‹ Histoire de la querelle des anciens et des modernesChapitre 39 sur 166 · I. Bibliothèque française , t. I · texte numérisé non relu

I. Bibliothèque française , t. I

ï. AfTer opem , Peralte . meos ne detpfee questus :

Obruitur quantis noster A polio malis I Deserimurl Latiosque prenait nox alta poetas,

Nullus honos Latiis, gratis nulle modis.

Santeul s’alarmait trop tôt; le P. Commire n’était pas muet encore, et, moins effrayé que Santeul des envahissements de la poésie française, il chantait la muse latine avec la fierté d’un vainqueur :

« Ronsard , qu’on nomme le père de la langue française, déchire nos oreilles délicates de ses clameurs barbares. Qui estimerait du plus vil prix les vers du grossier Desportes, si chèrement payés autrefois? Et toi, du Perron, tu gis dans la poussière ! Et toi, Malherbe, Paris t’est bien avare de son admiration ! Le charme si vanté de Voiture s’est évanoui. La grâce, d’une aile trop rapide, s’est envolée des écrits de Balzac. La mode capricieuse dédaigna pour longtemps ce qu’elle n’admira qu’un jour. Mais la Muse latine a sa gloire assurée, et la renommée de ses poètes défie les atteintes d’un siècle frivole1. »

A ces gémissements de Santeul, à ce cri de triomphe de

Arentes jam sponte cadunt de rertice lauri ,

Et despecta nimis plectra canora silent.

Scilicet Auspnios manet hœc fortuna poetaa ,

Inclyta sic rirtus premia digna refertl Divini deinceps morittur Musa Rapini,

Et jam Commiri, tuque, Ruæe, sites I (Ad Perallum elegia, f/u od latini poète non tint in honore apud aulicot.)

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