‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 41 sur 112 · Conciles t. VIII, p · texte numérisé non relu

Conciles t. VIII, p

il décharge l'empereur Basile de tous les torts qu'on lui a prêtés, et le reçoit au nombre des Césars catholiques. Trois de ses légats suivent les envoyés de Constantinople et reçoivent les plus éclatants hommages. Des officiers de Tempereur vont les attendre à Thessalonîque, d'autres les reçoivent à Selymbrie. Quarante chevaux de l'écurie impériale les transportent eux et leur suite. Le clergé, le peuple, la cour même les saluent aux portes de la capitale. Le triomphe est complet. L'empereur Basile «les reçoit dans la salle dorée. Il se lève à leur approche, prend les lettres du pape d'une main respectueuse et les baise ainsi que les légats qui l'ont apportée., t L'Église » de Rome est notre mère, dit-il, et tout l'Orient atten- » dait son jugement. Rétablissez ici la paix et la con- » corde. — Telle est notre mission, répondent les envoyés » d'Adrien, mais nous n'admettrons personne à celte » paix, qu'il n'ait signé une déclaration dont nous avons » pris la formule dans los archives du saint-siége. »

La méfiance de l'empereur se réveille. Il veut savoir quelle est cette formule. On la lui montre et il l'accepte. Un nouveau concile est assemblé à Constantinople, le 5 octobre 869. Mais on a dit à tort que les légats l'avaient présidé *. Ils y siègent comme toujours avant le patriarche; et pendant les cinq premières séances aucun évêque ne se place au-dessus d'eux. Mais c'est le patrice Bahanes qui le préside, et dès la sixième session l'empereur vient le présider lui-même. C'est le patrice qui a vérifié tous les pouvoirs, même ceux das légats, et qui en

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