Rufin, cité par Lucien
254. Salomon ben Jehuda ben Gebirol, le premier représentant de la philosophie juive que les scolastiques prennent pour un philosophe arabe et désignent sous le nom d'Avicebron s.
255. Satyrus, désigné comme péripatéticien par Athénée ^ : il vivait du temps d'Hermippe et de Sotion, c'est-à-dire entre 200 et 150 av. J.-G.; il est l'auteur d'un ouvrage biographique intitulé Btot souvent cité par Diogène et d'un écrit Trepl x^^paxTT^pwv dont Athénée nous a conservé un extrait
2 Scholl. Ar., 27, a. 13; id., 22, a. 11.
3 Sext. Emp., adv. Math., I, 60; Bekker Anecd., II, 730. ^ Longin. Porphyr., Vit. Plot., 20.
6 Annal Boiorum., 1. VI.
' Demonax., 29, 54.
8 V. plus haut n» 70. Avicebron.
9 VI, m, 250 ; XII, 534, 541 ; Xill, 556, 557 et 584.
10 D. L., II, 12 ; VIII, 49 et 53. Conf. Hieron., de Script. Eccl. " Athen., IV, 168.
256. Scott Érigène, dont la doctrine, au fond platonicienne et surtout néo-platonicienne, contient cependant la trace d'influences aristotéliciennes. Sa division des êtres ou natures en quatre classes, dont les trois premières sont . 4» celle qui crée et n'est pas créée ; 2« celle qui est créée et crée ; 3^ celle qui est créée et ne crée point, n'est qu'une modification des trois catégories d'êtres admises par Aristote : 1« le moteur immobile; 2° le moteur mû ; 3« la chose mue et qui ne meut point. S'il est douteux qu'il ait connu directement la Métaplujsique, il n'ignore pas le nom de l'auteur : il le cite comme Finventeur de la dialectique et du système des catégories ^ : « Aristoteles acutissimus apud Grsecos, ut aiunty naturalium reriim discretionis repertor, omnium rerum qux post Deum et ah eo creatse, innumerahiles varietates in decem U7iiversalihus generïbus conclusit. »
257. Sergius de Résaïna, en Syrie, où florissaient comme à Kinnesrin, au vi^ siècle, des écoles de philosophie dans lesquelles dominait l'esprit de la doctrine péripatéticienne. Il a traduit Aristote en syriaque ^. Il existe au British Muséum, en manuscrit, deux ouvrages de cet écrivain : Logions tractatus et Liber de causis universi juxta mentem Aristotelis
258. Siger de Brabant, professeur en Sorbonne, mentionné par le Dante ^, auteur d'un commentaire sur les Analytiques premiers d'Aristote.
259. Simplicius de Cilicie, disciple d'Ammonius et de Damascius, auteur de commentaires exacts et profonds sur divers ouvrages d'Aristote : Les Catégories, les livres du Ciel, le Traité de VAme^ la Physique^ la Métaphysique ^. A la suite de l'édit de Justinien, en 529, il s'exila avec Damascius, Diogène, Herméias de Phénicie, Isidore de Gaza, Eulamius ou Eulalius de PhrygieetPriscianus, en Perse, où ils trouvèrent un accueil
1 De Divis. Nat., I, 16.
2 Renan, de Philos peripat. apud Syros., p. 25.
3 Pararf., X, 136.
^ Fabric, IX, 530. Simplicius, de An,, 38, a., a indiqué lui-même comme un de ses ouvrages un résumé de la Physique de Théophraste. Gonf. Fabric, V, 770.
