JACQUES ET PIERRE DESANDROUIN
Ancêtres de Jacques et de
Pierre Désandrouin .
ean-Jacques Désandrouin descendait en ligne directe , à la huitième génération , de Jean Waiin Désandrouin , gentilhomme du baillage de Clermont, au duché de Bar, qui vivait vers 1500, et de Nicole de Guibour (1). — Jacques était fils de Gédéon Désandrouin, seigneur d'Heppignies, de Lodclinsart et de Longbois, et de Marie deCondé, Tun et Tautre morts à Lodelinsart près Charleroy (Belgique) (2).
(t) A. Dinaux. Archives du Xord (les Hommes et les choses), 1" série p. t.— Notes de Madame de Cunchy.
(2) Idem. — Idem. — Desart. Recueil de généalogies, etc., (supplément) p. 552. — Etat-civil de Lodelinsart.
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Gédéon avait été créé vicomte par l'empereur d'Autriche, le 1 k novembre 1733, et fait membre de l'État noble deNamur(l).
Jacques Jacques Désandrouin est né à Lodelinsart, le 25 mai 1682 (2); vicomte,
Désandrouin. * ' \ / ?
Sa naissance, après son père, bailli héréditaire de Charleroi (3), seigneur d'Heppignies , de
Sa position . . . ■
Lodelinsart, de Caslillon, de Longbois, et de Villers-sur-Lesse (4), membre de rÉiat noble de Namur (5), Jacques Désandrouin servait cependant en France en qualité de capitaine de dragons dans le régiment de Flavacour (6), et postérieurement, comme capitaine à la suite de Palenciennes (7).
A la même époque, son frère Pierre, dont nous allons parler, avait une verrerie à Fresnes. Jacques , propriétaire du château de ce village, l'habitait pendant Tété. — Nous devons, sans doute, à ces circonstances, et à des relations de bon voisinage avec Pierre Taffin (8), la détermination que prit Jacques de rechercher, dans nos pays, le combustible qu'il fesait exploiter, comme déjà nous l'avons dit, dans ses domaines de Belgique (9).
Ses travaux Pierre et Christophe Mathieu, fils de Jacques Mathieu, premier directeur des
dans lo ' . , .
Hainaut fran- mines de Fresnes, et, après eux le subdélégué de l'intendant, à Valenciennes,
Scm caractère nous montrent Désandrouin obtenant, une concession sous le nom de Désaubois,
et se mettant à la tête d'une Compagnie qui vint chercher la houille dans le
(I) A. Dinaux. Archives du Nord, (les Hommes et les Choses), I" série p. I. — D'après les notei de Madame la comtesse de Cunchy, ce serait à Jacques que l'empereur aurait donné le litre d«* vicomte. Nous préférons la version de M. Dinaux, parce que nous avons vu, par les actes qui nous sont passés par les mains (Voir aux pièces justificatives) que Jacques n'est qualifié de vicomte qu'aprè* la mort de son père, (1er décembre 1735).
[i) Etat-civil de Lodelinsart.
(3) Mémoire de Cernay contre Désandrouin, p. I.
;i) Etat-civil de Lodelinsart. — Dcsart. Supplément p. 382.
(5) Desart. Supplément p. 352. — A. Dinaux. Archives du Nord.
'6) Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 1. : Arrêt du 29 mars 1755. (Pièces justificatives).
[8) Voir ci-apres la notice sur Taffin.
9 Voir t. 2 p. 24.
Hainaut français (1). — Les mémoires de sa Compagnie, et tous les auteurs après eux, nous disent qu'il fut Fauteur du projet de cet établissement, dans lequel il a mis plus de 100,000 écus (2).
Il avait, disent les mémoires du tems, « une connaissance particulière des mines et la manière de les exploiter, et la prudence de ne prendre avec lui que des personnes intelligentes et expérimentées. ... il a été présent aux opérations nuit et jour, il s'y est adonné avec une application singulière » (3).
Il était « aussi expérimenté qu'intelligent dans la recherche, la découverte et l'exploitation des mines de charbon de terre » (A).
