‹ Histoire de la psychologie des GresChapitre 20 sur 34 · Les Cas de Conscience^ Aiot^reJpiai · texte numérisé non relu

Les Cas de Conscience^ Aiot^reJpiai

18, 19, 20, 21. Quatre lettres, dont les trois premières adr Bées à Hérodote, Py thoclès et Ménœcée, conservées et auth< tiques, malgré quelques doutes déjà émis dans l'antiquité s Tune d'elles *, contiennent le résumé de sa doctrine logiqi métaphysique, psychologique et morale. La quatrième d' contenu tout intime est adressée àHermarchus, suivant Ci ron, à Idoménée, suivant Diogène de Laërte '.

* Par exemple : Le sage Tcra-t-il des choses intcrdiles par la loi, s'il est certaii ne pas être connu. Plut., 6'o/., 3JSi.

« De Fin , II. 30.

' De Fin , 11, 30. D. L., X, 25. Un grand nombre des ouvrages d'Épicare preni la forme au n)*>ins a|)parcntc de lettres, parce qu'elles ont pour litres des noms de | sonnes, ses frères, ses amis, parfois >es a<lvcrs;iires On rite encore de lui (PI Col., 3)) une rhétorique, menlionnrc dans les fragments de la ihëtoriquede Philodè Il s*y montrait hostile à Part oratoire. Tva {xr| prjopeutopisv, dit Plutarque, 1. 1., co Rhetnricam scripsit, dit Quintilien {Orat. Inst.^ Il, 17 et XU, 2). L'éloquence e& d'après lui, une grande pratique et une grande habitude TroXXri; e<jtiv r, p/]Top Tpiêri; xai <juvr,ôeia: (Philod., de Hh., Vol. llerc,, V, 54; Usen., p. lOJ sqq.) ; Mé dore {(/e Poemaiis^ l'hilod., de fthet.^ Vol, Uerc, V, 58). Usener, p. IIU, rapp qu'Épicurc ni»mniait 1 éloquence une force ôuva|xi;. rar elle nous apprend à conna ce qu'il faut faire pour être heureux : il prétend qu elle nou< est communiquée la conna ssani'e do la niture, àizh çuTiGAoyia; 'napayiveaOai, ainsi que l'art exi'érimcntal de la politique, t-t,/ TroXtnxYiv £(jL7:etp!av, qui nous fait clairen voir, par la pratique et la connaissance des affaires de la cité, ce qui est utile peuples, xaO r,v £x Tpior;; xai iffTopta; Ttov TCÔXsco; irpaypLotTwv (mvopcoY] àv où xaxà>; Ta irXr,OEi (TjfjLçépovta. C'était une question, à ce qu'il semble, coni versée entre les Kpicunens de savoir bi l'éloquence éUiit un art. Phiiodème (de i Vol. llerc, IV, 73; Usener, p. 110; afDruie que Épicure, Mélrodure, Herman enseignaient que c'était un art, àuo^aivovTat Ts"/vr,v uTcap^siv rriv toiaùtyiv que c'était s'écarter grandement de la doctiine du maître de soutenir le contra et commettre presqu'un parricide . tr,; tùv naxpaXoc'ov xataSî. Quelquesreconnais^aient que l'éloquence épidictique était un art, mais soutenaient que V quence judiciaire et l'éloquence délibérative n'en ét'tit pts un. Philod., td., Herc, IV, 106. r, iriaav Tf,v p/;Topixf,v \ pipo; aÙT/i; i'vte/vov oc7C09aivo(xév eîvai. Conf. id., IV, c. 3-6, p. 210, éd. Gros. Usener, p. lli. Philod., de / Vol. Herc. t IV, 73. twv ôè itep\ tov Etcîxoupov àTcoçaivopLévcdv Té'/v/jv elvat ffoçtaxtxr.v (p/]TOpixr,v) xoO Xôyou; ouyypâqpsiv xat èTcidet^s:; icotetcrOx'., to" 8cxa; XÉysiv xa: ôr,(Ar3yop£iv o"jx ejvai Ti-/vr,v. Et Phiiodème conclut (id., id. 52) qu'il faut soutenir que. suivant Épicurc, réIo>|Uoncc est un art, <n>(rTr;(rat c tI^v/;'/ xax'ETcixo'jpov s<ttiv tj pr^xopixi^. Si elle n'a pas des effets toujours b ils sont toujours considérables (Philud., ul.y IV, l(J6j, dûva|jLiv oùx àyaOcov à xa\ peyo(Xa>v alxiav elvai xaur^v. Ce qui explique qu'Âmmieu Marcelin (XXX dise : c Epicunis autem xaxoTE'/vîav nominans, iaier artes numeiat malas Comme Arislote, il reconnaît qu'elle a pour matière xb «oc cici xb icoXù xa\ %

Les Lettres étaient en nombre considérable et on en a conservé quelques fragments recueillis par M. Usener *.

Il est difficile de croire qu'un homme qui a tant écrit ait vraiment méprisé toute culture intellectuelle, ait pratiqué et même prescrit le précepte qu'on lui attribue AàOe ficodaç, qui réduit la vertu à Toubli, Tart à Toisiveté, la philosophie au silence *.

