‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 9 sur 150 · Ghap, m, p. 175. Ed · texte numérisé non relu

Ghap, m, p. 175. Ed

minence n'était alors inhérente à aucun siège. Elle dépendait uniquement du. mérite, du savoir, de la vertu de tel ou tel prélat; de la puissance morale qu'il s'était acquise sur toute la chrétienté. Ce que vient de faire Polycarpe dans Rome, Ignace d'Antioche Ta fait avant lui dans tout l'Orient. Nous en citerons bientôt de plus puissants encore. Nous nommerons saint Irénée luimême, qui, promu à l'évéché de Lyon après le martyre de saint Pothin, donne à ses paroles un éclatant démenti en attaquant l'autorité du pape Victor dans la question de la Pâque, en l'invitant ^ modérer la dureté de son opinion, en le blâmant, comme a dit Bossuet, de montrer une intolérance peu propre à entretenir la paix dans l'Église *. Mais nous arrivons à l'époque où se manifeste l'ambition de l'évêque de Rome, et nous développerons dans le chapitre suivant cette première et infructueuse tentative de suprématie.

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