‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 11 sur 257 · PALATIN · texte numérisé non relu

PALATIN

pensé à publier, d'uu commun arcord, uoe confession da foi, pour fermer la bouche aux ennemis de noire réfor'j mation, qui ne ccEsaienL de répandre des calomnie^ contre les EglisRS de Suisse, el de publier qu'elles enseignaient des doclrînea errniiéefi el bérctiqnes, et: qu'elles n'ciaienl pas d'accord enlr'elles. D'un aulre côté, l'électeur palatin, Frédéric, qui avait inlrodull dans sesétats la doctiine helvétique sur la matière de la Sainte^ Cène, 6e voyait exposé aux invectives de deuï prînce voisins , le duc de Wirtemberg , el le prince de Deux-' Tonts, et à celle de leurs théologiens, et menacé même d'être exclus de la paix de religion eld'èlre mis au bande' l'empire. Il consulta divers savans théologiens, cl entr'aulres BuUinger, sur la manière dont on pourrail s'y prendre , pour introduire une réformation générale dans l'empire. Bullingerlui répondit, cl lui envoya en même temps sa confession de foi. Ce prince l'ayant lue, l'approuva entièrement, el lui demanda de la faire impri^ mer en allemand el en latin, afin de faire voir que S. A. qui l'adoptait, n'avait point une doctrine particulière} mais une doctrine qui était enseignée dans plusieurs Autres Eglises nombreuses, etc. '

II. A cette occasion il ne sera pas hors de propos de rapporter ici brièvement de quelle manière ce sago et pieux prince se soiilinl daDD la diète que l'empereur Jtlaximilien II convoqua à Aogsbourg dès le mois de mai de l'an 1 566. ' Les deux princes ses voisins , dont j'ai perle, Christophe de Wirtemberg et Wolffçang, ducde Deux-Ponts, se plaignirent bsuLcmcnt de hiide s'élre départi da la confession d'Au^sbourg, et d'avoir

' Miic. Tifi. I, 83. Holling. 8M I

înlroduil le cnivinieme dans sesëlals, par où il avait mcrïtc d'être exclu de In ftaîx de religion d'Allemagne, ei d'èlrc mis au ban de l'Empiro. Là-dessus l'empereur demanda sus euis proleslans s'il;^ rccoonaîssaienl l'élcc- Ifiir palalin pour un membre de [eur corps proleslanl? II répondirent : « Q" •'* regardaient l'électeur comme Mlscbé à la confession d'AugsboLirg dans l'article capital de la jtislilïcalion qui avait été le premier sujet de fiéparaiion et en plu.'^îcurK aulrc« articles importai»; mais qu'ils ne pouvaient pas le reconnaître pour y élreat* lâche à l'égard de la Saiule-Cèae ; mais que ce prince s'clant offert de rendre raison de sa foi dans noe cooféreoce réglée , et de se laisser instruire sî quelqu'un poaraii, le convaincre d'erreur, ili étaient résolue d'ordonner une conférence de celle sorte à ce sujet. Que quant à eux, ils ne voulaient souffrir dans leurs Eglises aucune ,=ecle contraire à celte confession. Que cependant ce n'oiait pas leur pensée ni leur dessein d'exposer à qaelque dangi^r l'électeur palatin, ou d'autres qui ne «eraicnt pas d'accord avec. eux sur quelques arlîcloe , toit en Allemagne, soii ailleurs; beaucoup moins de les esctare de la paix de religion , ou d'approuver , ou d'aatoriser la persécution qu'on leur fait en Allemagne ou BJlleur» , ni d'aggraver les maux que souffrent actuellement cens qui sont persécilén pour la Parole de Dieu, Qu'il ne leur convenait pas de laisser à ceux qui ne sont pas de leur religion le droit de juger quels sont ceux qui sont atlacbés ou non à la confession d'Augsbourg ; parce que, sous ce prétexte , il pourrait aisément arriver que. sans qu'ils y donnassent lieu, l'on ferait des injustices et de« «)o)«nces à plusieurs personnes , parliculièrement à des gens faibles en la foi que Jésus-Cbrist a acquis par son sang- Enfin , ils priaient S. M. I- de se souve-

nir que dans le seia de l'Eglise romaine od o'enseigns. pas la même doctrioe sur l'article de la justificaiion et sur plusieurs autres, » '

