SAINT-ALBERT DE CAMBRIDGE
Non loin d'Embrun, mais dans le canton de Cambridg-e, se trouve en effet la jolie paroisse de Saint-Albert.
Cette mission fut desservie successivement par les RR. MM. Francœur, Guay et Guillaume, curés d'Embrun, jusqu'en juillet 1878, époque à laquelle monseigneur en chargea spécialement M. Philion.
Le premier acte que nous trouvons dans les registres paroissiaux, est le baptême de Marie Page, signé le ler septembre 1878, par M. Philion, vicaire d'Embrun. Quelques jours après (27 septembre) M. Philion quittait Embrun et venait s'établir définitivement à Saint-Albert, en qualité de premier curé de la nouvelle paroisse. Tout ce qu'il y trouva fut une maison en bois destinée à servir de presbytère, mais alors emj?loyée comme chapelle, ce qui le mit dans la nécessité d'aller prendre son logement chez un M. Ant. Paquette. L'énergique curé se mit aussitôt à l'œuvre. Grâces à un système de corvées volontaires, il fit transporter sur les lieux des pierres et bâtit de solides fondements au presbytère, puis il construisit une allonge de vingt pieds qui devait servir temporairement de sanctuaire et de sacristie. Le tout fut terminé avant Noël (1878) et béni par M. Guillaume. Des bancs, au nombre de cinquante-huit, furent placés et vendus ; des ornements et toutes les choses nécessaires au culte furent acquis.
Ces premiers travaux accomplis, la maison fut aménagée à l'intérieur en deux étages, et pendant que le bas continua à servir de chapelle, le haut fut divisé en appartement pour le logement du curé (1879).
Deux chemins de croix furent érigés à cette époque, le premier (28 octobre 1881) dans la chapelle, le second (23 mars 1882) dans la sacristie.
Tous ces ouvrag-es cependant n'étaient que temporairçs, fallait songer à édifier un édifice en pierre, afin de rendre la chapelle actuelle à sa véritable destination. M. Philion réussit dans cette grande entreprise, et la nouvelle église de Saint-Albert fut construite dans le courant de l'année 1881.
Lorsque, en octobre 1882, Mgr. Duhamel fit la visite pastorale, il rendit un hommage mérité à la paroisse et à son pasteur : " Une magnifique église vient d'être construite, sans être toutefois finie à l'intérieur. L'ancienne chapelle, lambrissée de briques, a été transformée en un très beau presbytère."
SAINT-JOSEPH D'oRLEANS.
On peut dire que la paroisse de Saint-Joseph d'Orléans n'a pas d'histoire. Une cloche y fut bénite le 14 janvier 1875. ^^ ^7 septembre de la même année, le Rév. M. Philippe, curé de Fournier, succéda à M, Sheehy, envoyé à Vinton, et demeura dans la paroisse jusqu'en 1891. La population augmentait lentement et jouissait de tous les avantages et de tous les inconvénients du voisinage de la ville. Les foins qu'on cultive beaucoup à Saint- Joseph, se vendaient aisément à Ottawa, mais les fréquents voyages que faisaient les cultivateurs les portaient trop souvent à la prodigalité et à l'intempérance.
L'église resta longtemps incomplète. On y disait la messe, mais les décorations intérieures et l'ameublement faisaient défaut. Dans sa visite de septembre 1882. Mgr. Duhamel donna l'ordre d'achever l'église et de construire une sacristie, ordre qui fut exécuté, comme nous verrons.