‹ Histoire de la psychologie des Grecs (volume 4)Chapitre 77 sur 94 · Irœus, mentionné au testament de Straton · texte numérisé non relu

Irœus, mentionné au testament de Straton

168. Jacob d'Édesse, réfugié à Kinnesrin, après la dispersion de l'écple d'Édesse par l'empereur Zénon en 489, a traduit en syriaque les ouvrages philosophiques des Grecs, et entr'autres les Catégories d'Aristote.

169. Jacobus Glericus de Venetia, qui, d'après une note marginale du XII® siècle, ajoutée à un passage de la chronique de Robert de Montera l'année 1128 :«transtwHt de Grxco inlatinum quosdam lihros Aristotelis et commentatus est, scilicet Topica, AnalyticaPriora et Posteriora, et Elenchos, qiiamvis antiquior translatio haberetiir. C'est le premier traducteur certain d'Aristote, et l'on voit cependant qu'il y avait avant lui une traduction plus ancienne.

170. lamblique, néo-platonicien, de l'école de Syrie, élève d'Anatolius et de Porphyre. Il a vécu sous Constantin et n'a pas dû lui survivre. Parmi ses nombreux ouvrages, se trouvaient des commentaires sur les Catégories y très souvent cités par Simplicius, sur le De Interpretatione, lespremiey^s Aiialytiqiies, peut être aussi sur les livres du Ciel. D'après David, il prétendait que même sur la question des idées Aristote n'est pas d'un avis contraire à Platon.

171. Jean de la Rochelle, élève d'Alexandre de Haies, et son successeur à la chaire de l'école des Franciscains : il est l'auteur d'un traité de l'âme qui suit pas à pas les traces d'Aristote, et qui, suivant M. Ry Hauréau, contient la matière de tous les écrits donnés plus tard sur ce sujet à l'école par Albert le Grand

1 De Fin., Il, 3; V, 5.

4 Abbé de S'-Michel. 0pp. Guïberti de Novigente, Paris, 1651, p. 753. Conf., Hist. litt. de France, t. XIV, p. 369.

PÉRIPÂTÉTICIENS DU LYCÉE 409

et S. Thomas « In philosophia Aristotelica magnifiée doctus d, dit Trithémius ^ .

472. Johannes Argyropoulo de Gonstantinople, réfugié auprès de Gosme de Médicis et mort en 1486. lia traduit et commenté plusieurs des ouvrages d'Aristote, l'Organon, la Physique, les livres du Ciel, le De Anima et V Éthique à Nicomaque..

173. Johannes Damascenus, théologien chrétien du milieu du vm^ siècle, auteur d'écrits philosophiques dans lesquels il se place lui-même dans l'école péripatéticienne.

174. Johannes Italus, un barbare, ou du moins d'une culture générale très médiocre, maisdoué d'un sens critique très pénétrant : auteur de commentaires sur le De Interpretatione, les quatre premiers livres des Topiques et peut être les Analytiques premiers 2. tl était contemporain de Michel Psellus.

175. Johannes Avendeath (Johannes ben David), ou Johannes Hispanus, israélite et philosophe, comme il se qualifie lui-même dans son prologue de la version latine du De Ayiima par Avicenne 3. Il a pris part à la traduction d'arabe en latin des principaux ouvrages d' Aristote, de ceux d'Avicenne, d'Alcazel et d'Alfarabi, et de la Source de la vie d'Avicebron. Voici comment il expose lui-même le procédé de sa collaboration : « Hune igUur librum, vobis prœcijjientihus , et me singida verha vulgariter (en castillan) proferente, et Dominico archidiacono (c'est-à-dire Dominique Gondisalvi) singula inlatinum convertente,ex Arahico translatum, quo quidquid Aristoteles dixit libro suo de Anima, et de se7isu et Sensato, et de Intellectu etinlellecto, ab auctore hujus lïbri (Avicenne) scias esse collectum. Ainsi Avendeath qui savait l'arabe et l'espagnol dictait la traduction en langue vulgaire, qui était mise en latin par l'archidiacre Gondisalvi 5.

1 De Script. EccL, ann. 1238.

2 Hase, Notic. et Extr. des Mss. de la Bib., t. IX, p. 149; Conf., Ann. Comnen., p 145.

3 Ara. Jourd., Trad. lat. d'Ar., p, i%U.

Il s'agit de l'archevêque Raimond de Tolède sur l'ordre duquel cette version était entreprise et à qui elle était dédiée.

^ V. n. 124 Dominique Gondisalvi.

176. Julianus de Tralles, dont Alexandre d'Aphrodisée cite une opinion sur le mouvement du ciel ^. On ne sait s'il était platonicien ou péripatéticien, et si cette opinion est extraite d'un commentaire sur les livres du Ciel ou d'un commentaire sur le Timée.

477. Lamprias, quePlùtarque ^, son frère, désigne comme un péripa"téticien.

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