OBSERVATIONS
Ensemble 42
Seconde machine à vapeur.
Premier essai de l'applicatioi
de la machine à vapeur au passage des niveaux dans les avaleresses.
Non encore utilisé en 1750.
Idem.
Idem.
RECAPITULATION DE 1710 A 17i>G.
De 1716 à 1735.
De 1735 à 1756
y compris 4 puits
non encore utilisés
en 1750.
Voir le tableau ,i la page i'.l
Sur Fresnes.
... [de 1716 à 35 Il 1
utiles .... }
ide 1735 à 56 14 >
de 1716 à 24 8
{ de 1724 à 35 4
de 1735 à 5G 6
Sur Anzin.
utiles (de 1716 à 35 2 j
U1CS*'"'ide 1735 à 56 9 '
inutiles. . . de 1 735 à 56 6
En divers lieux.
1 de 1725 à 32, sur Aubry, Etreux , Bruai , Quaroube, Crespin etVa-
•/ lenciennes 9
|en 1739, à Fâches 1
en 1751, à Mortaene. . . 1
en 1754, à Aubry 1 /
puits utiles
puits inutiles
auxquels il faut ajouter les puits en
voie d'exécution, soit : sur Fresnes. 2 \
sur Sl.-Vast. 2 i
ce qui fait en tout
76 puits,
Cl) a Depuis la première où l'on trouva le charbon â Fresnes, on en a percé 35. savoir 25 qui servent a extraire les eaux et le charbon ; les 10 autres ont échoué » (Observations sur le local, etc . pli. — Mémoire par demandes et réponses, p. 39). — Ou trouvp ces 35 fosses en soustrayant de 43 les 8 antérieures à l'exploitation. — Ce qui prouve que ces mémoires comptent les 35 fosses depuis l'exploitation (1723), à l'exclusion môme du puits où fut faite la découverte (1720), c'est que le mémoire de Pierre Mathieu , qui part de cette première date et ne fait point mention des 8 puits antérieurs, indique 25 fosses utiles et 10 inutiles.
(2j <c De 17 fosses creusées sur Anzin depuis la première, il n'y en a eu que H d'utiles peur l'air,
tentés, réussis ou en voie d'exécution depuis 171(5 jusqu'en 1756, soit à peu près deux puits par an, pendant 40 ans.
Nombre de De ces 76 puits, 14 servaient à l'exploitation de la compagnie, en 175G,
puits en 1756.
savoir :
T» „ . t sur Fresues . . 3 . n
Pour I extraction. . . . < ' 0
(sur Anzin 6(1)1
[avec machine ( sur Fresnes. . . 2
) à feu. 'sur Anzin ~0)v
Pour tirer l'eau \ ■ . r 5
avec machiner » • , /.\
Jsur Anzin 1 (I)
à pompes, t
Total 14
Bonn(. Les travaux faits par la compagnie Désandrouin n'étaient pas seulement
s nombreux , ils étaient aussi parfaitement dirigés, ils ne laissaient rien à désirer,
travaux.
eu égard aux connaissances de l'époque. De 1736 à T74Ô', la houille avait été mise en travail réglé (2), et , en 1774 , ces mines étaient encore les seules de toute la France que Ton pût considérer comme exploitées d'une façon régulière (3).
Moyens ^n '' 7*>2, on employait 700 ouvriers à extraire la houille (4), 1 ,000 en 1 756,
d'extraction. el \ §qq en y comprenant ceux employés aux ateliers destinés à la fabrication
des machines, agrès et ustensiles (5). — « Le directeur, dit le fils de Jacques
Mathieu (6), commis, machiniste, sont charbonniers de profession ; celui qui a
les eaux et le charbon » [Observations sur le local, etc., p. 11. — Mémoire par demandes cl réponses. p. 40). — De compte fait, on trouve 17 fasses depuis et y compris la première ou a eu Lieu l'exploitation.