Ses livres si nombreux ne paraissent pas avoir eu un succès considérable dans le grand public, et fait partie de la culture de tout homme bien élevé. Tandis que tout le monde, dit Cicéron, même ceux qui n'approuvent pas leur doctrine, lisent Platon et Aristote, Épicure et Métrodore ne sont lus pour ainsi dire que des leurs 3. C'était un évangile trop sectaire et trop exclusif qui ne pouvait être goûté que des adeptes. Le style n'en encourageait pas la diffusion: ils ne brillent ni par l'ordre ni par la composition. Épicure prétend ne viser qu'à la clarté, et semble croire qu'il suffit pour l'obtenir d'employer les termes propres ou plutôt les termes ordinaires de la langue usuelle, et d'éviter la pédanterie d'une technologie trop scientifique ^. n ne sait pas à quelles

tû tiîXoyov (id,. IV, 210, éd. Gros). Comme Platon, il reconnaît qu'elle a pour effet une action magique sur les âmes, ^yjxoLytdyr^^ùidi.., xtit* aÙToO Bï toO tjXou xai Tûv icep(6d(i>v xa\ tûv icaptvcov, 6pioiâpxT(ov xa\ iixoiOTsXeuTcov ^I/u^aywYOtS- (levoi, du moins dans Pëloquence démonstrative, où les auditears n'ont point à se préoccuper du serment qu'ils ont prêté, de la vérité des conclusions qu'on leur essaie de prouver, de l'utilité de< rébolulions qu'on leur ^ro|[)ose de prendre. Dans ces deux derniers genres, l'élude de la rliétorique ne sert à rien, et c'est perdre son argent que de 1 aller apprendre aux écoles des Sophi>tes. L'important là pour arriver à son but, icpo; To icpâcY(ia, c'est l'exercice, y\ diarptév), et la passion, âycovéa (Philod., i/., 1.1).

* Plut., de Occ. viv., 3. «i TOdaCtai jAupiaôe; ortxwv à Métrodore, à Arisloboulus. à Chërédènie« etc.. (njvtaTT6uevai çùonovci);.

< Plut, de Occ. viv., 3. il félicite Apelle d'être venu à la philosopliie, xaOapbc uài/;; iraiÎEtai:. Aihénée (XllI, 588, a), qui rapporte ce fragment de lettre, ajoute êYx^ixXto^>, de science encyclopédique, et le root pourrait, dans ce ^e^s« être vrai, et c est sans doute dans ce sens d'une science universelle qu'il faut entendre aussi le mot icàvav dans le conseil donné par lui à Pythoclès, icatdeiav oï Tcâ<rav .. çeOye.

3 VÀc, T'use, il, 3. Epicurum autem et Metrodorum non fere pr»ter suos quisquam in manus sumit.

* D. L., X, 13. xlxpy]Tat iï Xilti xuptqt xarà tûv npayi^âTcov... (tyjdàv oXXo ^ aa^i^vsiav àic«tTe\v. Id., X, 31. o\ tôv icpayiidcTbiv 966yyo(, et plus loin fCAvai.

f30 HISTOIRE DE U PSYCHOLOGIE DES GRECS

conditions difficiles, an prix de qaels efforts s'acquiert la vraie clarté. Il ne se contente pas de négliger le charme et la grâce de Platon, d'Aristote, de Théophraste *, non pas qu'il Tait fait à dessein, comme on en accuse à tort un homme si sincère et si candide *, mais parce qu'il n'avait pas cultivé et apprécié à sa vraie valeur le grand art d'écrire et de composer ^ ; les pensées chez lui se précipitent , confuses, sans ordre, sans lien*; il ne s'inquiète guère de la structure rythmique de sa phrase s, hasarde les plus étranges métaphores ^ les expressions et les tournures incorrectes'^; il ne se soucie pas de se contredire, ne se permet pas la moindre élégance, ne vise pas à la distinction, ne sème pas le plus petit grain de ce sel attique, reste étranger à cet art de la plaisanterie délicate dont son pays natal aurait dû lui donner le sens et le goût ^ ; il prend en un xdêt dans la composition et le style une liberté extrême ou plutôt toute licence ^. Ce n'est pas à son École, bien qu'il y ait professé la rhétorique, qu'il fallait aller étudier pour prendre le goût et pratiquer l'art de bien dire *o. Ceux qui ont lu les trois lettres d'Épicure,

* Gic, de Fin , 1, 5. Platonis, Aristotelis, Theophrasti orationis omameDta neglexerit.

s Id., de Nai. D., h 31. Sirnt qui exisUment... fedsse consulto : de homine minime vafro maie existimant.

* Id., id. Inscitia plane loquendi fecerat. Athénée (V, 186, e) qui appelle ses disciples icpoçiqta; àcTipicov, lui reproche de ne pas indiquer dans son Banquet, £u(iiTc6v(ov, c ni le lieu, ni le temps; de ne pas le faiie précéder d'une introduction; de sorte qa*on ne voit pas comment, en prenant la roupe, il est amené à poser des problèmes philosophiques, comme s*il parlait dans son École ». Ses compagnons ne sont qu*une société de flatterie mutuelle.