PÉRIPATÉÏICIENS DU LYCÉE 421 hospitalier à la cour du roi Ghosroës, ami de la philosophie. Mais ils ne tardèrent pas à être désillusionnés de leurs rêves et abattus par les tristesses de l'exil : à la paix conclue entre la Perse et l'Empire, en 533, ils revinrent à Athènes oii le gouvernement consentit à les laisser vivre, mais leur refusa le droit d'enseigner. L'esprit qui inspire tous ces commentaires, c'est que malgré les apparences il y a entre Aristote et Platon un accord réel et intime, et le but que non seulement l'auteur se propose, mais qu'il propose à tous les commentateurs comme le plus beau à atteindre c'est d^e : ttjv èv Tr\ Boxoudvi 8iacpo)vio:
260. Socrate de Bithynie, désigné comme péripatéticien par Diogène 2.
261. Sosigènes, fut, avec Aristoclès de Messène, le maître d'Alexandre d'Aphrodisée, qui nous l'apprend lui-même 3.
262. Sotion, qui écrivait vers 200 à 150 av. J.-Gh., contemporain d'Ariston, de Critolaiis, de Phormion, d'Hermippe et de Satyrus. Il n'est pas expressément dit, mais d'après le caractère de ses écrits, il est très probable qu'il appartenait à l'école péripatéticienne. Son grand ouvrage intitulé AtaBo/^yi tô5v cptXojrocptov est souvent cité par Diogène, et a même été utilisé par Héraclide Lembus, qui en a fait un extrait ^. C'est le frère de cet Apollonius qui lui sacrifia sa propre gloire.
263. Sotion d'Alexandrie, de l'école de Sextius, maître de Senèque, vivait vers ranl8-20 après J.-Gh. Ce devait être plutôt un stoïcien.
264. Sotion, désigné comme péripatéticien par Aulu-Gelle, et comme auteur de plusieurs écrits, entr'autres Kipaç 'AfxaXôe^aç^,
^ In Phys., 9*2, a. o. et in Categ., 2. 5'. .MX Bl... \ir\ Trpbç tyjv Xl|tv àuoêXéuovTa (xovov Staçwvt'av twv çtXoa-o^wv xaxa^'riîptÇstTÔac, àXXViç xbv vouv àcpoptovxa Trjv èv xoîç TtXsc'crxotç cyufjLcpwvcav aÙTt'bv t)[V£uetv.
2 II, 4.7. et par Alex. Aphrod., de Anim., 154, b. o.
3 Alex , in Meteor., 116, a. o; Scholl. Ar., 158, b. 28, et 741, b. 48; Theniist., de An., 79, a. u C'estdonc par erreur que le scholiastc de la Métaphysique {'91, b. 6) dit : uaTepoç yàp 2w<7tY£v/]ç 'AXelâvôpou xCô "/pôvw.
^ Westermann, napaôoloypaçoc, p. 49. Zcller, t.' III, p. 756. 5 N. Att.y l, 8; Stob., FloriL, 14, 10.
pourrait être le même que le précédent, et être l'auteur d'un commentaire sur la Topique d'Aristote, cité par Alexandre d'Aphrodisée ^.
265. Staséas, péripatéticien du i^^ siècle, de Naples, le maître et rhôte de Pison, que Gicéron appelle un nohilis peripateticus ^,
266. Strabon, le grand géographe, né à Ama?e, dans le Pont, vers 60-54 avant J.-Gh. Il se compte lui-même parmi les stoïciens ^ ; mais il avait suivi les leçons du péripatéticien Xénarque et avec Boëthus de Sidon celles d'Andronicus : ffuvs-
ti67. Straton de Lampsaque, successeur de Théophraste dans le scolarchat ^.
268. Straton, péripatéticien d'Alexandrie dont nous ignorons l'époque.
269. Syrianus d'Alexandrie, disciple de Plutarque, fils de Nestorius, trouve dans la philosophie d'Aristote une préparation à l'intelligence de la philosophie de Platon. C'est à ce titre qu'il écrivit les commentaires sur la Métaphysique^ les Catégories, ÏHerménéia, peut-être sur les Analytiques premiers^ la Physique^les hvres du Ciel et les livres de l'Ame. Marinus dit de lui ^ I Tcaffaç aùxtp tocç 'Ap'.aTOxeXixàç cruvavÉyva) Trpayjj.aTStaç. Dans l'introduction à son commentaire de \d. Métaphysique, il s'exprime en ces termes sur Aristote : « Hominum quos scimus, doctissinius et fecundissimus, admirandus, Aristoteles ^. »