(1) Le Mémoire par demandes et réponses dit . en parlant des fosses d' Anzin ( p. 40) : — « De~ ! 1 qui ont servi, il y en a 2 à ('puisées, 5 pour les eaux, dont deux machines a feu et une a pompes, el les (j autres pour l'extraction du charbon1. »
(2) Pajot-Doscharmes , p. 7>\2 (5) Morand . p. 477.
i IV Mathieu. Mémoire sur l 'établissement île I entreprise.
(5) Observations sur le local, etc., p. 10 — Mémoin pdf deMandes et rtjwhsés p il
(6) NotedU /ils dej Mathieu elle paraît elrede 1740
fait la découverte en est le directeur, el ainsi de suite , selon leur capacité. Il y a encore aujourd'hui la moitié des ouvriers du pays de Liège et de la comté de Namur. le reste est d'environ les ouvrages. »
En 1750, la compagnie employait 180 chevaux, dont 150 à L'extraction de la houille. — L'eau des galeries était tirée par 4 machines à feu et une machine à molettes. Une cinquième machine à vapeur servait aux avaleresses (I).
Dépenses. Des travaux aussi considérables que ceux que nous venons d'analyser entraînaient nécessairement à de grandes dépenses; les avaleresses seules avaient dû coûter, sans compensation, des sommes énormes. — Les deux dernières tentées sur Fresues avaient coûté , comme nous l'avons dit, 150,000 1.; et une autre, à Anzin , 100,000 liv. — Les bois pour cuveler les fosses coûtaient alors 80,000 liv. par an, et les chandelles pour les ouvriers 35,000 liv. — La compagnie avait payé, jusqu'en 1756, pour les impôts, connus sous le nom de dixièmes et de vingtièmes , depuis qu'ils avaient lieu , 90,000 1. ; elle était alors imposée à 13,000 1. pour le dixième (2).
(t) Observations sur lelocal, etc., p. 19. — Mémoire par demandes et réponses, p. 40 et 41. — Le premier de ces mémoires dit qu'il y avait o machines à feu , mais le second compte sur les fosses d' Anzin , deux machines à feu et une à pompes , ce qui est conforme au plan du second mémoire de M. de Cernay, qui indique aussi deux machines à feu sur Fresnes. D'où nous concluons que la cinquième machine servait à passer les avaleresses.
■2 Observations sur le local, etc., p. 19. — En 1744, la compagnie payait G, 270 1.
par an. En 1750, elle était imposée, pour l'extraction d'Anzin, à 2,560 livres
pour celle de Fresnes , à. 5,556
Ensemble 5,89G
Elle avait réclamé , en 17 i i : nous ne savons si ce fut avec fruit. Elle réclama de nouveau en 1752 et obtint un dégrèvement de l,0OUI>v. ( Unies arrêtés pour 1750. Décision du 2 mars 1755) (pièces justificatives .
Nous avon> mi , t. 1. p. 550 , qu en juillet 175G, un second vingtième avait été établi. Le mémoire qui accuse 15,000 1. est de novembre. A cette époque , il y avait donc deux vingtièmes à percevoir, tant sur le produit des fosses que sur les propriétés de la compagnie. Ces deux vingtièmes auraient du faire, pour le produit des fosses. 9.792 I. Maison voit, par des réclamations de 1752 et de 1754, que, malgré le dégrèvement obtenu, le lise percevait, au taux ancien , 5,896 1., ce qui fesait, pour les deux f ingtiemes , 11,792 1. Le reste des 15.000 I., soit 1,208. était sans doute pour les vingtièmes sur les
prix
On comprend qu'un établissement naissant, qui exigeait de telles de'penses, houille Beige, eut besoin d'être protégé contre la concurrence étrangère. — Cependant, le droit d'entrée sur la houille autrichienne ne fut jamais, comme on Ta prétendu depuis, de 30 sols tournois au baril équivalent à un hectolitre bien comble (1). — Ce droit était , depuis 1 700 , de 5 sols au baril de 300 livres , augmenté en 1 747 de 4 sols pour livre, soit : Ofr. 16 c. G6 au quintal métrique jusqu'en 1747, et depuis, jusqu'en 1756, 0 fr. 20 c. ('2). — Le charbon belge pavait de plus un droit de domaine qui , pour le moyen charbon , avec les sols pour livre , était de 12 c. au quintal métrique (3). Ensemble 32 c. — C'est sous l'empire de celte législation que la compagnie Désandrouin vint faire concurrence aux entrepreneurs de la Belgique en possession de notre marché.