* Id., de Fin.^ II, 6. Ruit in dicendo... nec ea qu» docere vult ulla arte distinguit. 9. Contemnit disserendi elegantiam, confuse loquitur. Tusc.^ Y, 9. Quam enim sibi constanter convenienterque dicat, non laborat.

» Théo., Progymn, Rhet, Walz, t. I, p. i59. Speng., t. II, p. 71. to xax&c «vvtiOévat... (OC tivà Tfi>v 'Eicixoupou.

^ Cleomed., II, 1, p. 112, éd. Back.

7 Sext. Emp., Maih.f I, 1. oûSà... xaOape^Scov.

^ Cic, de if. /)., II, 17. Homo non aptlssimus ad jocandum minimeque resipiens patriam.

^ Id., id., I, 44. Homine non tam faceto quam ad scribendi licentiam libero.

^ Id., Brut., 35. Minime aptum ad dicendum genus (les Épicuriens). D. Hal., de Comp. verb., 24. *Eic'.xovpeîa>v £è x^pov, oic oûSèv piXet.

et particulièrement la première, souscriront volontiers à ce jugement des anciens, et comprendront qu'à chaque ligne, ou du moins à chaque paragraphe, Gassendi, qui savait le grec mieux que ne le prétend M. Usener*, et qui avait une connaissance intime et profonde de son auteur, pour trouver un sens au texte, soit poussé à modifier les leçons des manuscrits. J'avoue pour ma part que j'ai été souvent rebuté par l'obscurité du style et de la diction, et que je trouve Cicéron bien indulgent quand il dit : t Oratio me istius philosophi non oflFendit, nam et complectitur verbis quod vult et dicit plane quod intelligam ^ • . J'ai éprouvé, et cela d'ailleurs n'a rien d'étonnant, beaucoup plus de difficultés que Cicéron à comprendre ce que voulait dire Épicure, et je persiste à croire qu'il a eu tort de supposer que le talent d'écrire clairement était chose facile et qui coûtait peu de peine 3.

Malgré cette ignorance de l'art de bien dire, dont Bossuet faisait un mérite, mal justifié d'ailleurs, à saint Paul*, l'École qu'osa fonder Épicure, en face et en concurrence des Écoles platonicienne, péripatéticienne et stoïcienne, attira promptement un grand nombre de disciples *. Des femmes entrèrent dans la société épicurienne, et s'adonnèrent à la philosophie, entre autres Thémista, femme de Léonteus, et la célèbre courtisane Léontium, qui resta fidèle à la science ^.

> Ses hardies mais très ingénieuses et souvent très heureuses restitutions le prouvent.

* Qc, de Fin y 1, 5.

^ D. Hal., de Comp. verb.^ 24. to yàp* oûx êmicivou toO ypn^eiv ^vtoc, taç «ùtoc 'Eictxoupoc Xlyei. M. Uscner donne une leçon toute différente : to yàp^ èiti- 9C0V0V ToO Yp(X9eiv ^vrcoc, qui ne me semble pas offrir un sens bien clair.

* Panég. de S. Paul : c II ira, cet ignorant dans l'art de bien dire, avec cette locution rude, avec cette phrase qui sent l'étranger, il ira en cette Grèce polie, la mère des philosophes et des orateurs. Rome même entendra sa voix, et, un jour, cette ville maîtresse se tiendra bien plus honorée d*une lettre du style de Paul adressée à ses citoyens, que de tant de fameuses harangues qu'elle a entendues de son Cicéron ». Épicure dira quelque chose de semblable de lui-même. V. p. S32, n. 1.

^ Il en eut jusqu'en Egypte, comme on le voit par sa correspondance : nphç toÙc ev AiyuirTCi) 9tXou;. Plut., de Occull, viv., 3.

^ Athen., XIII, 588. r,d'où$'ott çiXoaoçeTv f^p^aTO iicauvxTO itaipoOaa. C'est elle qu'Athénée accuse de s'être livrée publiquement, dans les jardins, à tous les Épicuriens et surtout à Épicure.

ile de croire qu'il fût absolument sans éloquence, si

^uence est l'art de persuader et de convaincre, d'eiercer

iction puissante sur les esprits etsurlesâmes', l'honime

ayant la conscience d'avoir découvert sur l'homme et se*

irts avec le monde la vérité et toute la vérité con-

sable, parvint à communiquer cette conviction à ceux

l'avaient entendu. La méthode d'enseignement était pour

loi dire donnée dans cette foi absolue à la parole du maître .