L'cleclcur lui-mcme Sj'ant élé aitaquc sur la religion en pleine diète par Jean Huldrlc Zasius, le \4 mai, et Irailé de calviniste , cl en conséquence requis de chaib> ger sa religion , répondît cou rageuse m eot : Qu'en nia<L lière de religion, il ne reconuaissait qu'un seul'Seî-. gneur, qui est Dieu, quia seul l'empire sur la conscieni* ce, comme il l'avait déjà déclaré en particulier à l'Empereur, et qu'il espérait de S, M, I. qu'elle ne voudrait point le gêner en sa conscience , etc. ;que quant au calvinisrae dont on l'accusait, il pouvait assurer en bonne conscience qu'il n'avait jamais lu les livres de Calvin , et qu'ainsi il ne pouvait pas savoir ce qu'on entendait par calvinisme; qu'il avait signé et scellé la confession d'Augsbourg , ei qu'il était résolu d'y pcrfiévérer , parce qu'il la regardait comme fondée sur la Parole de Dien, et qu'il n'y avait personne qui pût l'accuser d'y avoir contrevenu, et qu'il ne voudrait pas non plus le faire. Et quant à son catéchisme , il était si bien arma de passages de l'Ecriture, qu'il serait impossible de le renverser, et que c'était vainement que quelques Ibéologiena l'avaient entrepris. Qu'il s'offrait de nouveau d'écouter quiconque voudrait le convaincre d'erreur, ful-ce on bommc du plus bas étage; qu'il lui répondrait devant, loule celle auguste assemblée et qu'il recevrait ses iaa^ Iructions avec reconnaissance, et qu'il avait là la Bible toute prête. Qu'en conséquence il e.><pcrait que S. Kl. L ae voudrait pas l'inquiéter sur sa religion ni croyance par une exécution, mais qu'il aurait pour lui la métaa

• Ilojp. nisl. Sacr. p 573.

CONFUSION DK BDLLIIIGEB. 101

coadesceodauce que le feu empereur Ferdinand I" ; « quoique , dit-il , S. M. eùl vu avec plaisir que j'eusse assisté à l'abomination papislique delà messe, lors du couronaement de V. M. à Francrort, etc. uLa chose en resta là, et les dcus princes zélateurs, aDimés, à ce qu'on croit, par les ihcologiens de la Basse-Saxe, qu'on appelait Flacciens, échouèrent dans le dessein qu'ils , avaient de contraindre l'électeur à suivre leurs idées sur la matière de la Sainte-Cène ou de le faire mettre au haD de l'empire, comme s'il y avait introduit une doctrine abominable.

Les états protestans convinrent d'ane conrérence de religion entre leurs théologiens à Erfurt, et la marquèrent au 1" septembre. L'électeur et les aulres princes y envoyèrent leurs ambassadeurs ; mais on n'y put convenir de rien. Les quatrecautons réformes Cl Genève eurent à cette occasion une conférence à Zurich, le I'' d'août, avec les ministres des unes et des autres , pour savoir si l'on devait envoyer quelqu'un de leur part à celte conférence d'Ërfurl. II fui convenu qu'on devait s'en abstenir et ne pas se mêler dans les affaires étrangères, parculièrement celles de l'empire. '

IH. Pour revenir à la confession de Butlinger, lorsqu'on eut appris a Zurich que l'électeur palatin l'avait entièrement approuvée, on résolut de l'adopter et de U communiquer i^'abord aux villes de Berne et de Genève pour avoir leur consentement; ils l'approuvèrent. Ensuite de celte approbation , les Zurîcois envoyèrent Rodolpb Gualther, un de leurs théologiens, en février, à Schafîbousc, à Bàle et à Mulihouse, poijr la leur communiquer pareillement et la leur faire signer. SchafT-

' Hojp p. S7S, S77. HiUer 137.

bouse et Mullbouee 1& souscrivirenl d'abord; mais les Bâioifi le refusèrent, disant qu'il n'y avait que trois ans qu'ils avaienl fait imprimer leur confeiisiofi de foi , ei qu'ainsi il n'diail pas nécessaire qu'ils en signassent udo autre ; quoique du reste ils ne Irouvasseut rien a rcdiro , à celle confession. Gualiher leur proposa de souffrir moins que l'on fît daos la préface une menlion bono* rable de leur confession de Bâlc ; qu'on y dît que celta confession était approuvée par les autres villes ei can^ tons réforinés, et que les états réformés de Suisse étaient d'accord enlr'eux sur la religion ; mais ils le refuRèreol aussi. Ce fut Simon Souizer , autiste ou premier pasteur do Bâle, qui fut cause de ce refus ; car il penchait assez ouvertement vers le luthéranisme, et il n'aimait pas les Bernois qui l'avaient cong^édic à cause do ses sentiment. Cependant il se trouva dans Bâlc plusieurs lliéologiens qui n'étaiunt pas daus ses idées et qui étaient d'opinioa qu'il ne fallait pas se séparer des autres étals réformés de Suisse. '

