‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 90 sur 105 · Will. Mdlm., p. 181 ; Ordcric Vital, p. 919 et suiv · texte numérisé non relu

Will. Mdlm., p. 181 ; Ordcric Vital, p. 919 et suiv

çaieQ^ d'en appeler à Rome. Le roi ne voulait point céder, et les éyêques n'osaient aller jusqu'à ranathème. Les comtes commençaient à tirer leurs glaives. Cette rivalité épiscopale les importunait, et le concile se sépara de lui-même sans rien conclure. Mais les prélats s'en vengèrent bientôt, quand l'impératrice Mathilde, la fille de Henri P', Théritière légitime de la couronne, vint la disputer à l'usurpateur. L'évêque de Winchester, plus légat que frère, se rangea du côté de Mathilde et la fit proclamer reine d'Angleterre en répétant ce qu'il avait déjà dit dans le concile : qu'au clergé seul appartenait le droit d'élire et d^ sacrer les rois ^ Ainsi Papes et prélats étaient imbus de ces principes; et les souverains les accréditaient par leur faiblesse. « Ainsi, dit Hume dans 1 son histoire d'Angleterre^, tandis que Rome était » déchirée par les schismes et par les factions, la puisf sance de l'Église faisait chaque jour des progrès en 1 Europe. L'ignorance et la superstition des peuples, » qui faisaient sa force, étaient un ressort si commun, 1 d'elle efficacité si général^, qu'il pouvait réussir dans » les mains les plus maladroites. »

C'est là ce qu'attaquait Arnaud deBresoia dont les persécutions de sfint Bernard n'arrêtaient point les prédications, c Cet homme, dit Othon de Frissingen 3, ne » manquait ni d'adresse ni d'éloquepce. H aimait à se • distinguer par une conduite extraordinaire, contrefai- » sait admirablement l'homme sage, et cachait sous une

i! Malm, p. 187.

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