‹ Histoire de la querelle des anciens et des modernes, par m. Hippolyte RigaultChapitre 130 sur 180 · Essai sur la podsie dpique · texte numérisé non relu

Essai sur la podsie dpique

3. M. Villemain, Tableau de la litt. du xvm® siecle , vm* lecon.

parmi les Hellenes1. La Motte jugera les dieux hom6riques, non pas en philosophe ou en 6rudit, mais simplement en homme de bonne compagnie , et c’est a une discussion de salon, piquante et superficiclle, que nous allons assister.

Pendant plus de dix ans, Mme Dacier put croire que le grand proces de la gloire d’Homere 6tait jug6, que les debats 6faient clos , et qu’elle avait gagne sa cause. Son nom semblait attache a celui du grand poete. On disait : FHomere de Mme Dacier. Elle 6tait F Antigone du poete aveugle, et paraissait l’avoir conduit au port a travers tant d’ennemis. Mais Perrault n’etait pas mort sans posterity. Un critique ingenieux et paradoxal, un mediocre poete, voulut, lui aussi, avoir son Homere. II lut Ylliade dans la traduction de Mme Dacier, l’abregea, la versifia, et Mme Dacier regut un matin a son lever, Ylliade de M0 de La Motte, poeme en douze chants, precede d’un Discours sur Homere. Ce petit volume donna naissance a la seconde periode de la guerre des anciens et des modernes, qui, comme la premiere, dura plus longtemps que le si6ge de Troie. Elle pr6ceda la mort de Louis XIV, elle n’6tait pas 6teinte a la Fin de la Regence.

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