EXPLOITATION GÉNÉRALE EN
Etab. d'Anz. 25 puits 6 mach. à feu.
— de Fr*. 4 2
— deV.C. 8 4
En 1701, les fosses d'Anzin et environs avaient 3 et 400 toises de galeries, et la plus profonde, la fosse Tinchon, avait atteint 150 toises de profondeur (I).
— En Belgique, « en 1780 , on n'allait pas à plus de 100 mètres » (2).
Nombre En 1756, la compagnie Désandrouin et Tafiin avait 5 machines à vapeur (3).
«vapeur. — En 1701, la compagnie d'Anzin en avait 12, employées la plupart à tirer
Peau des galeries, et les autres à passer les niveaux d'eau dans les avaleresses (A).
— Il est à remarquer que M. Cordier, et, d'après lui sans doute, Picliault de la Martinière, ne compte que 7 de ces machines pour toute la France (5).
Nombre En 1 75G , la compagnie Désandrouin avait 1,000 ouvriers travaillant aux
.1 ouvriers el , ... , ,
de chevaux, fosses et 1 ,500 en tout (G). — La compagnie d Anzin en avait en 1783 plus
de 3,000 (7)
r Flocart. Manuscrit de 1791.
(2) Briavoine, 1. 1, p. 239.
(5) Voir ci dessus, p. 66.
(4) Morand compte, en 1774, 4 machines d'épuisement à Anzin et 2 a Fresnes (p. 483). — Duhamel en compte 6 à demeure, en 1785, pour 1 établissement d'Anzin [ Anzin et environs, (Inspection des mines du llainaut). Conforme à la déclaration des entrepreneurs , en conséquence de l'arrêt de 1783. Il n'y aurait eu que 4 machines à demeure et 2 ù passer les niveaux, si l'on s'en rapportait au Mémoire de Blavier, Prudhomme et Brigaudin, Mais, de compte fait, il y avait alors, G puits pour tirer 1 eau. — Dans le rapport de Duhamel, on voit qu'à la mémo époque, 1783, il y avait 4 machines pour Fresnes el Vieux- Condé. — Il y eu avait encore 6 à Anzin, en 1784 ( Pajot- Descharmes. Mémoire sur les mines du llainaut Français). — Enfin , la compagnie d'Anzin nous apprend qu'elle avait, en 1790, 12 machines à vapeur (Mémoire sur les mines du Hainaut. 1790, p. 3). Elle comprend évidemment, dans ces 12 machines, celles destinées à passer les niveaux dans les avaleresses, car il n'y en avait à demeure que 4 à Anzin et environs , 5 au plus si l'on avait laissé la macbjine de Dutcmple, alors en souffrance; sur Fresnes il n'y en avait que t et 3 sur Vieux-Condé. Le nombre des puits d'épuisement en fait foi.
S Mémoire sur les mines de France, par L. Cordier (Journal des mines, t. 56. 1814. p. 323 ). — Pichault de la Martinière. Mémoire sur la nécessité de modifier la législation des douanes. Tableau A.
(6) Voir ci-dessus, p. 66.
1 :i 17" 1. Morand en compte 1500 pour Fresnes et Anzin (p. 484 ). — Monnet dit qu'en 1780, d y en avait 1000 à Anzin seulement , et 2000 mineurs pour tous les établissements de la compagnie, sans parler de ceux qui font le service en dehors (Atlas et description mincralogique de la France, p. 56). — Duhamel (Inspection des mines du llainaut) en compte , en 1785, d'après la déclaration des entrepreneurs, 2,270 pour Anzin,
840 pour Fresnes et Vieux-Condé.
Ensemble 5,110 .22
io6
et en 1789 et 1790 4,000 (l);
elle avait G00 chevaux employés à faire mouvoir les machines d'extraction et à voilurer les bois (2).
