‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 101 sur 257 · La primauté du Pape rejetée · texte numérisé non relu

La primauté du Pape rejetée

VII. Ces cboses élant si manifestes, nous rejetons avec raison la doctrine du clergé romain, qui enseigne que le pape de Rome est le pasteur universel et le souverain chef de l'Eglise catholique ou universelle militante sur la terre, ei par conséquent le véritable vicaire de JcsuE-Christ, revêtu d'un plein pouvoir, comme ils s'expriment, et d'une aulorilc souveraine dans l'Eglise. Car, 1 nous enseignons que le Seigneur Jcgus est et demeure à toujours le seul et unique pasteur universel, et souverain sacrificateur devant Dieu le père, et qu'il remplit dans l'Eglise toutes les fondions de souverain sacrificateur ou de pasteur, jusqu'à la fin du monde, et que par conséquent il n'a pas besoin de vicaire sur la terre. Un vicaire est établi pour remplir la place d'une personne qui est absente. Hlais Jésus-Christ est toujours présent à son Eglise; et il en est le chef qui lui donne la vie. Il a défendu trës-sévèremeniaux apôtres et à leurs successeurs de s'allribuer aucune prééminence ou domination dans l'Eglise. Tous ceux donc qui résistent à cette vérité si évidente cL qui la combattent, el qui introduisent dans l'Eglise une manière diCTérenle de la gouverner, qui ne voit que ces gens-là méritent plutôt d'clre mis dans le ' rang de ceux dont les apôtres de Jésus-Christ ont parlé CD divers endroits : Saint-Pierre 2 Ep. II. I , el Sainl- I Paul, Acl. XX. 29. 30; 2 Corinlh. XI. 13. 15, el j

» S Tbess. n. 3. 4. 9. 10, et en d'aulrcs endroits. ■

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