‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 108 sur 268 · ConcUes, t. IV, p · texte numérisé non relu

ConcUes, t. IV, p

cilité du vieux soldai qu'on éleva le même jour à Tempire. Justin ne savait pas lire, dit Fabbé Fleury, maislï était bon catholique; et ce bon catholique débuta par une perfidie et deux assassinats. L'eunuque Amantius, favori d'Anastase, lui* avait confié des trésors pour faire élire son ami Théocrite. Justin se servit de Tor pour acheter la couronne, et fit périr Théocrite et Amantius pour se délivrer de leurs reproches. Le peuple ignorait sans doute ces prémices d'un règne de dix ans. Il y eut des acclamations tumultueuses en faveur du nouveau César qui partageait ses sentiments religieux. On le saluait du nom de Constantin. On sommait le patriarche Jean de célébrer le concile de Chalcédoine, d'inscrire le pape saint Léon dans les dyptiques, de dire anathème aux Manichéens, aux partisans d'Eutychès, de déterrer leurs ossements et ceux des Nestoriens. < Rendez-nous, » criait le peuple, les reliques des fidèles, faites-nous » communier. La Trinité est victorieuse, l'empereur est » catholique, longue vie à Justin ! i Tous ces vœux furent accomplis par le patriarche et par le nouveau César. Un concile, assemblé à la hâte, autorisa tons ces changements. Des messages partirent de lous les côtés, pour Jérusalem, pour la ville de Tyr. Ce fut partout la même joie, les mêmes acclamations, les mêmes imprécations contre les hérétiques. Tout l'Orient applaudissait à cette révolution de Constantinople. Le concile de Chalcédoine triomphait partout, et on a porté à deux mille cinq cents le nombre des évêques qui le souscrivirent*. Qu'étaient

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