‹ Histoire de la province ecclesiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'OttawaChapitre 99 sur 277 · ŒUVRES DIVERSES · texte numérisé non relu

ŒUVRES DIVERSES

Nous allons passer rapidement en revue les œuvres diverses, tant relig;ieuses que nationales, qui font l'orgueil des catholiques d'Ottawa.

La congrégation des jeunes gens de la rue Murray subsiste toujours ; seulement elle devrait changer de nom, car ses membres, depuis longtemps, ont passé l'âge de la jeunesse ; ce sont des hommes mûrs et d'honnêtes chrétiens obstinés dans l'amour de leur société. Leur chapelle fut bénite par monseigneur en 1887. Chaque dimanche matin, un prêtre de l'évêché y va dire la messe, et le soir il préside également aux exercices. La chapelle est toujours trop petite pour l'assistance qui s'y presse.

Les sociétés de Saint-Vincent de Paul ont heureusement progressé depuis leur séparation amicale en deux conseils, l'un de langue anglaise, l'autre de langue française.

Nous avons sous les yeux le rapport du conseil anglais d'Ottawa pour l'année 1896. Ce conseil comprend dans sa circonscription, c'est-à-dire dans le diocèse, huit conférences dont voici les noms : conférences de Sainte-Bridget, Saint-Patrick, Saint-Joseph, Saint-Patrick (junior), Saint-Mary, Pembroke, Chelsea, Almonte.

Ces conférences comptent 238 membres et ont distribué pour plus de $1700 d'aumônes.

Les conférences canadiennes rivalisent avec leurs sœurs irlandaises. Elles comptent cinq conférences : Notre-Dame,

Sainte-Anne, Sacré-Cœur, Saint-Jean-Baptiste, La Salle. Le nombre des membres dépasse 300 et ses distributions d'aumônes s'élèvent à $2000 environ.

Les sociétés catholiques de secours mutuel sont nombreuses à Ottawa ; on en a compté un instant jusqu'à sept : société Saint- Joseph, fondée le 22 mars 1863. La société Saint-Pierre. La société Saint-Thomas (7 novembre 1875). La société Saint- Antoine de Padoue (19 novembre 1885). L'union Saint-Jean- Baptiste (10 novembre 1887). Les Forestiers catholiques et le Catholic Mutual Benevolent Association.

Ces sociétés étaient trop nombreuses pour être toutes prospères ; on l'a enfin compris ; deux ont disparues et se sont fondues avec des sociétés plus puissantes. C'est ainsi que la société Saint- Thomas s'est unie à la société des Artisans de Montréal, et que la société Saint-Pierre s'est fondue avec la société Saint-Joseph.

Dans ces derniers temps la société Saint-Joseph s'est mise à faire de la propagande et a créé deux succursales, à Clarence et à Mattawa. Ces div^erses sociétés ont acquis une ancienne église protestante rue Dalhousie, Ottawa, où elles tiennent leurs réunions.

A part les sociétés de secours rnutuel, il convient de citer encore la société nationale de Saint-Jean-Baptiste qui continue, depuis 1852. à maintenir toujours chaud dans les cœurs l'amour de la patrie canadienne et de la nationalité française.

L'Institut canadien se maintient également depuis 1852. 11 a eu ses crises. Trois incendies, qui détruisirent naguère ses bâtisses, faillirent compromettre à jamais son existence. Il s'est relevé néanmoins chaque fois, et les magnifiques salles qu'il occupe rue Sussex, témoignent de sa prospérité.

Les irlandais possèdent une société analogue à l'Institut canadien, quoique moins brillamment connue : la Saint-Patrick Literary Association. Cette société possédait une vieille maison en face de la cathédrale, laquelle fut vendue dernièrement à la corporation épiscopale ; elle a établi depuis ses quartiers dans la rue Sussex.

Mais la société qui fait, à juste titre l'orgueil des irlandais et

que les canadiens leur envient, c'est la Catholic Truth Society, dont il convient de dire ici quelques mots.

La Catholic Truth Society fut organisée dans une assemblée tenue au Catholic Lycem, le 8 novembre 1891.

C'est une affiliation et comme une succursale de la société du même nom fondée à Londres, il y a plusieurs années, et reproduite en Amérique. Son but est de répandre parmi les catholiques des livres de dévotion à bon marché, de faciliter aux classes indigentes les moyens de s'instruire de la religion ; de faire connaître aux protestants la vérité de notre foi ; en un mot d'aider de toutes les manières à la diffusion de la bonne littérature.

Voici les noms des premiers officiers élus dan« la dite société, qui s'est placée, dès l'origine, sous le haut patronage de Monseigneur.

Président : Sir John Thompson, ministre de la Justice.

Vice-Président : Père Whelan, cuié de Saint-Patrick, M. Finn Bar Hayes.

Secrétaire : M. W. L. Scott.

Trésorier: J. A. McCabe, etc., etc., etc.

Cette société a répandu dans le pays une foule de tracts et de bons livres : 37,590, chiffre vraiment surprenant.

Plusieurs membres distingués de la société ont eux-mêmes composé des ouvrages de valeur, révélant ainsi de rares talents d'écrivans et d'apologistes.

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