Concurrence. Ces derniers ne paraissent pas s'être beaucoup émus de la découverte de Fresnes, le charbon extrait n'ayant qu'un emploi spécial. Il en fut autrement de la découverte d'Anzin ; c'est à partir de cette époque qu'eurent lieu la concurrence et par suite la baisse des prix.
Dans l'enquête de 1832 (4), la compagnie d'Anzin donne comme certain que la houille se vendait, dans le Hainaut Français, avant la découverte, 5 francs la manne, d'où elle conclut qu'on lui doit l'abaissement du prix de 5 fr. à 1 fr. 20 c. l'hectolitre, en 1830 (5). — Celte assertion, reproduite par elle (6) à différentes
propriétés. ( Ces renseignements sont tirés de quelques rares papiers de la compagnie Désandrouin, débris conservés aux archives de la compagnie d Anzin).
(1) C'était le dire de la compagnie d'Anzin dans l'enquête de 1832, p. 32. — Ce dire fut admis par la commission d'enquête.
(2) Voir cette législation et la réfutation des erreurs dont elle a été l'objet, t. 1, p. 293 et suivantes.
(3) Voir le t. 1 , p. 371 et p. 331 .
(4) Enquête do 1832, p. 274.
'.'> Mémoire en défense pour la compagnie d'Anzin contre la compagnie Dumas , 30 janvier 1830, p. 16. — Idem, liiponse à l'avis de M. le préfet du Nord, p. 18.
l'Gi Dans le Mémoire sur les mines du Hainaut adressé à la Constituante (1790), p. 3, on lit que le charbon si- vendait alors 25 sols la mesure de 250 livres , laquelle se vendait 6 1. avant la découverte. — Dans le Mémoire sur l'importation du charbon de Mons en France (1790), p. 15, on lit que le baril de 240 livres se vendait 5 et 6 1. avant que la concurrence no l'ait fait tomber à 23 sols. — On retrouve la même assertion dan* la liéponse de la compagnie d'Anzin aux réclamations de quelques fabricants du Nord, etc. (1821 ), p. 5.
•mm ea ohh
époques, est une grave erreur (I). Mais c'en serait une aussi que d'accuser, avec la compagnie de Cernay, dans le procès dont nous parlerons bientôt d'accuser, disons-nous, la compagnie Désandrouin d'avoir augmenté le prix des charbons. Non-seulement le contraire fut toujours de notoriété publique , mais encore prouvé par des attestations des anciens mesureurs jurés, des porteurs et consommateurs de charbon des provinces d'Artois , de Flandre et du Hainaut, sous les dates des 8 et 13 juin 1 756 (2).
Il résulte de ces actes « que par comparaison entre l'ancien taux avec l'actuel (1756), et compensation faite d'un temps avec l'autre, les habitants de toutes ces provinces se sont vus soulagés du tiers de la dépense qu'ils faisaient auparavant pour cette marchandise » (3). — En d'autres termes : « ce combustible, devenu abondant, fut vendu à un prix inférieur de plus d'un tiers de celui qu'on payait avant que celte exploitation ne fut en activité » (4). — Désandrouin et Talîin disent, qu'après la découverte à Anzin , les charbons belges baissèrent do prix de 1/5 (5).
En fait, en 1714 , le prix du charbon de Mons était, sur la mine de 15 sols à la wague (144 1.) (G), ce qui fait à la manne (2501.), mesure des charbons du Hainaut Français (7), environ 1 fr. 25 c.
