‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 135 sur 150 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

SAINT GBÉGOlftÉ' LE 'GRAND

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* Cet honîTrie était le diacre Grégoire- qu'avait signalé sa

lîonciàtttfe Aei Constantinrdple. fl était flls d-m jriche

Sénateur rcwlfiaîn, nommé Gordien,' e* sa mère Syl?ia

^appartenait à une des plus irobîes familles romaines.

Il était sénateur lui-iriéme; -et Femperefur^' Justin H

ravait nommé préteur de Rome;' quand, se dépouiltent

' tout à cfôup de ses dignités, renonçant aux tnagmficeneete

de âa vie, <ion$€(crant toute ââ fortune à la fondation 4e

' six motfastferéèv il s'éft fit un ^septième de son propre

"palais, ët'sf y cacha comme un anachorète après y av^rfr

'vécu en grand seigneur. Pélagefl'eut besoin de toute son

' àntorîté pbûr lui faire accepter les^ fonct!ons^de diiaicre;

et il fallut queie clerçé et le peuple usassent de. violence

tét de ruse pour Téièver au pontificat suprême *. Il se

^téfugia dans une caverne pour échapper k la papauté.. Il

' écrivit à Tcmperéur Jfaurice pour le supplie** de ne pas

' Confimer son électîon;' Mais le peuple Tarracha dé son

^ Ssîter et te f orta de monter ms/tgté' lui * sur ' le' siège quUl

I. Blaimbonrg, Pont, de saint GiMféifi/ «Y^*!^^ .vu ^C'^-»*^ -i

allait illustrer. Il y conserva toutes les austérités du monastère, il ne dérogea point à la simplicité dans laquelle il voulait vivre. Sa maison, son église même furent sans faste. Le soulagement dèâ pauvres fut Tunique emploi de ses revenus; et Tinstruction du peuple et du clergé devint sa plus chère occupation. Je ne crois pas nécessaire de rapporter les lettres qu'il écrivait de tous côtés pour se plaindre de la contrainte qu'il avait subie; mais il en est une que je ne peiix passer sous silence. C'est celle qui est adressée à Tévêque Jean de Haveune, où il énumère tous les devoirs que sa charge lui impose, toutes les qualités qu'elle exige : la science, la vertu, le courage, la fermeté, l'amour du travail, l'application à la prière, à l'instruction du peuple, l'humilité, le zèle, l'examen constant de sa propre conduite.

Cette lettre fort volumineuse fut nomméele Pastoral p^v l'Église, présentée comme la règle d'une sainte vie à tous les pontifes futurs; et le nombre des Papes qiii l'oublièrent est plus considérable que le nombre de ceux qui daignèrent s'y conformer. Son respect pour la puissance temporelle n'éclate pas seulement dans la reconnaissance du privilège qu'elle avait de confirmer l'élection des évêques de Rome comme des autres. Mais, en écrivant à Sévère^ évêque d'Aquilée, il reconnaissait le droit qu'avait l'empereur de convoquer les conciles *. Et comment l'aurait-il nié, quand les rois Contran d'Orléans et Ghildcbert de Paris ne cessaient d'assembler en synodes .les évêques de leurs royaumes? Il lui était difficile encore

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