Le vicomte Désandrouin , dit Morand, qui Ta personnellement connu, « vieillard aimable et respectable , n'a besoin que d'être nommé. L'avantage qu'a retiré, une de nos provinces entières de son expérience consommée dans tout ce qui concerne la houillerie est assez frappant pour lui mériter le titre de Bienfaiteur du Hainaut français (5) . » — « On peut voir, dans le journal économique de 1752, les détails » des travaux de la fosse du pavé « qui doivent rendre la mémoire de M. Désandrouin immortelle dans le Hainaut » (G).
« Il joignait, dit Pajol Descharmes, aune grande fortune, des connaissances très étendues sur l'art des mines » ; <( le zèle qui l'animait pour le bonheur de son pays était bien connu » (7). — Il atteignit son but, dit M. de Bonnard, « après avoir été plusieurs fois abandonné par ses associés et obligé de former de
(1) Pierre Mathieu. Mémoire sur l'établissement de l'entreprise, 1752. — Christophe Mathieu. Projet d'une seconde entreprise, 1758. — Mémoire sur les mines et minières de la subdélégation de Valenciennes, 1 765.
(2) Mémoire de Désandrouin contre de Cernay, p. 2, 5 et 73. (5) Mémoire par demandes et réponses, p. 8 et aussi p. 38.
(4) Mémoirepar demandes et réponses, p. 48.
(5) Morand. Introduction p. III.
(6) Idem, t" partie p. 145.
(7) Pajot Des-charmes p. 307.
nouvelles compagnies, après avoir lui-même sacrifié à celle entreprise une grande partie de sa fortune » (1).
Tel était Jacques Désandrouin, en quelque sorte el pour ainsi dire chef et moteur de la Compagnie qui fit la découverte de la houille à Fresnes et à Anzin (2), Jacques Désandrouin à qui Ton doit aussi la découverte du charbon à Vieux-Condé, (3), qui lutta, avec tant de vigueur, contre les concurrens que lui suscitèrent ses succès, (4), qui fut placé le premier sur la liste des régisseurs de la Compagnie d'Anzin (5). — On doit, en faveur des services signalés qu'il rendit au pays, lui pardonner cet esprit d'envahissement et de monopole que nous lui avons vu parfois déployer (G). La rare persévérance, le courage à toute épreuve dont il était doué, joints à un incontestable mérite, sont en quelque sorte inséparable d'un esprit d'autant plus dominateur qu'il a le sentiment de sa force et de sa supériorité.
sa mon. C'est en novembre 1 757 que fut créée la Compagnie d'Anzin par la fusion des
intérêts rivaux. Sa première concession lui fut accordée en mai 1759 (7). — Jacques Désandrouin, comme s'il eût alors accompli sa tâche, mourut deux ans après, le 1 G novembre 17G1 , à Lodelinsart où était né et où il fut enterré, dans le chœur de l'église delà paroisse. Un tombeau, qui n'existe plus, y avait été
Sa femme, élevé à sa mémoire (8). — Il avait épousé, le 12 août 1736, Jourdaine- Magdeleino— Julie Letiran (9), fille du marquis de Villers, chevalier de St. -Louis et capitaine d'infanterie (10). Elle mourut, le 27 mars 1805 (11).
(1) Notice sur les diverses recherches de houille entreprises dans le déparlement du Pas-de-Calais. (Journal des mines. 1809. t. 26 p. 426).
(2) Voir t. 2. p. 23.
(5) Idem. p. 77 et suiv.
(4) Idem. p. 99 et suivantes.
(5) Idem. p. 127.
(6) Idem. p. 58, 93 et suivantes, 121 et 238. (7J Idem. p. 137. — Arrêt du 1er mai 1759.
(8) Notes du M. de Chertemps.
(9) Notes de M. Séguin.
(10) Desart. Supplément p. 352.
(1 t) Notes de M. Séguin.
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De ce mariage sont nés sept enfants: quatre fils, — Jean-Marie Stanislas^ — Alexandre, — François-Théodore, — Pierre-Benoit, — et trois filles: — Magdeleine-Sojjliie, morte baronne de Briffeuil, — Françoise-Joseph, morte comtesse cTEspinois , — et Joseph-Emilie, morte baronne d'Osquercq (I).
