EMMANUEL DE CROY
La maison Ue Croy.
A maison de Croy, dit le géne'alogisle du roi Charles X , est du nombre de ces grandes familles dont le nom et l'existence politique se trouvent lies depuis plusieurs siècles à tous les événements remarquables de l'histoire ....
« Admise à siéger, parmi les princes, aux diètes de l'empire depuis l'année 148G, longtemps avant celle époque, et depuis sans interruption, la maison de Croy n'a pas cessé d'être appelé aux places les plus éminentes du clergé, de la diplomatie, de la cour et des armées, en France, en Bourgogne, en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.
« Elle a donné deux cardinaux un tuteur et gouverneur de la
personne de l'empereur Cliarles-Quint , grand chambellan, grand amiral et premier ministre de ce monarque; un grand chambellan et premier ministre de Philippe— le— Bon, duc de Bourgogne ; un grand maître et plusieurs maréchaux de Pempire; un grand écuyer du roi d'Espagne, et un dignitaire de la même charge près d'Emmanuel Philibert, duc de Savoie, en 1555; un gouverneur général des Pays-Bas en 1573; treize généraux des armées bourguignonnes, impériales et espagnoles, et sept généraux au service de France ; un généralissime des armées du czar Pierre Legrand ; quatre chefs du conseil des finances aux Pays-Bas, et un surintendant des finances de Philippe III, roi d'Espagne ; enfin un grand nombre d'ambassadeurs et de ministres plénipotentiaires aux diètes de l'Empire, en France, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Le gouvernement du duché de Brabant et des comtés de Flandre et de Hainaut a été, pour ainsi dire, héréditaire dans celte maison. Deux de ses branches sont, depuis plus de deux siècles, en possession de la grandesse d'Espagne, et elle offre l'exemple unique, même parmi les maisons princières où l'on remarque le plus d'illustrations, de compter 28 chevaliers de la l'oison d'Or, depuis l'institution de cet ordre. » (1)
Par ces lignes que nous venons de transcrire, on voit que les Croy, s'ils ne pouvaient faire remonter leur origine à Noé, ni même à Attila, comme dit-on, la famille en avait la prétention (2), les Croy n'en devaient pas moins être des plus puissants seigneurs du pays.
(1) De Courcelles. Histoire généalogique et héraldique 182" . (Généalogie des Croy t. 8, p. 2.)
(2) M. Regnard (Examen du droits des seigneurs p. 28G.) raconte qu'avant la révolution, l'on voyait dans la bibliothèque du château de l'Hermitage, près Condé, appartenant aux princes do Croy, deux tableaux : — « L'un représentant la Sainte Trinité dans une gloire, et un peu plus bas, sur la môrne ligne, la Vierge Marie et un ancien duc do Croy, celui-ci se carrant dans un riche fauteuil, celle-là seulement assise sur un modeste pliant. Cependant, le duc tenait sa loque armoiriée à la main, mais son interlocutrice fesait un geste dont le sens était complété par la banderole sortant de sa bouche et sur hquelle on lisait: « couvrez-vous, mon cousin » politesse à laquelle le duc répondait : « ma cousine, c'est pour ma commodité, a
« Le pendant de ce tableau représentait un épisode du déluge. Noé et ses enfants étaient vus dans l'arche vers laquelle nageait un homme dont les forces semblaient épuisées. Il ne se servait toutefois que
Les ayeux d'Emmanuel .
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Celui qui fait l'objet de celle notice descendait de Philippe de Croy, premier comte de Solre, qui eut pour fils Jean de Croy né le 14 février 1588, mort à Madrid le 9 mai 1638. ■ — Jean de Croy avait épousé, le 12 juillet 1608, Jeanne de Lalaing, qui lui avait apporté la seigneurie de Frcsnes et les deux fiefs nobles de Condé dits du château et de Bailleul. Elle avait hérité ces deux fiefs, jusques-là séparés et désormais réunis, en 1604 et 1618 (1). — Le père d'Emmanuel était Alexandre- Emmanuel, né à Bruxelles le 28 décembre 1676, mort à Condé le 31 octobre 1723, grand veneur héréditaire du Hainaut, lieutenantgénéral des armées du roi (2).
militaires.