Bèze fit un »oyage exprès à Zurich en février à ceti occasion, pour témoigner aux (héologicus de celte vill le consentement de ceux de Genève avec eux, a l'égarj' de ceilft confession. Bullinger la communiqua aussî^ par ordre de ses supérieurs , au\ villes de Coire dans li Grisons, de Sl.-Gall et de Biennc. Les Grisons et St.- Gall l'approuvèrent. L'Eglise de Neuchâ^el écrivit augt a Zurich pour témoigner le mémn sentiment. Ainsi cCIIo confession fut publiée en latin et en allemand l'an 1566, avec une défense faite par Jo.^ias Simlcr cl munie do sceau de l'approbation de trois cantons , Zurich,

IloUirifi; S% llnf|>. libA li. Mue. Ti^ I S'i.

et Scliaffouse, et de toiTs Icura alliés et confédérés de même religion, les Grïsona, Genève, Meuchàicl , Si - Gall et Bionnc-

Dès qu'elle fut publiée , les Eglises réformées d'Ecosse, de Hongrie et de Pologne rapiirourèreal et la sîgnèreni. Celles d'Ecosse, nssemblées à St. -André en novembre 1 56G, en donnèreni avis par lettre à Théodore De Béze; celles de Hongrie le firent dans une assemblée tenue à Debreczin le 24 février 15G7, et aujourd'hui il y a encore en Pologne ' des Eglises nombreuses qui se disent de la Confession Helvétique. ' Les Eglises réformées de Franco et d'Angleterre l'approuvèrent auesï, et celles de France mi'me la voulurent adopter et y apposer leur signature et leur sceau. Mais on jugea qu'il était plus convenable que ces Eglises si nombreuses conservassent leur propre confession. Et à celte occasion je remarquerai que, coinme les Français ont toujours fait imprimer leur confession de foi avec la Bible , il me semble que les Suisses réformés feraient fort bien de faire aussi imprimer la leur avec les Bibles qu'on imprime dans leur pays.

J'ajouterai encore, que dans le siècle suivant, l'an 1665 , la ville de Bâle et les réformés de Claris et d'Appenzell adoptèrent aussi celle confession, et y apposèrent leur signature ; de sorte qu'on peut dire avec ▼érité qu'elle a été approuvée par toutes Ips Eglises réformées de l'univers, et qu'il n'y en a aucune qui ait eu une approbation plus générale. Elle fut publiée d'abord en trois langues, en allemand, en latin, en français, et.

I * Mise. TiR 8ii. 85. HoUiiig. 880 Ho»p, S6i b, HollinB B96. ^^^^

Uo«p ^^^^M

lOft ÇOffriaSION H£LYiTIQUB.

quelque temps après traduite en anglais el en quelques autres langues. Comme le langage français de ce tempslà est devenu bien barbare à bien des égards et inintel- Ugible en bien des mots pour le commun des hommes , je la donnerai ici traduite de nouveau, avec toute la fidélité et l'exactitude dont j'ai été capable.

Tfiiiiûct.

A tous tes l'érilables chrétiens qui sont en Allemagne et dam les pays çoisins , les ministres des Eylises de Suisse ci-dessous nommées souhaitent la grâce et la paix de Dieu te Père , par Jésus-Christ , noire Seigneur.

Oo voit UD grand oombre de coofessions (a) de foi qui ont élé composées jusqu'à présent el publiées parliculièremeat daas ce temps par des royaumes, des nations et des villes, (b) qui s'y sont proposé de faire voir que dans ce dernier siècle qui était malheureusement si fécond en hérésies pernicieuses,' qui s'élèvent de tous cotée, les sentimens, la foi et la doctrine de leurs Eglises, sur tous les articles de la religion chrétienne, est pure et orthodoxe, et qu'elles sont bien éloignées d'avoirquelque communion avec les hérésies et les sectes. ?Jou6 aossi avons déjà fait la même chose par divers (c) écrits que DOus avons publiés. Mais comme ces écrits peuvent être tombés dans l'oubli; que d'ailleurs ils exposent la chose en trop d'endroits différens, et avec trop d'étendue, pour que tout le monde puisse les examiner el les lire à loisir d'un bout à l'autre ; pour celte cause encouragés par le bel exemple des autres fidèles, nous avons lâché de renfermer dans cette briève exposition

IU6 CONFESSION HBLVETIQOB.