Jean Marie Stanislas fils de Jacques.
Jean-Marie Stanislas, plus tard marquis Désandrouin, seigneur d'Heppignies, de Lodelinsart et de Caslillon, membre de l'Étal noble de Namur (2), naquit à Charleroy, le 7 mai 1733 (3), — Stanislas succéda à son père dans ses intérêts et sa position aux mines d'Anzin (4). Cette circonstance lui fit abandonner la Cour de Vienne où il avait été fait chambellan de l'empereur (5). — Fixé dèslors en France, il fut fait chevalier de Malte, et plus tard, sous l'empire, Membre du Grand Collège électoral du département du Nord (6). — Il avait épousé Joséphine Walkiers, avec laquelle il ne vécut point. Après la révolution il y eut divorce entre eux.
Stanislas eut, d'une des filles de Servandoni, deux filles, connues sous le nom de mesdemoiselles de Fontenelle, honorées et bénies de ceux qui les ont approchées, à cause des bienfaits qu'elles répandirent autour d'elles durant toute leur vie qu'elles passèrent à Paris. — Leur mère, qui se fesait appeler madame Dennclerre, refusa, à cause de la différence de leur position respective, la main du marquis Désandrouin (7) , qui , en l'an XI , épousa en secondes noces
(t) Notes de Madame de Cuuchy.
(2) Dinaux. Archives du Nord (les Hommes et les Choses).
(5) Notes de M. Séguin.
(4) Contrat de société de la Compagnie d'Anzin, art. 9.
(5) Dinaux. Archives du Nord.
(6) Letlre de faire part de la mort de Désandrouin.
(7) Servandoni, architecte de l'église de St.-Sulpice , avait deux filles, dont lune épousa le célèbre acteur Larive, l'autre était actrice à l'opéra de Bruxelles; pat son talent et son caractère elle s'était fait une position telle qu'elle fréquentait et recevait la meilleure société. (Renseignements particuliers).
Lonisc-Joseph Chalgrin, fille do l'illustre architecte Chalgrin, et femme divorcée du libraire Saugrain (1).
Stanislas mourut, sans enfans légitimes, dans son château de Fresnes, le 3 août 1821, âgé de 83 ans, et repose dans le cimetière de la commune où un mausolé lui a été élevé. — On y lit , sur la face de gauche: « il fut le conservateur des mines que son père avait découvertes, le soutien et le père de leurs nombreux ouvriers. Son nom est Téloge de sa vie, son souvenir est dans tous les cœurs » (2).
Ce fut en effet Stanislas Désandrouin qui releva rétablissement créé par son père et détruit par les autrichiens eu 1792 (3). — Par une coïncidence bizarre, le jour de ses obsèques était aussi le jour de la fête du village où il avait fait tant de bien ; cette commune, par un juste sentiment des convenances, ajourna ses réjouissances publiques (4). — Stanislas laissa les débris de son immense fortune, dissipée par la prodigalité de sa seconde femme , aux enfans que madame Désandrouin avait eu de M. Saugrain , son premier mari ; ils iront conservé aucun intérêt dans les mines d'Anzin; — Stanislas avait donné précédemment 6 deniers d'intérêts dans ces mines à ses deux filles qui , à leur mort, les léguèrent aux héritiers légitimes de leur père.
Autres Des autres enfants de Jacques Désandrouin, quatre moururent, comme Jean-
de Jacques* ^ar'e Stanislas, sans postérité: Alexandre, François-Théodore, dont nous
Désandrouin. reparlerons tout-à-Plieure , Magdeleine-Sophic , et Joseph-Emilie, baronne
d'Osquercq (5). — Françoise-Charlotte, mariée au comte d'Espinois, eût un fils
mort aussi sans postérité.
Pierre Benoit, dont nous aurons aussi à reparler dans un instant, épousa Caroline de Nenny, dont il eût une fille, la dernière du nom Désandrouin; elle
(1) Notes de M. Clément.
(2) Notes de M. Séguin.
