‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 111 sur 268 · CoHcileSy l. V · texte numérisé non relu

CoHcileSy l. V

voya ses émissaires en lui disant de se méfier de ceux qui ne faisaient les difficiles que pour ruiner ce qu'on venait de rétablir. Il écrivit en même temps à Ëpiphane, patriarche de Constantinople, pour lui enjoi ndre de rejeter les chrétiens qui demeureraient ainsi dans Thérésie. Il admettra ceux qu*Épiphane lui aura signalés comme orthodoxes, mais il le prie de se souvenir qu'il aura à rendre compte à Dieu de sa conduite; et de peur que le patriarche ne soit dupe de quelque artifice, il veut connaître le texte même des professions de foi de ceux qu'il aura absous ^ Les résultats immédiats de ce rigorisme ne nous sont point connus; et nous ignorons si le pape Hormisdas obtint avant de mourir la satisfaction qu'il avait exigée, mais ce que nous allons raconter nous prouvera que son triomphe ne fut pas de longue durée.

Ce pape mourut en S23, la neuvième année de son pontificat, et les sept pontifes qui lui succédèrent dans le court espace de quatorze années, eurent à subir de cruelles épreuves. Le fanatique Justin jetait de nouveaux troubles dans l'Église d'Orient en persécutant les hérétiques, et surtout les Ariens qui étaient encore assez nombreux. Le roi Théodoric, qui professait leur doctrine, était le recours naturel de ceux qu'atteignait cette persécution. U en écrivit à l'empereur Justin, et celui-ci n'ayant pas daigné lui répondre, le roi se douta que le pape Jean I*' n'était pas étranger à cette persécution. Il lui ordonna de se rendre à Ravenne. c Parlez, lui dit-il, » pour Constantinople, déclarez de ma part à l'empereur

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