Euphronius, témoin au testament de Lycon
138. Eustratius, métropolitain de Nicée, sous Alexis Cornnène, en 117, commentateur du 2^ livre des Analytiques seconds, et des3« et ¥ livres des Éthiques.
139. Favorinus d'Arles, que Plutarque, son contemporain et son ami, appelle un amant d'Aristote, SaijxovtwTaTo; ApicTOTÉXouç £pa(7T75;8. Il vivait sous Traj an et Adrien; ce dernier lui témoigna une grande amitié 9; il était en grand honneur parmi tous ses contemporains 10 et avait eu pour maître Dion Ghrysostome Suidas
1 Id., 61, a. 25.
2 Id., 552, b. 29.
3 Met., 988, a. 17.
Simplic, in Phijs., 39, a. m.
s Diels, p. 79 : p:6Xtov oc^ioxt/itov, dans lequel il a exposé sous forme de questions toute la science, •^ç èyw, continue Arrien, ôtatpéaewç exôV^aotxai to zr^c, y)6txîi<; oîy.Eîov. » Les trois parties étaient ; 8etop-/)Tcxbv, ôpfxr^xtxov, Tipaxxcxov, division que suit Sénèque, Ep., 89, 14.
6 Diels., Doxogr., Gr. Proleq., 81.
. 8 Symp., VIII, 10, Il lui a dédié son mémoire de Primo frigido.
9 Fabric, Bib. Gr., lll, 173. Pauly's R., Encyc, III, 440. Muller, Fragm., Hist. Gr., m, 577.
10 Particulièrement Aulu-Gelle, qui a pour lui une véritable admiration (iV. AU., II 26; III, 19; IV. 1; XIH, 25).
» Philostr., I, 8, 3.
nous le représente comme àvyjp TroXuaaOyjç xaxà Trxaav "KatSeiav, cpiXoco'x/i'otç ;j.£<7Toç, p-/jTopix7i Bs fjt-^XXov £7ciO£[j.£voç. On ne seU pas si ces deux grands ouvrages intitulés navroSaTr?) iaro^îy. et 'ATroix-rju.ov£Ù[ji.aTa que cite si fréquemment Diogène ne se rapportaient qu'à l'histoire de la philosophie. Suidas lui attribue un traité -Kepi T7]ç '0;x-<5pou cpiXoffocptaç, et Plutarque des opinions nettement péripatéticiennes, TCO nepiTrarw v£fjt,£t [ji,£pi8Qt xoo TriÔavou 7rX£tr>T7iv ^ ; Aulu-Gelle, son élève 2, nous le représente comme un académicien, et Galien comme un sceptique 2.
140. Galien Claude, le célèbre professeur de médecine, vivait dans la seconde moitié du ii« siècle. Il nous fait connaître luimême la liste de ses ouvrages, dont plusieurs concernent la philosophie d'Aristote Il partage absolument sa doctrine logique qu'il a voulu compléter, en établissant d'après les cinq modes déjà distingués par Théophraste et Eudème dans la première figure d'Aristote, une quatrième figure, comme il a ajouté une cinquième cause ^ aux quatre causes de la philosophie péripatéticienne. Né à Pergame en 131, il continua ses études philosophiques et médicales à Smyrne et à Alexandrie ; de retour dans sa patrie, où il pratiqua son art avec de brillants succès, il fut appelé à Rome par Marc-Aurèle et mourut vers 200. Sa doctrine est un éclectisme qui a pour fondement les principes d'Aristote ; car il attaque avec une égale vivacité la morale d'Épicure et le probabilisme sceptique de la nouvelle académie. Son traité de Alimentis a été traduit en latin en 1277 par Guillaume de Moerbek; un plus grand nombre, relatifs à la médecine, par le moine africain Constantin [Pierre Diacre] {de Ver. illust. Casin. Murator Rer. Ital. Script., t. VI, c. 40) et d'autres par Gérard de Crémone sous le titre : Ars Parva Galeni.
141. George de Trébizonde, 1396 -f- 1456, professeur de philosophie et de rhétorique à Venise et à Rome, a traduit et
1 Symp., Vllf, 10.
2 N. Attic, XI, 5, 8.
3 De Opt. doctr., c. 5.
* 0pp., t. IV, 368.
5 Le moyen, l'instrument, ôl ou — de Usu part. corp. hum., \I, 13.
m HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE DES GRECS
commenté plusieurs écrits d'Aristote, et écrit une comparaison toute en faveur de ce dernier entre lui et Platon ^. Ses traductions sont peu fidèles, et d'une langue rude 2.
142. Georgius Scholarius, surnommé Gennadius, mort vers 1464, défendit les doctrines d'Aristote contre les attaques de Gémistus Pléthon. Son ouvrage intitulé xarà xwv nX-^ÔwvoçàTroptwv It: * 'Apt^TOTsXsi, a été édité à Paris, en 1858, par M. Myn. Mynas.
143. Georgius Éponymus, du xiii« siècle, a écrit un compendium de la logique d'Aristote imprimé à Augsbourg en 1600.
144. George Pachymère, du xiv^ siècle, auteur d'une £7riT0[ji,v) TV]? 'AptdTOTÉXou; XoytxYiç, imprimée à Paris en 1548, qui se tient étroitement attachée aux doctrines du maître.
145. Gilbert de la Porée, mort en 1154, cite VAiialytique comme un ouvrage déjà répandu : il fut enveloppé par Gautier de Saint- Victor, avec Pierre Lombard et Pierre de Poitiers dans l'accusation d'être des philosophes péripatéticiens : Uno spi7ntu Aristotelico afflati. Il considère le corps et l'âme, avant leur union, comme des substances séparées qui n'ont ni naissance ni fin, ne sont liées l'une à l'autre que par la volonté de Dieu, et n'ont d'actions communes que tant qu'elles demeurent unies.