(5) M. Dinaux (Archives du Nord) dit bien que ce fut après les troubles do la révolution, mais il n'indique pas la cause de la ruine des établissements de la Compagnie. Ce furent les Autrichien? qui les dévastèrent, comme nous le dirons dans la suite de cette histoire, si nous publions une suite.
(4) Dinaux. Archives du Nord.
(5) Notes do Madame do Cunchy.
épousa le comte de Liédekerke Beaufort , lieutenant-colonel au service de France , plus tard conservateur des eaux et forêts, puis membre de la première chambre des Etats-généraux, Maréchal du palais et Intendant des bâtiments royaux dans les Pays-Bas. — De ce mariage naquirent deux enfants encore vivants: l'un, M. le comte de Liédekerke Beaufort , sous-préfet sous l'Empire, et successivement ambassadeur du Roi des Pays-Bas près la Confédération Helvétique, le Saint-Siège et la Cour de Sardaigne, membre de plusieurs ordres, retiré actuellement à Namur ; — Tautre, madame Ermelinc-Maximilienne-Sophie comtesse de Liédekerke, veuve de M. le comte de Cunchy ; celle dame habite la terre de Villers-sur-Lesse , province de Namur, à laquelle a été attaché le titre de vicomte accordé à Gédéon Désandrouin (1).
M. de Liédekerke a un fils, membre de la Chambre des représentants de Belgique, et une fille, madame la baronne de Béeckman. — Madame de Cunchy, dont le mari était officier supérieur de cavalerie de Pex-garde royale de France, a trois fils dont deux nés à Hardinghen.
Pierre Jacques Désandrouin avait trois sœurs et un frère , Pierre Désandrouin
Désandrouin ^ . , . ,..,,. ,
Desnofiios Desnoelles, ecuyer (S) , dont il a ete question au commencement de cette jarquelT histoire (4); il est né à Lodelinsart et, paraîtrait -il, en 1710 (5).
Ses travaux Pierre était établi dans le Hainaut français antérieurement à la formation de la
Hainaut Compagnie qui y trouva la houille. — Nous venons de dire qu^l avait une
français. verrerie à Fresnes; citait la première connue dans Parrondissement de Valen-
ciennes (6). Un arrêt du Conseil du 18 mars 1717, confirmé par un autre du
(1) Notes de Madame de Cunchy. — Notes de M. Tilliez. — Notes de M. de Liédekerke. (2) Idem.
(3) Arrêt du 27 août 1726. (Pièces justificatives).
(4) Voir t. 2. p. 24.
(5) Nous ne sommes pas sûr de ce renseignement.
(G) M. A. Dinaux, dans les Archives du Nord, et M. Dupont, avocat, dans le discours qu'il prononça sur la tombe de J. Al. Désandrouin, attribuent à ce dernier la création des premières verreries. C'est une erreur dont la preuve va suivre.
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]l quitte le Hainaut pour le
CoUonnois.
Sa mort.
Théodore Désandrouin
neveu de Jacques et de
Pierre.
1 1 juillet 1 724, lui accorde îles privilèges et exemptions en qualité de maître de verrerie (1).
Après avoir coopéré à la découverte de la houille à Fresnes, et à Anzin, Pierre Désandrouin se relira de la société (2). Plus tard, il fut momentanément associé à son frère Jacques pour les recherches à Vieux-Condé (3).
Pierre Désandrouin ne quitta toutefois les mines du Hainaut que pour s'occuper de celles du Boulonnois. — François-Joseph Désandrouin, seigneur du Longbois, probablement aussi originaire de Lodelinsart, et parent des frères Désandrouin dont il est ici question , avait acquis , du duc d'Aumont , les mines de houille d'Ardinghen (4). Il était mort dans ce village, qu'il habitait, le 7 mai 1731, à Page de 35 ans (5). — Pierre vint lui succéder, lit prospérer ces mines (6) et mourut aussi à Hardinghen , le 29 mai 1764 (7). — Il avait épousé à Fresnes , en 1732, mademoiselle CarondelctdeNovelles (8), et n'eut point d'enfant. — Il légua ses mines et ses autres propriétés d'Hardinghen à François Théodore Désandrouin, son neveu (9).
