TROISIÈME PARTIE
CuaPitTRE PREMIER. — La période dite de l'émigration canadienne aux États-Unis. — Elle remonte à la guerre de l'Indépendance, — Les patriotes de 1S37. — Le flot de l'émigration de 1865 à 1890. — La province de Québec menacée. — Cris d'alarme, — L'équilibre se rétablit. — Les causes de l'émigratlion canadienne. — Elles sont multiples et d'un ordre purement économique. — L'industrie américaine. — Les millions à l'œuvre, — L'ouvrier canadien bienvenu. — Ses éminentes qualités appréciées, — Le territoire envahi par l'émigration canadienne. — Circonstances heureuses de sa situation — Le groupement des nôtres, — Condition précaire des Canadiens à leur arrivée aux États-Unis. — Danger pour eux de perdre la loi. — Le salut Me ie
CuapirRe Il, — Mer L. de Goesbriand, évêque de Burlington. — Les démarches de ce digne évêque, infructueuses au Canada, réussissent en Bretagne, — Il revient à la charge en 1869. — Le « Protecteur Canadien ». — Extraits d'une lettre ouverte, — Le bon pasteur ne voit que ses brebis. — Arguments décisifs en faveur des paroisses nationales aux États-Unis. — Futilité des objections qu'on oppose à la thèse, — Un tableau peu en harmonie avec les vues trop flatteuses d'un haut personnage ecclé-
siastique, — Ieureuses dispositions des émigrants canadiens si abandonnés qu'ils puissent être, — Leur foi se ravive au premier souffle d'en haut. — Plymouth. — Un exemple entre mille,
— Des brebis sans pasteur Vo NE EL nee Ni pa ne DE
CHapiTRE LE — Quelques paroisses canadiennes. :vant 1850. dans le Vermont. — Une requête des Canadiens de Burlington. — Opposition irlandaise, = Modération des Canadiens. — La paroisse Saint-Joseph. — Un exemple contagieux. — Saint-Fran-
cois-Xavier de Winooski. — Générosité admirable des Canadiens de cette localité. — « Pour réussir avec les Canadiens, il faut leur donner des prêtres canadiens. » — Multiplication des congrégations canadiennes dans la Nouvel'--Angleterre, de 1869 à 190. — Les obstacles surgissent et une : pposition se forme. — Notre- Dame de Lourdes de Fall-River devient le point d'attaque, — Résistance invincible de cette paroisse. — Appel à Rome. — Décision du préfet de la Propagande. — Les eflets probables du Statu quo. — Tristes conséquences de l'assimilation à Grands- Rapids, Michigan. — La réponse de Rome, fave.able, en somme, aux émigrants, ouvre une ère de prospérité à l'élément francoaméticnin NE 4 alarme eus MONTE cime Te
Cnawrue IV. — l'rogrès numérique de la race française dans le passé. — Une population stupéfiante pour l'avenir. — Les chiffres de la population franco-américaine de 1891. — Hs doivent être exacts. — Ceux de 1908. — Un cercueil préparé trop tôt. — Progrès des établissements religieux. — Trois congrégations dont les immeubles sont évalués à 2 000.000 dollars. — Saint- Antoine de New-Bedford, — Les deux Attleboro. — Saint-Jacques de Taunton. — La cauctte se refuse à porter les vieux habits de lainée. — Une fière détermination, — Une paroisse mieux dotée qu'un diocèse. — Saint-Georges et Saint Augustin de Manchester, — Encore des chiffres, mais combien éloquents. — Progrès spirituels, — Charité bien ordonnée commence par soi même. — Les Canadiens vont à l'église, — Leur langue dans la chaire de vérité. — Les prêtres pas en nombre suffisant dans
nos paroisses, — Tout de ième, de nombreux convives vont à la Table Sainte. — Les sociétés religieuses. — On aurait tort de les transformer. — Vertus chrétiennes des Canadiens aux États- Dnisi = COonviUsion se Ce omis sie ;
Cuarrruæ V. — Sociétés franco-iméricaines, ce qu'elles furent au début. — Une sociélé nationale sous le nom d'Union Saint- Jean-Baptiste d'Amérique. — Progrès numérique de cette société et superbe élan vers l'action sociale catholique. — Une conjuration organisée contre ses officiers généraux. — Le congrès de Manchester, — L'administration de l'Union dénoncée à la commission des Assurances dans l'État de New-York et du Massachusetts. — Verdict des commissaires. — Une surprise. — Le Rhode Island entre en scène. — Deux liquidateurs d'un règne éphémère. — Un commissaire enquêteur peu pressé. — Concelusion. — Les autres sociétés nationales. — Services éminents qu'on pourra en attendre, — La Presse dans le monde. — Le journalisme franco-amérieain, un témoignage d'orthodoxic pour notre nationalité. — Ses écarts dus à des circonstances particulières. — Les Canadiens et la politique américaine. — Pourquoi sont-ils républicains. — Leurs doctrines économiques. — Le socialisme et l'anarchie en sont pour leurs frais avec nos compatriotes. — Qui pourrait contester leur civisme”? Le rang des
