RÉCAPITULATION
Recettes ■ 3,395,000
Dépenses 2,203,300
Bénéfice 1,131,700 f
Si d'un coté Dieudonné n'a pas calculé l'intérêt des mises, s'il a oublié quelques dépenses, s'il compte la moyenne du prix du charbon à 1 fr. 25 quand elle est de 1 fr. environ , d'un autre côté il n'estime la
production qu'à 2,800,000 quintaux métiiques au lieu de 3 millions de mannes La rectification des
erreurs de quantités et de prix donnent les résultais suivants.
Extraction réelle 3,750,000 quintaux métiiques.
D'après Dieudonné 2,800,000 à 25 c. en trop 700,000 fr. à déduire.
Différence en moins
950,000 à 1 fr 950,000
Bénéfices en plus de ce chiffre 150,000
(Noie do t'aulour).
Dieudonné donne, comme la moyenne des bénéfices des années qui précédèrent la Révolution (I) 1 ,200,000 livres
Il estime les bénéfices de Tannée 1 788 à (2). 1 ,400,000
Il porte ceux de 1 780 à (3) 1,1 [il ,700
De ces documents il nous parait résulter que le chiffre des bénéfices annuels de la compagnie d'Anzin , à l'époque de la Révolution , n'était pas moindre de douze cent mille francs. — Le prix que les acheteurs mettaient aux actions de la compagnie confirme encore celte opinion. En I78I, le denier se vendait 33, 250 livres (4), soit, pour le sol, 309,000 1. et pour les 24 sols 9,570,000 1.
font actuellement les plus grands profits ; je crois que l'intérêt des avances y est porté maintenant à plus de 25p.O/o » (Mémoire sur les mines de Flandre). — Suivant Blavier, Prud'homme et Brigaudin l'établissement d'Anzin aurait donne, en 1782, les résultats suivants :
Produits 2,754,000 livres.
Dépenses 1 ,740,000
Bénéfices 1,014,000
( Mémoire concernant les mines d'Anzin).
(1) Dieudonné 1. 1 . p. 169 et 175. — La vente aurait été, suivant lui . de 25 à, 30 millions de myriagrammes de charbon. 3,600,000 francs Dépenses 2,500,000
Bénéfices 1 ,200,000 francs.
(2; Idem, 1. 1, p. 165 et 169.
(3) Idem, t. 2, p. 22. — Voirie tableau ci-contre. — « Les aveux , dit Dieudonné , échappés plus d'une fois depuis , en ma présence , à l'affection ou à la distraction des plus forts intéressés résidant dans le département , m'ont confirmé , qu'en effet , je n'avais rien exagéré dans ces évaluations » (Idem, p. 20).
Si l'on en croit M. Hécart ( manuscrit de 1791), ces bénéfices devraient être portés à plus de doux millions. Mais M. Hécart n'a fait le compte que des fosses d'Anzin et a évidemment évalué les dépenses beaucoup trop bas ( un peu plus d'un million ) — Nous croyons plus exacte l'appréciation de Dieudonné, malgré les erreurs qu'il a commises dans les données qu'il indique. Ces erreurs nous Paraissent se compenser, comme on le voit au tableau ci-contre.
i, Journal de L. Mathieu. — C'est M. Walkiers , parent do M. Désandrouin , qui a acheté à ce prix.
îao
— Les bénéfices étant alors de 700,000 1. (700,075 pour I Î79 ) , Pacheteur avait 13 1. 13 s. 6 d. pour 100 1. de capital. — Ou lit dans le journal de L. Mathieu (avril 1781): « Mais comme le charbon est augmenté et que l'entreprise deviendra plus considérable , les intérêts vaudront beaucoup plus d^ci à dix ans, si les ouvrages sont bien conduits. » — Et les ouvrages furent très-bien conduits.
Malheureusement , la révolution éloigna du pays actionnaires et directeur. Plus malheureusement encore, les Autrichiens détruisirent ces belles exploitations qui avaient peuplé nos campagnes et enrichi notre province.
©ÏÏMMÈlfflB MITIE,