enduits, bancs et mobilier, se fit peu à peu, dans les années suivantes, à la satisfaction universelle et à la grande joie de l'évêque d'Ottawa qui nourrissait toujours la pensée d'unir Douglas à Osceola pour en faire une des meilleures paroisses du diocèse. Douglas comptait, au lermars 1869, soixante-dix familles catholiques.

SAINT-JACQUES d'eGANVILLE.

M. Byrne, curé d'Eganville depuis 1859, se préparait à construire une maison, car les chambres qu'il occupait dans le fonds de l'église devaient être démolis pour l'agrandir et fournir de la place à la population toujours croissante. Dans le courant de 1867, il réussit enfin à bâtir un grand presbytère en brique, très convenable et dont l'unique défaut était de se trouver un peu éloigné de la chapelle. La chapelle, devenue plus vaste, fut garnie de nouveaux bancs et put suffire encore pour quelques années (1869).

Toutefois, en 1874, ^''^ trouva de nouveau trop petite et l'on dut lui ajouter une aile de soixante pieds sur trente-six qui en doubla la capacité. Ce ne fut point le dernier agrandissement qu'on lui fit, comme nous verrons.

Cependant, M. Byrne, depuis longtemps nourrissait un rêve, celui d'avoir à Eganville une institution religieuse qui servît en même temps de couvent et d'hôpital. Déjà, il avait établi une école séparée, mais il voulait compléter son œuvre. En 1871, il commença à faire signer ses listes de souscription. Le premier qui signa, M. James Bonfield, souscrivit pour quatre cents piastres ; les autres, chacun selon ses moyens, montrèreut une égale générosité. Au comble de ses vœux le bon prêtre donna ordre d'entreprendre les travaux, et l'édifice commencé le 25 août 1872, se trouva complété dans l'automne de l'année suivante. Il était en pierres, à trois étages, et d'une longueur de soixante pieds.

Ce magnifique couvent, une fois terminé, fut donné en propriété aux sœurs-grises d'Ottawa, qui en ont fait Un établissement modèle.

M. Byrne a eu plusieurs vicaires : MM. Codey en 1863, Dusserre en 1865, Agnel en 1867, Rivet en 1873, André en 1874 et plusieurs autres dont nous aurons occasion de parler.

Au mois de mai 1861, avait eu lieu à Eganville l'érection du premier chemin de la croix. Le cimetière catholique date du mois de février 1865.

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