Organisation L'entreprise de la compagnie était divisée en trois établissements distincts (3).
dutravàu" — V établissement d'Anzin qui comprenait tous les travaux sur Anzin , Valencicnnes, Raismes, St.-Vast et au-delà. — \1 établissement de Fresnes et Rétablissement de Vieux-Condé qui comprenaient les travaux faits sur les villages de ces noms (4). — V établissement d? Anzin, plus étendu que les autres, était divisé en trois cantons. Le canton d"1 Anzin, qui comprenait généralement les travaux faits sur la hauteur du village ; le canton d'en-bas, qui comprenait les travaux faits dans le bas du village, aujourd'hui territoire de Valenciennes , et le canton de St.-Vast, qui comprenait les travaux de St.-Vast et au-delà (5).
Chacun de ces trois établissements était administré par un receveur et un contrôleur (G). Il y avait dans chacun d'eux un directeur des travaux, ayant sous ses ordres un ou plusieurs chefs-ouvriers nommés maîtres porions , qui avaient en sous-ordre , par chaque puits d'extraction , un ou deux autres chefs-ouvriers nommés porions (7). — Léonard Mathieu, fils de Pierre et petit-fils de Jacques,
(1) Dicudonné, pour 1789 (t. 1, p. 1G9). — La compagnie d' Anzin , pour 1790. Mémoire sur les mines du Hainaut , p. 3.
(2) Duhamel. Inspection des mines du Hainaut. 1783. — Déclaration des entrepreneurs en conséquence de l'arrêt do 1783. — Mémoire sur les mines du Hainaut par la compagnie d'Anzin. 1790, p. 3.
(3) Registre de L. Mathieu. — Lettre des intéressés aux mines d'Anzin adressée au départefuent. An IV.
(4) Duhamel. Inspection des mines du Hainaut. 1733. — Déclaration des entrepreneurs. 1783. — Mémoire sur les mines du Hainaut. 1790.
(5) Registre de L. Mathieu.
(6) Lettre des intéressés aux mines d'Anzin adressée au département. An IV.
(7) « Pour chaque équipage composé de deux fosses, dit Pajot-Descharmes, en 1781, il y a toujours un chef ouvrier nommé porion, quelquefois deux ; ils doivent descendre tous les jours pour examiner les tailles, reconnaître l'allure des veines, etc. 11 y a en outre un chef de tous les porions, l'homme do confiance du directeur » (Mémoire sur les mines du Hainaut Français). — Les travaux, disaient en
était, dans ses derniers temps, directeur de l'établissement d'Anzin, en même temps que directcui-ijcncral des travaux de la compagnie (1).
Quantités Des divers documents que nous avons consultés , il résulte , avec certitude,
de houille .,,..'.. . /...
extraites de que la compagnie d Anzin tirait, de ses trois établissements, par an et en
movenne , savoir :
de 1779a 1783 .. 1 ,900,000 mannes, soit : 2,375,000 quinl. métriq. (2) vers 1790 3,000,000 — 3,750,000 — (3).
l'an IV les intéressés, sont « dirigés par un chef, mineur d'origine, qu'on nomme porion. Il a sous lui d'autres chefs subalternes. Pour occuper ces dernières places, il faut être né dans les travaux et y avoir travaille dans tous les genres » (Lettre au département). — L. Mathieu, dans son registre , nous a conservé les noms des porions et mattres-porions de l'établissement d' Anzin en l'année 1778 ( voir le tableau ci-joint, n" 6 p. 155 ).
(1) Voir ci-après la notice sur les Mathieu.
(2) Suivant Monnet , le seul établissement d'Anzin donnait, en 1777, 120,000 mannes de houille (Atlas et description minéralogique de la France, p. 56 ). — Duhamel "nous dit , en 1783 , d'après les entrepreneurs, qu'année commune', on extrayait, des trois établissements, 550,000 muids de charbon de 1.000 livres chaque muid. (Inspection des mines â charbon du Hainaut. — Déclaration des entrepreneurs}, ce qui ferait , à raison de 4 mannes par muid , 1,400,000 mannes , ou 1,750,000 quintaux métriques. — Cependant, dans un document non officiel , le directeur de la compagnie disait que la production journalière de l'établissement d'Anzin , avec 14 fosses qu'il avait alors , était de 5,000 mannes au moins en 1779. 80, 81, 82 et 83 (Journal do L. Mathieu ).