Emmanuel. Emmanuel de Croy, Prince de Solre, de Mœurs et du St. -Empire, grand
veneur héréditaire du Hainaut, seigneur de Condé et des villages environnants,
Sa naissance, naquit à Condé le 23 juin 1718. — Mousquetaire en 1736, colonel
Ses services du régiment de Roussillon en 1738, il assista, en 1742, comme prince de l'Empire, à l'élection de l'empereur Charles VII. Brigadier de cavalerie en 1745, maréchal-de-camp en 1748, il commanda, à partir de 1757, les troupes qui se trouvaient en Artois, en Calaisis, en Picardie et dans le Boulonnois. Fait chevalier des ordres du roi et lieutenant-général en 1759, gouverneur de Condé en 1763, il devint grand d'Espagne de première classe et duc de Croy
de Tune da ses mains pour se soutenir sur l'eau, dans l'autre, tendue vers Noé, il tenait irti rouleau de parchemin ou de papyrus et sur la banderole on lisait: « Si vous ne voulez pas me sauver, au nom de Dieu sauvez au moins les archives de la maison de Croy. »
« Il existe un volume, petit in-folio, contenant la généalogie de la maison de Croy, et le dessin des villes, châteaux etc , sur lesquels elle a eu des prétentions et des droits. Ce recueil fut gravé à la requête et aux frais d'un des membres de cette famille, par Jacques de Bye. On y voit figurer couronne en tète et sceptre à la main, un grand nombre de rois de Hongrie, dont les Croy se prétendent les descendants et les hoirs. Tuis le farouche Attila, puis le vaillant chasseur Nemrod, puis, en remontant toujours, on arrive ainsi jusqu'à la souche dont l'authenticité n'est pas contestable, si l'on admet avec la Genèse, que tout le genre humain n'a eu qu'une commune origine. Ce sont, en effet, Adam et Eve qui figurent sur la première page de la généalogie de Croy. »
(1) Histoire de la ville de Condé. p. 85, 1 05 et 171.
(2) Idem. p. 171. — Decourcelles. Histoire généalogique et héraldique, (généalogie des Croy p. "i ) De Sars. Lettre C, p. 715.
en 1 767 par la morl du duc de Croy comte de Rceux. Il fut élevé à la dignité de maréchal de France, en 1783 (1).
Emmanuel de Croy, qui s'était trouvé à 13 sièges (2), avait servi sous le maréchal de Maillebois, avec le maréchal de Seckendorff, sous le duc d'Harcourt dont il épousa la fdle, sous les maréchaux de Saxe, de Belle Isle et de Soubise. Il salait distingué à la bataille de Fontenoy où il avait été complimenté par Louis XV sur le champ de bataille (3) .
Fait élever le La paix n'amenait point pour lui le repos. Les travaux de la guerre « ne pou- THermitage. va'enl sulïire à l'ardente activité du prince. )> A peine âgé de 30 ans et « ne sachant plus que devenir » il projetait de grands voyages. C'est alors qu'il prit la résolution de faire travailler à son château de Condé et faire de l'hermilase « une jolie campagne. » Il y fut déterminé par diverses considérations. « Tout « cela, dil-il en les racontant, excita mon envie de faire une folie sage en « m'ajuslant une belle demeure. » Le prince ne prévoyait pas qu'il y séjournerait si peu. Il balança entre SoIre-le-Château et Condé; mais une fois décidé pour rilermilage, il régla tout, traça les constructions sur le terrain, et les travaux, commencés en avril 1749, furent terminés, malgré la fréquence et la longueur de ses absences, en octobre 1772: c'est le beau château que l'on voit aujourd'hui dans la forêt de Condé, à gauche de la route et à moitié chemin de Condé à Bonsecours. » (4)
Particularités Ce fut à l'ermitage que l'on signa, comme déjà nous l'avons dit (5), en 1 757, l'Hermitage. le contrat de société des mines à charbon d'Anzin. Ce fut là que le duc reçut
(1) Decourcelles. Histoire généalogique et héraldique (généalogie dos Croy p. 7i ot suiv.) — Cornu. Notice historique sur le duc de Croy. (Mémoires de la société d'Agriculture etc., de Valenciennes , t. 7. p. 117 et suiv.)
(2) DeSars. Lettre C. p. 718.
(5) Decourcelles. Histoire généalogique et héraldique. — Cornu. Notice historique sur le duc de Croy.
(4) Nous empruntons tous ces détails à la notice historique sur le duc de Croy, par M. Cornu.
(5) Voir t. 2. p. 125.
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Travaux publics fails
par Emmanuel.
Condorcet , secrétaire de l'académie des sciences. Le célèbre académicien venait trouver le duc de Croy pour le consulter sur la question du canal de St -Quentin, * contre lequel il était et que le duc soutenait. » — Le duc de Croy toutefois n'habita l'ermitage d'une manière un peu continue qu'en 1769 et 1770. Ce château fut alors « le rendez-vous d'une foule de personnages marquants et d'hommes du premier mérite. On y comptait quelquefois plus de 30 maîtres logés au château, avec leur suite, et la salle dans laquelle on jouait la comédie contenait souvent plusieurs centaines de personnes des contrées voisines. C'était un petit Versailles, moins le Parc-au-cerfs » (I).