François -Théodore , Chambellan de l'empereur d'Autriche, chevalier de Malte (10), vicomte et baron d'Ardres (11), fut, en 1789, député aux États—
(I) Recueil des édits, etc., enregistrés au parlement de Flandre, t. 10. p. 161. (2j Voir t. 2 p. 58.
(j) Idem. p. 77.
(4) Notes de M. Tilliez. — Mémorial de Dumont» — Voir sur ces mines lo t. 2. p. 3j5.
(o) Notes de M. TiUiez.
(6) Notes de Madame de Cunchy.
(7) Notes de M. TiUiez.
(8) Notes de M. Séguin.
(9) Notes de Madame de Cunchy.
(10) Idem.
(II) Notes de M. Tilliez.
généraux, par la noblesse du Baillage de Calais et A rares (1). Il fut l'un de ceux qui se joignirent les premiers au tiers-état. Il y suivit le duc d'Orléans avec le duc d'Aiguillon, le marquis de la Tour Maubourg, le comie de Montmorency, Alexandre Lameth , elc (2). — Théodore mourut célibataire à Hardinghen , le 28 juillet 1802. Il fut inhumé dans le cimetière de la paroisse. — Désandrouin de Longbois dont il vient d'être parlé, repose dans l'église, — et Pierre Désandrouin-Desnoëlles , qui lui succéda , dans la chapelle de la Vierge qu'il avait fait construire et qui avait été achevée en 1 752 (3).
Pierre-Benoit Les mines d'Hardinghen, à la mort de Théodore Désandrouin, passèrent aux
Désandrouin , P , „. ~ . . , . . ,
autre neveu mains de son trere Pierre-Benoit , et de ses sœurs (4). — Pierre-Benoit de Jacques et Désandrouin, Chambellan de l'empereur d'Autriche, avait épousé Caroline de
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Nenny, fille du comte deNenny secrétaire intime de Marie-Thérèse. — Une fille deUéd^kerke naclu't ^e ce mariage ; elle épousa le comte de Liédekerke Beaufort (5). — mie de Benoit; Pierre-Benoit mourut à Venise en 1811. — Le comte de Liédekerke, son
dernière du
nom gendre, acheta toutes les parts qui n'étaient point dévolues à sa femme, en qui,
Désandrouin. , ,., „ .. . . , , . „ .
comme déjà nous 1 avons dit, nnil le nom de Désandrouin. — Leurs enlans, le
comte de Liédekerke et madame de Cunchy , vendirent, en janvier 1838, leurs
intérêts dans les mines d'Hardinghen, à la société houillère de Fiennes, dans
laquelle ils s'intéressèrent pour un assez grand nombre d'actions (6).
Le beau château d'Hardinghen, bâti par un Désandrouin, on croit en 1720, appartient toujours à la famille (7). — Il n'en est pas de même de celui de Fresnes qu'habitèrent successivement Jacques Désandrouin et son fds Stanislas. Il a été vendu en deux lots et acheté, l'un par M. J. Lenglé dont la femme
(1) Introduction aux Mémoires de la Révolution Française. T. 2. p. 48i {•2) Histoire de la Conjuration d'Orléans, t. 1. p. 299.
(3) Notes de M. Tilliez.
(4) Idem.
(5) Notes de Madame de Cunchy.
(6) Notes de M. Tilliez.
P) Idem.
•senti 12 §ggi**
descend de Jacques Mathieu qui aida Jacques Désandrouin à créer l'exploitation des mines du Hainaut , et l'autre moitié par M. Renard , fils du premier agentgénéral de la Compagnie d'Anzin, après la révolution de 1789, qui aida Stanislas Désandrouin à rétablir cette même exploitation , dans laquelle les derniers descendants des Désandrouin sont de nouveau intéressés, depuis quelques années , ainsi que nous l'avons dit plus haut.
Généalogie n" 1 .
Gédéon Désandrouin , no à Lodelinsart (Belgique), en 1G40, mort au même lieu le 2 juillet marié , le 2 juillet 1G80 , à Marie de Coudé, morte à Lodelinsart le V décembre 1741