l'y avait plus à la discuter, mais h se l'assimiler, à se l'in-

ïorer par un effort de mémoire encore plus que d'intelli-

I, par l'étude de l'esprit et surtout de la lettre de la

ine, «ÙTTi çioï-ij. Il semble qi il y ait eu des degrés dans

ation à la secte, deux au moins et peut être trois : il y

ibord les vrais Épicuriens appelés ol Yv^aiot, les Pères

congrégation, et ceux que ces derniers eux-mêmes

■ient sous le nom de <rafirsTa.i, apprentis ou novices*,

\. sans doute Métrodore adressait ses neuf livres

^paî Toùt SoçiaT«3, Je d qu'il pourrait y avoir tme

ise de disciples. I ure avait en effet distingué

ciasbi^a d'esprits : les uns, uoués d'une puissance propre

et personnelle, peuvent s'élever d'eux-mêmes à la conception

de la vérité ; il en est d'autres qui peuvent y parvenir, mais

à la condition que quelqu'un leur montre le chemin ; tel était

Métrodore; il en est enfin et beaucoup sans doute qui, comme

Herniarchus.ontnon seulement besoin qu'on les guide, mais

encore qu'on les aide, qu'on les pousse et pour ainsi dire

qu'on les violente pour entrer dans le temple de la science *.

■ Il avait bien le seolimenl el la conscience de son g^nie, et l'orgueil de croire que h posl^rilé au moins lui rendrait justice. Il Reniait i Idom^nto : • Si tu es sen^ble Il la gloire, sacbe que les lettres que je t'adresse le rendront plus célèbre que toaie CM sciences que tu caliÎTes >. Sen. Èp., 31, et Sjnèque ajoute : ■ El. ea eCTei. qui connilirail \don\in(e si Ëpicure ne lui avait écrit. Il se cro;fail et se di^ii s^ : 5« nous quod sciam. sapieniem (iroliteri àl aoius. Cic, de Fin., Il, 3. PluL, JV. po».

nUB. tlii). lee. E^t.. 18. sofôv &\ [ti]iéiia foivxi icXrjv gi'jtoO ft-tavl-tm.

* D. L., X, 26 ; Id , 85. al vi u itt'i fuuiuXariaE fvfiTiau '|'""'l''tvoi(.

* D. L., X, 3i. CodT. Elinel, UnUrtaeh., I, p. 189.

* S«nee. £p,,S3,3, (Jui cogi ad rectum compellique possunt, quibusnoD dnce li nlnm

Malgré les attaques calomnieuses auxquelles elle fut en butte, l'École épicurienne fut admise au nombre des établissements officiels auxquels, par un décret de M. Aurèle*, qui était loin d'être favorable à la doctrine, furent attachées des chaires payées par l'État au traitement uniforme de dix mille drachmes par an ; le directeur ou scholarque était élu par les magistrats <. D'après Suidas, elle n'aurait duré que jusqu'au premier César, c'est-à-dire pendant 237 ans, pendant lesquels elle eut quatorze scholarques dont Diogène ne nomme que les quatre premiers, Hermarchus, Polystratus, DionysiosetBasilidès; il est clair cependant que son existence a été plus longue, puisqu'elle est érigée entre 161 et 189 ap. J.-Ch. par M. Aurèle en établissement officiel. Diogène affirme qu'elle a vécu et n'a pas cessé de vivre jusqu'au moment où il écrit, et que la succession des scholarques s'est faite jusque-là sans interruption, tandis que les autres Écoles avaient presque disparu ^. L'union des membres de ce contubernium à la camaraderie presque militaire *, comme l'appelle Sénèque, l'amitié, en un mot, contribua sans doute à cette longue durée : car Numénius , qui est de la deuxième moitié du n« siècle ap. J.-Ch., compare l'École à un gouvernement que ne divise aucun parti, à une cité qui n'a qu'un esprit, qu'une pensée, xoiviv £va voUv, jji^av yvwjjnqv é^^ouœtj*. Lactance ^ parait traiter l'École épicurienne comme encore

opas sit« sed adjutore, et ut ita dicam coactore... Hermarchom aït Epicunis talem ftiisse. C*est déjà le mot de S. Augustin : compelle inlrare. > Empereur de 161 à 130 ap. J.-Ch.

* Phiiostr., Vit. êoph., 11, 2. Ludan., Eunueh., 3. doxifiao^iwa ^t^tù xCny apfoTcov. Lucien les appelle aussi (td.. 2), ol icpt(r6uTato( xa\ froft&xaxot. ïumpt croit qu*il s'agit de l'Aréopage, ou du Sénat, pouXiq. Ahrens l'entend des philosophes des autres Ecoles. Le conflit ardent entre les sectes ne permet guère de supposer qu'on les fit juges les unes des autres.

^ D. L., X, 9. r^Tt ita^oxTi* icavûv <rj(tSoy ixXmouaûv tûv SXktù^/ èc âe\ dtapévouva. Diogène est de la première moitié du m* siècle ap. J.-Ch.

* Cic, de Fin.. L 20. Epicurus una in domo... quam magnos quantaque amoris conspiratione consentientes tenuit amicorum greffes, quod fU eliam nunc ah Epicureit. Id., U, S5. Lucull., c. 36. Epicureos tam Bonos, tam inter se amantes. L'amitié des Épicuriens était aussi célèbre que celle des Pythagoriciens.

* Boseb., Prmp. Ev., XIV, 5, 3.