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Canadiens des États-Unis dans l'échelle financière. — L'idéal américain sous la forme d'un veau d'or. — Celui du Canadien, moins tangible, est la cause d'une éducation plus spéculative. — Aurea mediocritas. — Élfet délétère de la richesse sur quelquesques-uns de nos compatriuies . MO AOC MAL De M Cuarirne VI. — CommentlE glise américaine s'est développée dans le passé. — Ses progrès dus à l'immigration. — Les principales nationalités catholiques qui la composent. — Recensement de 1996. — Population totale des catholiques américains, — Ceux de langue anglaise. — Ceux des langues étrangères. — Le recen: sement de 1906 complet, mais nécessairement inexact. — Principaux groupes catholiques non anglais. — Leur nombre l'emporte de beaucoup sur les statistiques oflicielles, — Ceci est tout spécialement vrai pour les Franco-Américains. — Une méthode erronée de dénombrement., — Une ditférence de ?2,3 pour 100. — 1.651.651 Américains de langue française. — Quelques centaines de milliers des nôtres manquent à l'appel. — L'esprit national chez nos Canadiens des États-Unis. — Que sera l'avenir? — Considérations rassurantes. — Les communautés religieuses franco-américaines, — La Sœur canadienne ou francaise CuarirRe VIL — L'assimilation dans son sens le plus large. — Celle qui opère dans le domaine religieux. — Deux voix autorisées de l'épiscopat américain. — La pratique de l'Église américaine, — Interview par M. Paul Bourget, — Les vues de Mer Ireland, — Un danger réel à conjurer, — Les États-Unis devenus le rendez-vous des peuples de l'Europe. — Le rôle des Irlandais. — L'épiscopat leur revient de droit. — Campagne assimilatrice à l'école, à l'église. — Malaise qui en résulte, — Le prêtre canodien, un obstacle. — Système méthodique de perséeution. — Le décret du 11 avril 1885. — Les elfets de l'assimilation. — Désastres spirituels produits chez les Irlandais des États-Unis. — 20.000.000 d'apostasies en temps de paix. — Ce peuple admirable empoisonné par l'ambiance. — Les conséquences de l'anglicisation plus terribles encore pour les nôtres. — Les Canadiens de l'État de New-York et du Connecticut. Ce que pensent de l'assimilation les 500 prêtres canadiens des États-Unis. — Opinion de l'auteur. — De quel droit veut-on nous ravir notre | ngue ? — Crois et meurs. — Objections réfutées. — IL est temps d'en finir, — Ce que nous voulons en somme . CuarirRe VILL — Un parallèle entre deux peuples. — L'hrroïque Irlande. — Elle a suivi les pas du lion britannique à ‘ruvers le monde, le flambeau de la foi à la main. — Caractère irlandais légèr:ment déformé par le succès, — Pat est un trésor quand il n'est pas gonilé. — Le Canadien, un produit du grand sicele de Louis XIV. — Son passé glorieux l'a rendu fier, et tier ilest resté, — Malgré tout. il conserve de vastes aspirations, — Lui parler d'anglicisation l'horripile. — Scène de Notre-Dame de Montréal, — Mer Bourne, archevèque de Westminster. fait une
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déclaration sur la brûlante question des langucs. -- Réponse magistrale de M. Henri Bourassa, — Un Mirabeau chrétien. — Le clergé irlando-américain. — Quelques ombres au tableau. — Le modernisme existe-til aux États-Unis? — Les bals paroissiaux. — La natalité dans les paroisses de langue anglaise. Une école irlandaise à New-York. — Un arbre immense, mais vermoulu ; un arbuste plein de sève — Conclusion . . . . . ‘313 CuariTRe IX. — Le « Corporation Sole » dans le diocèse de Portland, Maine. — Décision de la Congrégation du Concile, — Les écoles paroissiales aux États-Unis. —. Système de l'absolutisme, — Une commission scolaire élective semblerait opportunce. — L'avenir des Franco-Américains. L'Amérique du Nord, une mer saxopne. — [1 n'y a pas lieu de désespérer pour la race française fixée aux États-Unis. — Aspirations qui peuvent sembler utopistes. — Elles reposent néanmoins sur une base solide. — Réponses aux objections. — Le but de l'auteur de cet ouvrage : Une hymne chrétienne, commencée il y a trois siècles, qui doit
se continuer à travers les âges... . . . 331
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