Le duc de Croy, absent ou présent, s'occupait sans relâche des améliorations que réclamait son pays. — Nous avons vu la part qu'il prit à la création de la compagnie d'Anzin (2), dont il continua de s'occuper autant que le lui permettait les devoirs de ses charges (3). — Nous avons vu qu'il construisit à ses frais la plupart des routes qui avoisinent la ville de Condé (4). — En 1751 il avait fait commencer la reconstruction de l'église paroissiale de cette ville, achevée en 1756. Celle église n'existe plus aujourd'hui. — On lui doit aussi l'hôtel-deville de Condé. En 1773 il en arrêta les plans dressés par l'ingénieur Dubuat de Condé. Il en posa la première en 1774, le monument fut achevé en 1779 (5).
Canal duJard.
« Jusqu'alors (1770), la plus grande partie des environs de Condé étaient inondés pendant la mauvaise saison et quand il survenait un orage. Pour remédier à cet inconvénient désastreux, on conçut le projet d'un canal de dessèchement prenant le trop plein de l'Escaut à Condé et déversant ces eaux dans l'Escaut supérieur. Le 27 septembre 1770, le duc de Croy se rendit sur les lieux avec M. Laurent, auteur du projet, et M. Taboureau, intendant de Valenciennes. C'est là l'origine du canal du Java » — Le 18 mai 1773, « l'ingé-
(1) Cornu. Notice historique.
(2) Voir t. 2 p. 122.
(3) Cornu. Notice historique.
(4) Voir t. t. p 61.
(5) Cornu. Notice historiqtie.
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nieurLaurenl explique de nouveau, sur les lieux, son projet qui est définitivement arrêté. » Mais Laurent meurt au mois d'octobre suivant, et, par suite, son projet est menacé d'inexécution. — Le duc de Croy ne se décourage pas ; « loin delà, il se décida à pousser le canal de dessèchement jusqu'à l'écluse de Rodignies, distante de plus de 9 kilomètres, au lieu de l'arrêter à Hergnies, ce qui doublait sou étendue primitive. » — Enfin, en 1777, on vit finir, grâce à lui, le canal du dard (I).
Scsiravaux Le duc de Croy, qui, dans ses moments de loisirs, écrivit 30 à 40 volumes
scientifiques .
h historiques, restés manuscrits, le duc s'adonna plus spécialement à l'étude des sciences. « il suivait des cours d'histoire naturelle, de physique, de chimie, de botanique, et il étudiait le système planétaire. Amateur d'antiquités, il se livrait avec goût et activité à leur recherche. En un mot, avide de connaissances, il voulait « savoir, « voir, connaître et sentir, pour profiter vivement des dons du créateur et lui « en rendre plus de grâces » (2).
Il fut directeur de la société royale d'Agriculture du Hainaut, créée par arrêt du conseil du 9 septembre 1763. — La bibliothèque publique de Valenciennes, possède 4 volumes de ses œuvres. — 1° L'histoire de Condé (1vol.) dont il commença à rassembler les documents en 1737 et qu'il acheva en 1775. — 2° L'histoire de l'Ermitage (3 vol.) f (3). — Elle possède également une boussole de l'ermitage, gravé par ses ordres (4), et une carte manuscrite de la côte de Boulogne levée par lui (5).
Son caractère « Le duc de Croy, dit son biographe, était appelé par sa naissance, dans un temps où cela suffisait trop souvent, à occuper une position éminente ; mais
(1) Cornu. Notice historique.
(2) Idem-
(3) Idem.
(4) Boussolo de l'hermitage ou indication de ses principaux objets de promenades un peu éloignée* et leur expoi-ition en 1774.
(5) Carte la cote du Boulonnois depuis le cap de Blancnez jusqu'à Etaples, 1758, levé par le duc de Croy, en août 1758.
