Fleury, Uv. XLVI, ch. ii
beau présent, comme dit Bossuet, ne peut comprendre que les revenus de ces villes, car les provinces où elles sont situées sont, pendant le même temps, soumises à des maîtres divers.
Les derniers jours du pape Léon III furent troublés par une conspiration nouvelle, mais elle fut déjouée par sa prudence ; et les conspirateurs furent envoyés au supplice. Louis le Débonnaire apprit avec quelque étonnement cet acte de justice. Il chargea son neveu Bernard, nouveau roi d'Italie, d'aller à Rome pour s'en informer ; et le pape fut obligé de s'en justifier. Il envoya même un évêque et un duc au nouvel empereur pour lui expliquer la nature et le châtiment de cette cons{lirationSet donna une preuve de plus contre son autorité temporelle. Il termina enfin son pontificat de vingt années, le 12 juin 816 ; etle premier acte de son successeur Etienne V, fut de faire prêter serment à Tempereur Louis par le peuple et par le clergé de Rome. C'est la seconde fois que se renouvelle cette cérémonie; et il est probable que les choses se passaient ainsi pendant la domination des Césars d'Orient. C'est donc seulement comme père spirituel des Romains que le pape était encore considéré; et c'est à ce titre que Louis voulut honorer Etienne V quand ce pontife vint le voir à Reims. Mais il ne fléchit pas les genoux devant lui comme l'ont écrit les historiens de l'Église. L'anonyme connu sous le nom de l'Astronome, et qui pouvait être présent à cette entrevue, dit seulement que le roi reçut avec vénération le vicaire