« Inst. Div., ni, 17.

m HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE DES GRECS

florissante et très répandae. Or dans rÉpitomé des Divinx Institutiones adressée à son frère Pentadius S Lactance dit que le Christ est né 300 ans avant eux. M. Guy au exagère donc quelque peu lorsqu'il dit que répicurisme prolongea son existence 400 ans après J.-Ch : jusqu'au iv« siècle, eut été plus exact. Avant le milieu de ce iv« siècle, le jardin d'Épicure commence à devenir désert. Julien, empereur de 361 à 363, après avoir interdit l'enseignement du pyrrhonisme et de répicurisme * ajoute : t Mais par la grâce des dieux ces sectes ont si bien cessé de vivre qu'on ne trouve plus même la plupart de leurs ouvrages. » Saint Augustin, né en 354 et mort en 430, dans une lettre à Dioscoris 3, constate le même fait : f Epicureos et Stoïcos certe aetate nostra sic obmutuisse conspicimus, ut vix jam in scholis rhetorum commemoretur tantum quse fuerint illorum sententiae... quando ne ipsorum quidem... Stoïcorum aut Epicureorum cineres calèrent. • Saint Augustin a raison de se réjouir, de constater que la cendre des écoles philosophiques de la Grèce hellénique était déjà froide ; car cette ruine marquait le triomphe du christianisme dont elle était l'œuvre. C'est dans cet intervalle que s'est accomplie la lente mais profonde révolution des idées, des passions et des mœurs, qui donne un tour nouveau à la civilisation occidentale. L'ancien esprit hellénique est épuisé, ou s'épuise; les sectes philosophiques deviennent des sectes théologiques ; la vie passe des Écoles aux Églises. L'état de décomposition ou de langueur mortelle, dont les effets sont précipités et généralisés par les mesures politiques*, atteint toutes les formes de la science

» Ch. i3.

* 0pp. t éd. Pet., 661 ; éd. Spanh, 301, c. pi-i^Te 'Eicixoupetoc tlalua Xâyo; (iTJte Ilup^baveio;.

» Ep., cxvm, îl.

* Constantius, en 3i6, interdit les sacrifices et ordonne de fermer les temples (Cod. Theodos de Pagan, sacrif. et iemplis, XVI, 10 1. 2, p. i.) Théodosc ordonne de poursuivre ceux mêmes qui assistent aux sacrifices (iVf., 1. 13), et frappe d'amendes très fortes ceux qui prient les images des dieux. Tous les lieux où avait fumé l'encens des sacrifices étaient confisqués |>ar ic fi.sc. Toutes les personnes atta-

LA PSYCHOLOGIE D'^SPICURE S35

grecque : le stoïcisme a son dernier épanoaissement sous les Antonins ; le Lycée ne compte plus guère que des exégètes, des commentateurs, des paraphrasistes*. Seuls les Platoniciens, au contact des idées juives et des religions orientales, retrouvent une vie nouvelle, mais dont la durée sera encore éphémère.

Si l'école épicurienne a eu une longue existence, on ne peut pas dire qu'elle ait été féconde ; la confiance aveugle dans la parole du maître, considérée presque comme infaillible, ne laissait pas un champ suffisamment libre aux esprits vraiment originaux. Aussi dans la liste si nombreuse d'Épicuriens qu'a relevée avec tant d'exactitude Zeller*, en est-il bien peu qui méritent une mention spéciale. À partir de Siro, qui enseigne à Rome et peut-être à Naples^ comme Philodème au temps de Cicéron*, on ne connaît plus les noms des scholarques d'Athènes. Longin, dans le passage ^ où il mentionne tous les philosophes qui vivaient de son temps , ne cite le nom d'aucun épicurien, non pas qu'il n'en existât plus, mais parce qu'on affectait de ne pas les considérer comme philosophes.

Pour compléter l'histoire de l'École, je me bornerai à dire

chées à Tancien culte étaient dépouillées de leurs privilèges et de leurs revenus. Le Collège des Vestales était par là même supprimé. Un édit de 408 ordonna de détruire les images consacrées et d*employer les édifices des anciens dieux au service public {id ,1. 16 ; 1, 19). Théodose 11 et Valcntinien UI, 4^6, renouvellent l'interdiction des sacrificesyfrappent de la peine de mort les infractions à la loi, ordonnent de démolir tous les temples, chapelles, sanctuaires, qui restaient encore debout et d*en purifier le terrain en y élevant des croix (i(/., 1, 25). La religion chrétienne n'était pas imposée ; mais l'exercice de la religion hellénique était interdit.

1 Longin., dans Porphyr, VU. Plot.y c. 21. ol ixàv ovdàv icXéov 9j ouvaYwr^v xa\ lieTaypaçYiv tûv toT; icpe96uTépotc ouvTcOévTbiv iicoiif)aavto... ol dà fitxpà xopttdrl icpâY(Mcta ttjc tûv icaXa^cov loropiac âicoptvTjpiove^^avTec txç tou; auToùc t6icouc sxc^voïc sice^t(pT}9av ouvTiOlvai piSXfa... ot dà... Tp6ic(j> liltù xpy]oot|uvoi nXeotTvoCx. xa\ 'A(iéX(oc.

* T. III, p. 346 sqq.

