‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 3)Chapitre 52 sur 98 · DB BB&NS · texte numérisé non relu

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même d'une purification selon la loi à Jérusalem , par Tavis des autres apôtres, afin de se faire regarder comme un homme qui reçoit la loi comme bonne, et non pas qui la rqette comme mauvaise. D'autre côte , l'Eglise apostolique de Jérusalem ne voulut point lier les fidèles gentils à la loi , bien que quant à eux , ils eussent tant de zèle pour elle (Act. XXI.) ; car elle était utile aux fidèles d'entre les juifs qui savaient en faire un bon usage, y étant accoutumés dès leur enfance, ils se ressouvenaient, en pratiquant la loi de leur Seigneur Jésus- Christ, de ses dons, de ses grâces et de leurs péchés. Mais quant aux gentils qui n'avaient aucune habitude avec la loi^ elle ne pouvait produire en eux qu'une fausse confiance dans les œuvres, soit qu'on l'enseignât devant ou après Jésus-Christ., comme si l'on n'avait pas tout en lui. Les juifs fidèles, au contraire, reconnaissaient fort bien par expérience que ces œuvres de la loi leur étaient utiles, à l'égard des figures et de leur signification ; et ils n'avaient -pas lieu d'appréhender de perdre la grâce et de se rejeter sous les faibles élémens de ce monde , tant qu'ils persévéreraient dans la grâce qu'ils avaient obtenue.

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