à quoi il faut ajouter le droit de traite et de domaine , d'environ. . . 20
ensemble 1 fr. 45 c.
sans compter le prix du transport , les droits de navigation , le
1 M. Divuy. dans sa réplique à la compagnie a" Anzin, (1834), p. 22, dit que les belges n'ont jamais vendu leur charbon 5 fr. la manne, mais le muid composé de cinq hectolitres. Toutefois, il n'apporte aucune preuve à l'appui de son dire. — Plusieurs déposants, dans l'enquêto de 1832 (p. 276 et 277), ont également considéré ce fait comme inexact sans pouvoir en démontrer l'inexactitude
(2) Mémoire pour Désandrouin contre de Cernay, p. 73.
(3) Observations sur le local, etc., p. SI. — Arrêt du 20 janvier 1756 (pièces justificatives). (*) Dieudonné , t. 1, p. 165.
(5) Arrêt du 29 mars 1733 (pièces justificatives).
(6) Arrêt du 27 mars 1714 (pièces justificatives).
(7) Voir ci-apres p. 71.
»mm 70 mm*
bénéfice du marchand , qui , tous ensemble , auraient dû être
moindres de 0 f. 42 c. 1/2
pour qifen 1714 le charbon belge fût rendu à Valcnciennes à un prix moindre que celui auquel il était , comme on va le voir, au moment de la découverte à Anzin , soit ... 1 f. 87 c. 1/2
<( Il a été exactement [trouvé qu'en 1734, le charbon de terre de bonne qualité, provenant du Hainaut Impérial, se vendait 30 patars (1) la manne (1 fr. 87 c. 1/2) à Valcnciennes. » — « La découverte du charbon déterre d'Anzin s'est faite le 23 juin de la même année 1734; dès lors que la seconde fosse fut établie , l'ouvrage disposé, et qu'on a pu en extraire du charbon , il a été mis à prix à 24 patars la manne (I fr. 50 c), ce qui a fait d'abord une diminution de G patars par manne (35 c. 1/2) au profit des consommateurs sujets du roi. » — « Les entrepreneurs des fosses à charbon du Hainaut Impérial i effrayés de la réussite de celles d'Anzin , et voulant les faire tomber, baissèrent le prix de leur charbon jusqu'à y perdre. » — « Les entrepreneurs du Hainaut Français ne continuèrent pas moins de faciliter le public , ils ont même fait vendre le charbon d'Anzin à 16 patars la manne (I fr.) pendant dix années. Ils le vendent actuellement (1756) 18 patars en détail (1 fr. 12 c. 1/2) et 16 patars (1 fr.) par bateaux , c'est-à-dire en gros. Encore donnent-ils douze mois de crédit aux marchands et aux grands consommateurs qui, depuis cette découverte, ont profité de 12 et 14 patars à chaque manne de charbon qu'ils ont consommé » (2).
De tout cela il résulte que , si le charbon ne s'est pas vendu 5 fr. la manne à Yalenciennes avant la découverte à Anzin , il n'en est pas moins vrai que cette découverte en a fait baisser notablement le prix, de plus d'un tiers de 1734 à 1756. — Entre les deux époques, les prix furent donc comme suit :
I) Ce prix est celui indiqué par : — 1° IV Mathieu . Mémoire, sur l'établissement de l'entreprise, — -1° Christophe Mathieu, l'rojct d'une seconde entreprise, — ô" L. Mathieu , Histoire de l'entreprise
-2 Mémoire par demandes et réponses, p. 42. - Tous ces différents prix se trouvent également M ins le Projet dune seconde entreprise, par Christophe Mathieu. — P. Mathieu (Mémoire sur l établistemenl dr l'entreprise), <lit aussi que Ion mit le charbon à 1G patars pour lutter avec les impériaux.
»*&SX 71 X§5$?«
La inanue (I). Le quintal
métrique.
