NOTRE-DAME DE LOURDES DE CYRVILLE
Le Rév. M. G. M. Magnan, desservant de cette paroisse, fut nommé (29 septembre 1885) curé de Saint-Bernard de Fournier et eut pour successeur à Cyrville le Rév. M. Dacier.
M. Dacier desservit, en même temps que Cyrville, les deux missions d'Eastman's Springs et de Billing-'s Bridge. Il fut transféré (fin d'août 1887) à Saint-Malachie. C'est à cette époque que la paroisse de Cyrville fut donnée par Mgr. l'archevêque aux religieux de la compagnie de Marie.
Ces missionnaires, arrivés au pays en 1883, étaient depuis lors établis à Montfort, comté d'Argenteuil, où ils avaient fondé un vaste orphelinat. Monseigneur, qui venait de faire construire une belle église sur le chemin de Montréal, non loin du cimetière, et qui méditait d'y transporter le pèlerinage de Notre-Dame de Lourdes que la distance de Cyrville empêchait de prospérer, offrit aux Pères Maristes la nouvelle et l'ancienne église avec résidence près de la nouvelle, sur le chemin de Montréal.
Ce fut un grand chagrin pour Cyrville de perdre à la fois et son pèlerinage et son curé. Heureusement que ce fâcheux état de choses ne dura que trois années.
Au commencement du mois d'août 1887, deux Pères Maristes, les PP. Bridonneau et Joubert, vinrent donc s'installer sur le chemin de Montréal. Au mois de novembre suiv^ant, le Père Fleurance remplaça le Père Joubert et rejoignit le Père Bridonneau avec le titre de curé de la paroisse de Notre-Dame de Lourdes.
Au mois de mai 1890, le Père Fleurance ayant été rappelé en France pour le chapitre général de sa congrégation, fut nommé économe général et ne retourna plus dans le pays. Le Père Bridonneau resta donc chargé de la paroisse depuis le mois de mai jusqu'à la fin d'octobfe 1890. A cette dernière date le deuil du village de Cyrville cessa. Depuis le mois d'août, une expédition composée de deux Pères et de dix-huit frères de la compagnie de Marie était arrivée de France à la résidence du chemin de Montréal. Mais cette maison n'était qu'un pied-à-terre et leur destination ultérieure était Cyrville. On éleva donc à la hâte, sur le terrain de l'église, une vaste construction en bois attenante à l'ancien presbytère. C'est là que s'installa (fin d'octobre 1890) le scholasticat de la compagnie de Marie. La paroisse fut divisée en deux missions sous le même titre de Notre-Dame de Lourdes,
et Cyrville fut desservie par deux prêtres, les RR. PP. Charles Pondurand et Joseph Pineau, l'un supérieur et curé, l'autre professeur et vicaire.
L'année suivante (octobre 1891) le Rév. Père Pondurand retourna en Europe et fut remplacé par le Rév. Père Bridonneau. Le Père Bridonneau demeura à Cyrville où il cumulait la triple charge de curé de la paroisse, de maître des novices et de directeur du ^j scholasticat de la compagnie de Marie,
Plusieurs Pères se sont succédés à Cyrville dans les charges de professeurs et de vicaires. Voici leurs noms :
Rév. Père Ouvrard (octobre 1891).
Rév. Père Pierre Audrand (octobre 1893.)
Rév. Père Julien Leclec'h (novembre 1894).
Rév. Père H. Richard (septembre 1893).
Dans le courant de l'été 1896 (septembre) le Rév. Père Bridonneau étant allé faire une fondation au diocèse de Kingston, la maison de Cyrville fut réorganisée comme suit :
Rév. Père H. Richard, supérieur et professeur de dogme.
Rév. Père J. Leclec'h, professeur de morale.
Rév. Père Th. Ronsin, professeur de droit canon et d'écriture sainte.
Rév. Père P. Vagué, professeur de philosophie. %
La ligue du Sacré-Cœur fut établie dans la paroisse en avril 1892 par le Rév. Père Nolin, jésuite, prêcha à cette occasion une mission.
L'école séparée date de 1875. Depuis le mois de novembre 1891, elle est dirigée par les sœurs de la Sagesse qui ont construit une importante maison en face de l'église. La maison d'école actuelle eî»t bâtie sur une partie de leur terrain que ces religieuses ont cédée à la section scolaire. ^
La petite paroisse de Notre-Dame de Lourdes de Cyrville compte aujourd'hui ici familles catholiques dont 21 irlandaises.