> Donat (Vit Virg., 7 et 79) vent que Varius et Virgile aient été disciples de Siro.

« ac, de Fin., II, 33.

* icsp\ xiXouc. Introduct., vers 970. Ce «poocpitov a été inséré par Porphyre dans sa Vie de Plotin, ch. 20.

quelques mots sur ceux que Diogène nous signale comme les plus célèbres, <j<p<JSpa l) Xdytjjioi * : c'étaient d'abord, avec les trois frères d'Épicure, ses trois plus chers amis, morts avant lui, Métrodore, Polyaenus et Hermarchus, qu'on appelait les xaÔTjY^fjLoveç de l'École.

Métrodore ^ avec lequel Épicure avait contracté des relations d'amitié et d'études à Lampsaque, son pays natal, né en 330, mort en 272, avait accompagné son ami à Athènes et ne le quitta plus, si ce n'est pendant un voyage en Asie qui dura six mois. Épicure, qui l'aimait tendrement ne se faisait pas illusion sur la portée philosophique de son esprit. Bien que dans les nombreux ouvrages* qu'il lui dédie ou lui adresse, il le qualifie d'homme parfaitement bon ^^ u n'ignore pas que son intelligence est de second ordre *. D lui avait dédié un ouvrage en cinq livres intitulé Métrodore, et prescrit par testament que sa mémoire fût célébrée comme la sienne propre à chaque Icade. Métrodore avait gagné à l'école de son maître Timarque, y avait ramené Ménestratus * et n'avait pas hésité à prendre contre son propre frère, Timocratès, la défense des doctrines épicuriennes, dans un livre intitulé irpbç TijjLoxpiTYjv ^. Il avait eu de Léontium, que Diogène appelle sa maîtresse'' et Sénèque sa

* Conf. H. Duening, de Meirodori vita et seriptis, Lcips., 1870

* D. L., X, 23. oyaObc icâvTa... xaObiTcep xa'i 'Eictxoupoc... ev TcpOT^youitévat; Ypaçatc ixapTupeT. Plut., N. pots, iuav, viv. sec. Ep.^ 15 ôtxvûv xat ixeyaXuvcov My]tp6dtt>pov. Id., Co/-, 33. icpbc icâvTs; xs\ icccvat; èici<rcoXatc |AeyaXT)YOpoOvcoc *EiKxox3pou xa\ vEfivuvovToc. Conf. Foi. Herc.^ YI, 37. Gomperz, Zeitschr.^ 1867, p. 670.

* Sen., Ep., 52, 3. AU Ejpicuras... Metrodonim egretnum... $ed secund» sortis ingenium. Ce renseignement, ii est vrai, n'est pas d'accord avec celui que nous donne (^(-«'ron qui appelle Métrodore paene alter Epicunis {de Fin., H, 28). et qui rapporte qu'Épicure. lui avait donné le nom de sage qu'il réclamait habituellement pour luimême et pour lui seul, s'il faut en croire l'iutarque (N. poss. suav. viv. Sec. Ep., 18. (709ÔV 5s tXY)5iva çàvai v:\y\y «ûtoO Yeyovévai). Cic, de Fin , H, 3 Qui se unus, qaod sciam, sapientem profiter! sit ausus; nam Metrodorum non puto ipsum professum, sed, quum appellaretur ab Epicuro, repudiare tantum beneficium noluisse.

» dem. Al., Strom., V, 12.

® Plutarque (N. poss. suav. viv, sec. Ep,, 16) y fait allusion : taîc icpbc tov oicXçbv âvTtYPaçaT;.

7 D. L., X, 23. icaXXa^i^v. Id., X, 6. Senec. (dans S. Jerom., adv. Jovén , 1, 48. t Metrodorus Leontium habnerit coigugem ».

femme, un fils qu'Épicure, dans son testament, recommande particulièrement. On a conservé de lui quelques effigies*. Parmi ses ouvrages on cite : 1. Trois livres contre les Médecins ; 2. sur les Sensations; 3. contre Timocrate ; 4. sur La grandeur d'âme ; 5. sur La faiblesse de constitution d^Épicure ; 6. contre les Dialecticiens; 7. contre ou au>x Sophistes^ en neuf livres * ; 8. sur La méthode d'arriver à la sagesse ; 9. «tir Le changement^ jjLeTaêoXi^ ; 10. sur La Hchesse ; 11. contre Démocrite; 12. de La noblesse^. On mentionne encore plusieurs livres sur les Poèmes*, un intitulé wpbç toùç oLizh (pudioXoy^aç X£yovTaç iyaôoùç eîvat pr^'zopaLç^^iin grand nombre d'au tres dontPhilodème suspecte l'authenticité^; un recueil de lettres dont on avait fait un choix, dans l'antiquité, comme de celles d'Epicure, de Polyaenus, d'Hermarchus, et d'autres disciples''. Sénèque dit de ces trois chefs de l'École que ce qui fit leur grandeur ce ne fut pas l'enseignement et les leçons de leur maître, mais leur affection, leur sympathie, leur amitié pour lui, intime et réciproque ^ qui lui permettait de verser pour ainsi dire son âme dans leur âme.