En 173-'i, avant la découverte à An/.in. . . 1 fr. 87 c. 1|2 . . . 1 fr. 50 c.
immédiatement après I ,*>0 I '20
au plus bas, pendant dix ans I » » «SO
r ,~cc (en détail I 12 12 ». 90
| par bateaux ou en gros ! » » 80
Prospérité de Cependant, il ne faut pas croire que la compagnie Désandrouin, pour soutenir i-> compagnie. . , ... , , ,n .
une aussi rude concurrence , au du renoncer a tous benelices, et surtout que les
mines d'Anzin aient ruiné leurs premiers extracteurs , comme on Ta prétendu
dernièrement (2). — Loin de là, bientôt après la découverte de la fosse du Pavé,
« la société trouva, dans les bénéfices quelle fit, un ample dédommagement de
ses avances, et les moyens de faire, de rétablissement d'Anzin, l'exploitation la
(1) Dans 1 enquête de 1832 p. 32 I la compagnie d'Anzin donne comme équivalent l'hectolitre et la manne. — La commission (p. 2) évalue la contenance de la manne à 1 hectolitre 1/5 ou hectolitre combie. soit, au poids, an quintal métrique.
D'après II. Hécart ( manuscrit de 1791 ), la manne pèserait 232 à 238 livres.
D'après Pajot-Descharmes 250 à 300
D'après le mémoire de Blavier, Prud homme el Brigaudin 230
Mais L. Mathieu, directeur général des établissements d'Anzin (Réponse et observations sur l'analyse, itc, p. 4), donne les poids suivants :
280 à 290 livres pour le gros, 240 pour le menu,
240 pour le menu sale.
Et , fixant le prix de la mesure , en moyenne (1790), à 25 sols, et le quintal (100 livres) à 10 sols, il en résulte que le poids moyen de la mesure ou manne devait être de 250 livres. — Ce chiffre , que nous adoptons, est celui indiqué par : — 1° Monnet, Allas et description minéralogique de la France, 1780, p. 56 , — 2° les entrepreneurs d'Anzin (déclaration de 1783), — 3° Duhamel (inspection de 1783 . — 4" MM. Dufresnoy et Elie de Beaumont (Explication de la carte géologique de France , t. J. p. 773 ';. — Ces mêmes autorités, et M. Hécart lui-même , disent que quatre mannes font un muid de 1 .000 livres. — Aussi M. Divuy était-il dans le vrai quand, dans sa Réplique à la compagnie d ' \n:in. p. 22 . il disait que le muid contenait quatre mannes ou cinq hectolitres.
On ne comptait pas toujours à la manne, mais aussi à la wague. — La wague , dit M. Hécar, (Dictionnaire Rowhi}. est un poids et non une mesure. La wague était de 144 livres, poids de marc — On peut voir ce que nous avons dit do la wague en Belgique, t. 1, p. 325 et 331.
2 Observations du comité des houillères sur le projet de traité de commerce entre la France et la Belgique, 1831, p 12
plus considérable de France » (l). — La compagnie Désandrouin elle-même nous apprend qu'en 1T5G elle était en pleine prospérité. Répondant à M. de Ceroay, qui l'accusait d'avoir fait d'énormes bénéfices (comme si ce l'ait pouvait être un motif d'accusation quand les bénéfices sont le résultat du travail), la compagnie s'exprime ainsi : a Quand le vicomte Désandrouin aurait l'ail les profils qu'on lui suppose, il n'en devrait résulter aucun reproche. Il fallait qu'il fut riche pour exposer à sa part 100,000 écus dans cette affaire , avant que d'en avoir retiré le plus léger avantage. S'il s'y fût ruiné , l'état et le public y auraient perdu encore plus que lui. Ses bénéfices sont légitimes ; sa fortune est le prix de sa fortune, de son intelligence, et d'un travail de quarante années » (2). — Un mémoire de 1771 ou 72 , sur procès entre associés de la compagnie d'Anzin, énonce, à l'appui de cet aveu, comme chose connue , qu'en 1 757 , ces mines donnaient déjà des produits considérables (3) cl iï amples bénéfices (h), qui ne firent que croître, comme nous le verrons par la suite.
(1) M. (ii; Bonnard (Journal des mines. 1809, t. 2G, p. 427 ). — Cette exploitation , comme on vient île le voir, n'attendit pas 1780 Comme l'a ilépo e la compagnie d'Anzin. p. 32 de l'enquête) poui se développer.
2) Mémoire pour Désandrouin contre de Cernai/, p. 73.
(3) Mémoire pour Uupio contre Cordier, p. 3t.
H) Idem , p. 3