ayant à cœur d'obéir à cette exigeante devise de sa maison : Je maintiendrai, prise sans doute comme synonyme du vieil adage : noblesse oblige , il a su parvenir au sommet de l'échelle sociale, en justifiant son élévation par près d'un demi siècle de travaux divers. Soldat volontairement, il paya de sa personne en cent occasions. Général, il allia à la plus grande bravoure une prudence consommée, et, à l'aide de ces deux qualités qui marchent rarement d'accord, il put sortir avec avantage de positions difficiles. Investi, pendant de longues aunées, du commandement d'une partie des côtes, de même qu'il s'était fait ingénieur militaire, il devint habile ingénieur maritime. Pendant la paix, tout ce qui pouvait contribuer au bonheur des habitants des provinces où il commandait était l'objet de ses préoccupations. La rectitude de son esprit et l'étendue de ses connaissances le rendaient propre à remplir les missions les plus opposées. Magistrat et négociateur par circonstances, il sortit avec bonheur de cette double situation. L'industrie lui doit de féconds résultats. Il a concouru à assurer au commerce de puissans moyens de communication. Economiste, il ne se contentait pas de discuter les questions ardues que soulève cette science; passant de la théorie à l'application, il fit pratiquer dans l'intérêt des populations et de l'agriculture, le dessèchement de pays marécageux. Architecte amateur, il a laissé des monuments qui témoignent de son goût et de son aptitude. Toutes les sciences lui étaient plus ou moins familières, et il était l'ami des savans les plus distingués de son siècle. Nous ne connaissons aucune entreprise dans laquelle il ait échoué; son énergie le fesait triompher de tous les obstacles, et ce côté saillant de son caractère a dû hâter aussi l'épuisement de ses forces. » Enfin, « aussi recommandable par son désintéressement que par ses vertus, le maréchal duc de Croy était d'une bienfaisance inépuisable, ce qui le fit surnommer la Penthièvre du Hainaut. »
Il mourut à Paris, le 30 août 1784, âgé de 65 ans et 9 mois. Son corps fut ramené à Condé et déposé dans le caveau de la collégiale réservé à sa famille. A l'époque de la révolution, il fut transporté au château de Wiers (Belgique). Il fut rapporté en France, en 1845, et repose h Vieux-Condé sous le calvaire du cimetière (1).
(1) Cornu. Notice historique.
Affection que J)c Croy, condecii par la naissance et par les bienfaits qu'il répandit dans le
lui portaient .
lesCalaisiens. pays, était Pun de ces hommes que les villes se disputent. \/ Industriel calaisien, en rendant compte fie la notice qui valut à M. Cornu la médaille d'or offerte par notre société d'agriculture, après avoir raconté la mort de M. de Croy, qui habitait souvent Calais, chef-lieu de son commandement militaire, V Industriel ajoute: « celle perle produisit la plus grande sensation à Calais, où il se proposait de finir ses jours et où il lésait bâtir un hôtel dans l'ancienne rue de Corne. » — n Ainsi finit l'existence de ce guerrier, de ce savant, que nous pouvons presque revendiquer comme Tune de nos gloires locales, l'un de no$ concitoyens; car il était calaisien, à la naissance près. »
Le musée do Calais possède (et cela manque au musée de Valenciennes) « un beau portrait en pied du maréchal, peint par Monsiau, en 1784. » — Les détails de la réception du duc à Calais, lorsqu'il fut fait maréchal de France, sont
consignes dans l'ouvrage manuscrit de l'annaliste Piyault de Lépinoy, qui lui
présenta à celle occasion les vers suivans:
Vers <n son Sur le bâton que l'on vous donne
honneur. Faut-il vous faire un compliment?
Non. prince, cet événement N'a rien du tout qui nous étonne ; Si c'est une grâce, entre nous , A la cour était-il personne Qui la méritât mieux que vous? (1)
Les descendans du maréchal duc de Croy ont conservé des intérêts dans la
compagnie d'Anzin. Depuis celte époque, la famille de Croy est arrivée à la
troisième génération. Les chefs de cette famille, régisseurs de droit de la
compagnie, ont successivement été:
Ses Annc-Emmanuel-Fcrdinand-François, fils du maréchal, né le G décembre
descendants.
1143. Il fut vice-président de lanoblesse lors de la convocation des Etats-
(1) Industriel calaisien du 23 mai 1846. — L'article non signé est de M. H. J. de Rbeims, bibliotécaire de la ville et consul d'Espagne.
Généraux, en 1 789, et émigra avec sa famille en 1791. Il reçut, par suite du congrès de Ratisbonne , la souveraineté de Dulmen , en indemnité de ses possessions dans les Pays-Bas, et mourut le 15 décembre 1803. — De ses nombreux enfants, dont l'un (Guslave-Maximilien) fut grand Aumônier de France, l'ainé était :
Auguste -Philippe - Louis - Emmanuel, né le 3 novembre 1765, mort au Château de l'Ermitage le 29 octobre. 1822 — Il eut plusieurs enfans, dont:
Alfred-François-Frédéric, duc de Croy, pair de France sous la Restauration, prince de Dulmen et du St. -Empire, grand d'Espagne de première classe, chevalier de Tordre de St. -Hubert de Bavière, né le 22 décembre 1789, et actuellement existant (1). — C'est le même que nous avons vu à la tète de la compagnie des mines à charbon de Bernissart (2).
(I) De Courcelles. Histoire généalique et héraldique t. 8. (Généalogie des Croy p. 77 à 80). {%) Voir t. 2. p. 90.
EMMANUEL DF. CROY, né il Condé, lo 23 juin 1718 mort a Paris, le 30 mars 1784, marié à Angélique-Adélaïde- de Harconrt, mono lo 7 septembre 174G.