‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 3)Chapitre 95 sur 105 · FiU SUphent; Royec de Howeden, p · texte numérisé non relu

FiU SUphent; Royec de Howeden, p

saint-siégeet la couronne. II savait que dans ce cas Topinion du siècle soutiendrait le sacerdoce. II rechercha une alliance qui pût inspirer quelque crainte à Alexandre III et fit partir deux de ses clercs pour l'Allemagne. Frédéric Barberousse tenait alors une diète à Wurtzbourg. Les deux envoyés d* Angleterre y parurent, amenés par Tarchevéque de Cologne. Ils annoncèrent que leur maître était disposé à*bandonner Alexandre, si l'empereur voulait s engager, tant pour lui que pour ses successeurs, à soute* nir l'antipape Pascal et tous ceux qu'on pourrait lui substituer, si les seigneurs et les prélats allemands voulaient faire le même serment. Frédéric et les seigneurs le jurè^ rent, mais il fallut y contraindre les évêques qui ne signèrent qu'en pleurant. Le pape Alexandre apprit cette défection en passant à Clermont-Ferrand pour retourner à Rome. Il écrivit, le 10 juillet 1165. à Gilbert, évêque de Londres, pour se plaindre que Henri II eût traité avec des schismatiques excommuniés, pour l'engager à ramener le roi aux sentiments de vénération qu'il devaitjau saintsiége. Henri II répondit comme un franc hypocrite. Il aimait le pape comme son père, il ne savait pas que l'empereur fût excommunié. Il n'a jamais chassé l'archevêque de Cantorbery. C'est lui qui s'est enfui. Qu'il revienne, s'il veut ; on n'exige de lui que de tenir le serment qu'il a prêté aux constitutions de Clarendon. En transmettant cette réponse au pape, l'évêque de Londres lui conseille la douceur et la patience. Il lui fait craindre que l'Angleterre ne soit entraînée dans le schisme par sa rigueur excessive, et que bien des prélats ne se décident à reconnaître l'antipape.

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Alexandre m na répliqua qpa par un dëfl : il nomma Thomas Backetion légat en Angietarre, et celui-ci se hâta da charger las évoquas de Worcbestar et d*Herford de si- § niBar sa légation à leur confrères. L'évAque de Londres écrivit sur^loHdiamp au roi pour lui dire que le pape ayant eoRunandé, il fallait obéir, c Nous nous jetons à I vos pieds, ajoutait-il, pour obtenir de vous cette per* > mission. Payez la denier de saint Pierre, rendez aux • » clarcs las revenus que vous avez saisis. » Henri ne répondit rien. Mais il partit pour la Normandie à l'effet d'en consulter les prélats. Il ne leva point le denier de saint Pierre, mais il fit une collecte de deniers pour la Terre^ Sainte. Deux lettres da BeclLet vinrent le trouver au Mans et redoublèrent son irritation. Dans la première le pri« matrlégat l'engageait doucement à rendre la liberté à son clergé. Mais dans la seconde il le menaçait de la colère de Dieu^ Henri se borna à injurier les moines qui la lui avaient remise ; et il passa à Ghinon pour prendre les conseils de l'archevêque de Rouen et d'autres prélats de Touraine et de Normandie. Les uns lui conseillaient de céder, las autres d'en appeler au pape avant que le légat ne lançât l'anathème; et lui, qui avait interdit ces appels à Rome, se résigna à faire le sien, et le fit signifier au primat par les évéques de Seez et de Lisjeux. L'esprit du siècle était déjà plus fort que lui. Thomas Becket le comprit; il respecta l'appel, mais il excommunia les deux clercs qui étaient allés à la diète de Wurtzbourg, six autres évéques dont il avait à se plaindre, et tous ceux

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