Or, en ne comptant que 300 jours de travail, on aurait, pour rétablissement d'Anzin 1,500,000 mannes par an ;
en ajoutant le produit de Fresnes et Vieux-Condé 400,000 , chiffre
de Duhamel et des entrepreneurs; la production totale seraitdc... 1.900,000 mannes.
(3) Dieudonné estime à 2,800,000 quintaux métriquos la production de 1789, et de 2,500.000 a 3,000,000 celle des années qui précédèrent la Révolution (t. 1, p. 169. — T. 2. p. 22). — M. Hécart porte a 2,482,000 mannes le produit des 17 fosses de l'établissement d'Anzin, en 1791 , et il ajoute : que le directeur delà compagnie, dans un mémoire imprimé, donne 3,000,000 do mannes comme le chiffre de la production totale annuelle (manuscrit de 179)). — Nous adoptons ce chiffre , et voici pourquoi :
Si les 14 fosses de l'établissement d'Anzin, vers 1780, donnaient 5,000 mannes par jour, une fosse donnait 557 mannes qui, multipliées par 300 jours do travail , font 107,100 mannes par fosse. — En 1791, il y avait 17 fosses en extraction, on aura donc,
Il est à remarquer que l'administra lio a des mines n'évalue la production totale de toute la France, pour 1 789, qu'à 2,400,000 q. m. (I).
Diverses Le charbon de la compagnie se divisait en trois sortes : — Le menu sale, —
le menu de forge ou bon menu , — et le gros , sorte exclusivement composée de morceaux de 2 à 3 livres et au-dessus (2). Il se nommait rondelet suivant Morand (3), et troudelot suivant M. Hécart (4). Il « se vendait autrefois au poids, dit ce dernier en 1 791 , mais on a cessé cet usage depuis quelques années. »
Prix
Il nous serait impossible de fournir le tableau des prix de la bouille vendue r la compagnie, par cbaque qualilc que nous avons pu recueillir. — donnons les prix au quintal métrique.
de la houille par la compagnie, par cbaque qualité et par cbaque année. Voici , sur ce point,
de 1734 .... i\T j • r
;. i:oi ce que nous avons pu recueillir. — iNous traduisons en lrancs et centimes et
pour l'établissement d'Anzin 107, 100 mannes X 17 = 1,820,700 mannes.
Il y avait , à Fresnes et Vieux-Condé , 8 fosse9 en
exploitation , soit 107,100 — X 8= 856,800.
Ensemble 2,677,500manues.
Ce qui ne fait qu'une différence annuelle de 322,500 mannes sur le chiffre de 5,000,000 donné par le directeur Mathieu, différence à répartir sur 25 fosses , soit 12,900 mannes par fosse ou le produit de 36 jours. Ainsi , soit que l'on admette 29 jours de chômage seulement au lieu de 65 que nous avons supposé d'abord, soit que l'on reconnaisse qu'en dix ans l'on a pu arriver à tirer 43 mannes de plus par chaque fosse (soit 400 par jour au lieu de 357 ), le directeur Mathieu , en imprimant , en 1790, que sa compagnie produisait 3,000,000, était en parfait accord avec les chiffres qu'il inscrivait sur son journal en 1779 et années suivantes : dans le premier cas ,
l'on aurait 357 mannes x 329 jours = 119,952 mannes X 25 fosses = 2,998,808 mannes
dans le second cas.. 400 — x 300 — = 120,000 — X 25 = 3,000,000.
(1) Iiésumé des travaux statistiques de l'administration des mines (chaque année). — M. Cordier porte cette évaluation à 2,300,000 quintaux métriques, a Cette estimation, dit-il, nous parait mériter toute confiance, malgré que les éléments n'en aient été ni donnés ni conservés ; elle a été faite sous les auspices et avec le concours de l'ancien conseil des mines » (Journal des mines, t. 36, p. 226). — Il est évident que l'ancien conseil des mines s'est trompé, a moins qu'il n'ait laissé de côté lo Hainaut pour un motif quelconque que nous ignorons.
(2) Déclaration des entrepreneurs en 1783. — Inspection de Duhamel. 1783. — Manuscrit de 1791 de M. Hécart.
(3; Morand , p. 184.
I) Manuscrit de 1791.
en 1734 (1)
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