‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 2)Chapitre 117 sur 268 · Dom Bruys, HUt. des Papa, 1. 1, p. aOS · texte numérisé non relu

Dom Bruys, HUt. des Papa, 1. 1, p. aOS

Mais le respect de Justinien pour le saint-siége et les présents envoyés par cet empereur à TÉglise de saint Pierre consolèrent Jean II de la subordination où le roi des Goths prétendait le maintenir. L'Orient était cependant réternel théâtre des disputes théologiques. La maternité de Marie, le dogme de la Trinité étaient un sujet perpétuel de commentaires et de schismes. La proposition des moines de Syrie, condamnée par Hormisdas, agitait encore les esprits, quelque ridicule qu'il fût d'admettre ou de contester qu'un de la Trinité avait souffert. Les moines acémètesde Constantînople Tavaient rejetée à leur tour, mais Justinien Tavait soutenue et envoyée comme un article de foi aux métropolitains d'Orient. Il en écrivit au pape, il le nomma le chef des évéques, il lui dit, contre toute vérité, que toutes les hérésies avaient été réprimées par le jugement dusaintsiége^, espérant ainsi l'amener à révoquer le décret d'Hormisdas; et malgré les députés des moines aoémètes qui avaient devancé ceux de l'empereur, la proposition des Syriens, débattue dans un synode de Rome, fut admise enfin par le pape Jean IL II la modifia seu^ lement en déclarant qu'il était plus orthodoxe de dire «ne des trois personnes. Cène sera point là le dernier argument contre l'infaillibilité de l'évêque de Rome, qui n'oublia point d'excommunier les moines acémètes comme Hormîsdas avait excommunié leurs antagonistes,

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