Polyaenus, également de Lampsaque, d'un caractère aimable et d'une âme tendre ^, mathématicien savant, en était arrivé à douter de la certitude géométrique *<^ ; il était auteur d'ouvrages sur la philosophie et la rhétorique mentionnés par Philodème **. Le testament d'Épicure recommande aussi un

* Viscont., Iconogr. Gr., I, p. 2U.

> Ga]., t. XIX, p. 2U.

* Gomperz., Zeitèchr., 1885, p. 825.

s Philodem.. de Rhet., Vol. Herc, IV, p. 77.

• Id., k/., I, 15i.

^ Vol. Herc., lOii. Gomp. xa\ xàc èir(to(iàc tûv smoroXûv tûv 'Eicixo^Spou, MT]tpod(tfpou, IIoXvxcvo'j, *Ep^ap^ov xa\ tcov yvcoptitcov

^ Sen., Ep., 0. Metrodoruin et Hermarchum et Pulyxanm magnos Tiros non schola Epicuri sed conluberniuin fecit C'est ce qui faisait dire à Socrate que ses leçons n'avaient aucune influence sur ceux qui ne l'aimaient point et qu'il n'aimait point.

» Qc, Lucull, 3; de Fin., I. 6.

X» D. L., X, 24. 9(X(xbc. Zeller Ut 91X^x00;.

<^ ictpi c0as6., p. 980.

m HISTOIRE [lE U PSYCHOLOGIE DES GRECS

ûls dePoIysnus, dont lu mère, si l'on en croit PluU

aurait été l'une des hétaïres qui fréquentaient l'École '

Ces deux amis d'Élpicure étaient morts avant lui; He chus lui survécut et lui succéda dans la direction de l'I qu'il lui laissa en mourant. Ce vieux compagnon d'^ figure comme curateur au testament d'Épicure, dont il dès sa jeunesse embrassé la doctrine, après s'être d' adonné ù la rhétorique *. Il l'avait accompagné, avec I clés et Ctésippe, dans son voyage en Asie '. C'éts esprit médiocre, de la troisième catégorie, c*est-à-di ceux qui ont besoin non seulement d'être guidés, mais aés ù. la science et & la sagesse ; Épicure lui recommam enfants de Métrodore et lui lègue toute sa bibliothèque, de lui une effigie trouvée à Hcrculanum *. Ses ouvrages 1 . un recueil de vingt-deux lettres sur Empêdode ; traité : des Scinxces ; 3, un écrit contre Platon ; 4. un contre Aristole. Pbilodème mentionne de lui des ou» supposés. Il mourut d'une attaque de paralysie s.

Diogène cite encore Léonteus, de Lampsaque, et Thé SB femme, avec qui Épicure entretint une fréquente o pondance ; Cololés et Idoménée, également de l,ampsi Polystratus, qui succéda à Hermarchus comme schola et partagea cette fonction avec Hippoclide son ami ". « fut remplacé lui-même dans cette fonction par Dionysio Bruclier croit à tort être celui qui porte le surnom de p fiivst, parce qu'il changea d'École, et passa du Portiqa<

. Ep.. 16.

iiit- Ck.dt F,n.. I

1 D. L., X, 19. PIdI.. ;V. pou. niov. viv, » D. U, X, 7. Ti; kpxki Hpoo^ïu- fr.T X, 19. ou et àE:w: tt,; <> iiiipixieu npiT » V»l. UOfC. 176, c. 18. ed, Gomp.

* Conipantli el de Petn, La ViUa Ertvlattae. p. K3. tab. XII, ».

■ P. L., X, ii. Si on lit comme Uéiu(t xxpai'jm lu lien de U k^ icopà Ausia.

■ Viler Ùu , 1. 18 tit lliraculù), 17 ■ Ce; duii mus (tûtai nfs le IHienI Gu le même oultrc. Épicure, pouétUieul lenr fortune em c h ilirwikm de l'ï/ole. el ntounirenl i un ige iviocj, es Btéme 1 riulre >. L'a frigmeul de Pol]ïInl«. iap^ àlàyau xxcbïpqvi^mm^, b d'UerculuuiD, i M Mile dûs le i' roi. des Vol. Htre.

U PSYCHOLOGIE DtPICURE 239

Cyrénaïques, ce qui n'est pas la même chose que l'École épicurienne*. Le quatrième successeur fut Basilidès, sur lequel nous ne savons rien de plus que sur Dionysios. La série des scholarques dans Diogène s'arrête là.

