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Al les priait én même temps, d'engager leurs prélats à se trouver au concile pour le 1 scplembre.! |
Los deux agens du, pape représentèrent encore aux cantons : « Qu'il avait été étonné que les notons ne lui eussent point envoyé d'ambassade d'obédiencé, que cepondont il voulait bien ne pas faire allention à cela, et qu'il les faisait exhorler à agréer le concile qui avait été de nouveau confirmé; e4 que comme il élait,résolu de s'y trouver en persone, il soubaïtait de savoir s'ils voulaient le soutenir ot lo défendre, lui, lo concile et les libertés de l'église, et.en cas de besoin l'aider à châtier les ennemis de l'Eglise; offrant, en cas qu'ils lui fissent uno réponse favorable de leur envoyer un prélat do sa cour pour Légat, pour traiter avec eux louchant l'affaire du concile.» *
Los cantons donnèrent leur réponse dans une autre diète, convoquée au éommencemont d'octobre. On peut bien juger quelle fut la réponse des Réformés. Elle fut dressée par les théologiens de Zurich, ensuite d'un ordre do leurs Soignours, le 5 de juillet 1554, J'en donnerai ici la substance en abrégé : ? « Après avoir proposé les cinq articles de la proposition du pape, ils disent d’abord, que commo on a renoncé au pape depuis une frontaine d'années, on ne doit lui faire aucune réponse; maig comme il a fait faire ces propositions devant la diète des cantons, qu'il était éonvenable de lui apprendre les moaie qui engagesicnl Jos Réformés à pas aller à cé con cile, et de leur faire sentir que ce concile n'avait pour bat ni l'arantage de la Suisse , ni le bien de la religion ;
us RÉPONSE DES RÉTORMÉS mais de détruire l'une eu l'autre. Que les divisions qui L élevées au sujet de la edligion, et la tyrannie que
clergé exerçait sur les consciences , ayant obligé les
villes réformées de faire foire à grands frais des disputes
ou conférences amiables de religion, où l'on avait appolé
lous coux qui pouvaient en juger, on y avait reconnu
par la régle ancienne et infaillible de la Parole de Dieu,
que l’évêque de Rome
sciences ni sur leurs églises. Et qu'ils s'étaient réunis
ensemble dans la doctrine de l'Évangile et | | pére
verer jusqu'à-ce qu'on les convainquit par Vi
d’être dans l'erreur; qu'ainsi il ne leur convenait pate
de reprendre le joug du pape, en cavoyant'au concile |
pour se soumeltre à ses décisions. Les cantons recod-
naissent la mojesté de l'empire romain,
reçu de irès grandes libertés ; cependant
quand ils sont appelés dux diètes , quand l'Empereur lui-même les y is vite, ils n'y cüvoyent point parce qu'ils croyent, de bonnes raisons n'y être point obligés. Ben:
sont-ils obligés à la réquisition d'un évêque v’a aucune autorité sur eux, d’assiter à son Zuricois d'ailleurs n’ont point de prélat à y pour ce qui est des prélals qui se trouvent : goeuries communes à plusieurs cantous, illne,
fermir l'autorité du pape; que ces prélats reconnaissent de reste, sans leur faire faire la dépense d'un
» Le pape invite les prélats etles ministres ha TE cle, mais d'une manière bien différente; les prélats pue des brefs qu'il leur adresse, mais leg ministres seulement
Misc, Ty T, 1, P- 8, p. 101-100.
A LIRVITÉTION DU PAPE, 430
de bouche; ce qui fait assez voir le but qu'ilse propose : c'est d'engager les ministres à so soumettre, eux, leur religion et leurs Églises au pape et au concile. Cola. pa raît encore par la proposition que l'empereur ayait faite aux princes el états protestans d'Allemagne ; « d'en- » voyer lours députés à ce concile; et de se soumettre k ; décisions. » Que si Lons les cantons sans envoyer
ecclésiastiques au concile se soumeltaient au pape,
se soacierait guère d'y voir ni leurs prélats ni leurs L res; et quand some on y chvarrait;si l'on no so soumeltsit pas à lui, il compterait également cet envoi pour rien, D'ailleurs il serait inutile d'y envoyer et d'y disputer, puisque le concile assemblé sous Paul HET a tenu déjh septsessions, et que Jules LE en le continuant, en a confirmé irrévocablament les décisions par sa bulle. 1 serait donc inutile d'y aller dispoter, et il fut imiter Jésus-Christ, qui ne voulut rien répondre aux questions de Pilate et d'Hérode, !
» Les Réformés ne peuvent point se soumettre au concile du pape, quand même l'empereur, les rois et lès cantons les y sollicitersient. Ce concile n'est point at semblé selon l'usage et la règle des Apôtres; il est manifestemont partial puisque le pape y préside par ses légats, et qu'on n'y voit d'assesseurs que les prélats eu les évée ques, de lacorruption desquels onse plaintdepuisquelques centaines d'années, et quisontjnges, parties, témoins, énfa tout, et qui obt prété serment de fidélité au pape. D'ailleurs le pape & déclaré dans sa bulle, que le concile est convoqué pourextirper les hérésies, et l'on sait qu'ils ontinis les protestans dansle rang des hérétiques. Se sou
"Ibid p, 106107