Puis, à des dates que nous ne pouvons déterminer, apparaissent : ApoUodore que son surnom b KYj^oTupawoç semble indiquer comme scholarque, et qui, maître de Zenon de Sidon que Cicéron entendit à Athènes, en 79, peut être placé entre les années 130 et 100 av. J.-C. ; il avait écrit plus de 400 ouvrages ; les deux Ptolémée d'Alexandrie, surnommés l'un le Blanc, l'autre le Noir, sans qu'on sache ce que signifiaient ces épithètes ; Zenon de Sidon, disciple d' ApoUodore, très fécond écrivain qu'entendit Cicéron avec Atticus à Athènes, en 79, et dont il loue la rigueur logique, le style élégant et noble ; ses ouvrages sont le fondement de ceux de Philodème. Philon de Larisse, l'Académicien, son contemporain, l'appelait le coryphée des Épicuriens, coryphaeus Epicureorum*, parce que, supérieur à tous ceux de son École sous ce rapport, € distincte, graviter, ornateque disputabat^ ; > il florissait à Athènes vers 90 av, J.-C, au temps de la guerre de Mithridate. Soucieux de l'honneur de son maître et du fondateur de son École, il poursuivit de sa vengeance Diotimus le Stoïcien, qui avait fait circuler sous le nom d'Épicure 50 lettres obscènes, obtint des Romains, auxquels il le dénonça probablement comme partisan du tyran Aristion, son extradition et sa condamnation. Il était déjà âgé quand Cicéron l'entendit , mais il avait conservé l'ardeur de' l'esprit et du caractère et la passion de la polémique, ce qu'atteste l'épithète de f acriculus senex, istorum acutissimus^... ille acriculus, me audiente, Athenis senex istorum acutissimus... dicere solebat. »

* D. L., VII, 166. àico<rcàc toO Ziqvcovoc icpbc toùc Kupv^vaVxoùc àictTpaicY}. « Cic, de N. /)., I, 21.

* Cic, id,, id.

* Tiueul,, UI, 17.

SIO HISTOIRE DE lA PSYCHOLOGIE DES GRECS

Démétrias de Laconie, qui eut pour maître Protarque Bargylia, en Carie *,et que pour cette raison Gassendi coi dère comme le successeur de Basilidès dans le scholarcha était un des plus illustres de la secte, suivant Sextus • nous rapporte sa définition du Temps '. On trouve d: les rouleaux d'Herculanum les titres de deux de ses ou^ ges; Tun sur la Géométrie, Tautre intitulé -Ktpl tiv«v ouÇt]

6£vT(i>v S^atTa *.

Nommons encore Diogène de Tarse, auteur d'un reci intitulé 'Eic^exTai dxoXa^ et d'un abrégé de l'éthique d'Épici au moins en douze livres *, et enfin Orion complétera inconnu.

A la liste de Diogène on doit ajouter Phaedrus, l'ami d' ticus, que Cicéron entendit à Athènes en 79 •, auteur i sumé d'un traité de théologie, icepl ôeûv, que d'autres at buent à Philodème et dont des fragments furent découve à Herculanum "^ ; Philodème de Gadara , en Cœlésyi auteur d'une Suvra^iç t(ov ^tXo<j($(pa>v, d'une Rhétorique en qm livres, d'une Poétique en cinq livres, d'un traité sur la Pié d'un traité de logique intitulé Tcepl (XTifie^cov xal (X7|(JLet(o<jfl dont on a recueilli des fragments importants et très intéi sants dans les rouleaux d'Herculanum®; Patron, success de Phaedrus à Athènes et contemporain de Philodème, c de l'École en 51, lorsque Cicéron, se rendant en Cilicie, pa par Athènes.

* Strab., XIV, p. 658.

* Sextus Emp., Math., VIII, 3i8. tûv xatà x\y «rpsaiv 'Eictxo^i

* Id., Pyrrh. Hyp., III, 137. a^uirra>t&a au|&irrtt>(iaTfDV.

* Vol, Uerc, VI, iîi. Voir Usener, p. 402, b. s D. L., X, 26 et 118.

* De Fin., 1, 5. Diels, Doxogr. Gr., p. 530. Il est prouvé par ces fragments, l'exposition de la ibëorie ëp'curienne $ur les dieux, dans le 1*' 1. du de Ne Deorum de Cicéron, est tiré principalement de cet ouvrage.

^ Diels, ùi.f p. 127, remarque que c'était une tradition, dans Técole d*Épi d'écrire des traités sur la piété, la sainteté et sur les dieux.

s Édités par Gomperz, PhModem., Ueber Inductionschlusse Leips., 1865 commentés par Fr. Bahnscb, Des Epicureen Philodemut Schrifl., Lyck, 187$ bibliothèque d'Herculanum ne contenait pas moins de 36 de ses ouvrages.

Patron fait le onzième successeur, ZiolZo/oq. Comme d'après Suidas il y en a eu quatorze jusqu'à Auguste, deux scolarques inconnus ont dû prendre place entre les années 50 et 30 av. J.-C. *. Dans les Propos de Table de Plutarque, il est fait mention de deux Épicuriens, dont l'un Boëthus vivait à Athènes et l'autre à Rome, probablement tous deux professeurs de philosophie *.

Syro ou Siro, professa à Rome et peut-être, comme Philodème, à Naples^, qui était devenu, au temps d'Auguste, ainsi que Marseille, un centre prospère et très fréquenté des hautes études grecques *.

Enfin, il ne faut pas oublier le plus illustre des Épicuriens romains, le grand poète T. Lucretius Carus, que Cicéron qualifie de perfectus Epicureus*.

1 1. Épicure, 306-3:0.

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