de foi, el de montrer à tous les vrais chrcliens, la doctrine cl le g^ouverDement de nos Egliees, qu'elles ont enseignée avec un parfait accord pendant plusieurs années, depuis Iccomiiiencement de la réformatîou jusqu'à ce jour au milieu delliversdang'ers, et qu'elles suivent el gardai encore àurèsent. Par le même moyen nous faisons voir toute la terre notre conformité mutuelle dans la doclrin EUtvant la grâce que le Seigneur nous a faite, que dai nos Eglises , où ta Providence nous a appelés à le sei^ vir, nous tenons tous le même langage, el qo'îl n'y a point de divisions entre nous, mais que nous formons un corps bien uni, animé d'un nième esprit. J^ous déclarons en même temps que nous n'enseignons nullement dans. . nos Eglises certains dogmes que quelques-uns de non

adversaires nous imputent faussement, abusant partlcu-lièremeot de la crédulité de ceux chez qui nos écrite ne parvienaenl point el qui ne connaissent point notre doctrine, en quoi ils nous font le plus grand tort du monde- Les lecteurs équitables verront donc évidemment fiAl celle petite pièce, que nous n'avons non plus qu'eux; nulle communion avec aucune de ces sectes ou hérésie» dout nous faisons mention pour ce dessein presque à chaque chapitre; qu'au contraire nous les condamnons cl les rejetons. Ils comprendront encore par celle lec-

Iturc, que nous ne nous séparons point des saintes Eglises de Jésus-Christ, qui sont en Allemagne, en France et en ^ Angleterre , et en d'autres lieux du monde chrcircn , et

I, que nous ne faisons point un schisme criminel, qui nous

désunisse d'avec elles; mais que nous sommes parfaitentent d'accord avec elles dans celle vérité cbrélieaoe que nous confessons, cl que nous sommes animcâ pour elles d'une charilé sincère.

ÉEt quoique l'on remarque dans diverses Eglises quaUj

Boe iocjide.

t ruai

màiM

que variété à l'ôgsrd des exprcHsions el de la miiatère d'exposer la doctrine, cl a l'égard de quelques riies ou cércmonics, selon que cela s'esl êlabli daos les Eglises qui nul trouve bon, commode cl édifiant ceci ou cela , cepeadanl celle variélc ne doit faire aucune peine. Jamais on n'a vu on aucun siècle de l'Eglise, qu'une variété de celle sorte ait doDoé lieu à des disscubiona et k des ecbismcs. Car les Eglises chrétiennes ont toujours fa4 usage de leur liberté dans des choses de celte n»lure; comme on peut le voir dans l'histoire ecclésiastique; il suflisait aux bons chrétiens des anciens temps, qu'on fût mutuellement 4'accord dans les principaux dogmes de la foi, dans on sens orthodoxe et dans la cbariié chrétienne.

C'est pourquoi nous espérons que quand les EglîseE de Jésus-Christ auront vu et reconnu que nous sommes parfaitement d'accord avec elles, cl surtout avec l'ancienne Eglise apostolique, dans la doctrine de la sainte et éternelle Parole do Dieu, dans le sens orlhodoxe, el et dans la charilc fralernclle, elles seront aui^sl de bon cœur d'accord avec nous, en unilê de foi et de doclriae, en sens orlhodoxe et en charité fraternelle. C'e»l le but que nous nous sommes proposé en publiant cette con-, fession de foi ; savoir de nous procurer la paix et l'union ecclésiastique avec les Eglises d'Allemagne el les autres étrangères avec une charité mutuelle, ei de nous la conserver. Nous nous assurons que res mêmes Eglises ont tant de cbarilc , de candeur et d'inlégulé, que si par bassrd on n'a pas bien compris jusqu'à présent quelques articles de noire doctrine, désormais après qu'on aura ouï celle confession coui te ot simple de notre foi , e!lcs ne nous metlront poinldans le nombre des hérétiques, et ne condamneront point nos Eglises, qui sont de vcri-

108 COBFESSION HELVÉTIQUE.

labiés Eglises de Jésus-Cbrisl, comme si elles ciaîenl; coupables d'iiupîétc. •

Hais avant toules choses nous prolestons que doiu' sommes toujours entièrement prèls à expliquer avecr. plus d'étendue tout àc que nous avons proposé ici, s^ quelqu'un le demande ; enfin de céder et de nous rendre; à la vérité avec actions de grâces si quelqu'un nous enJ seigne de meilleures cboses par la Parole de Dieu, et', de nous soumettre ainsi devant le Seigneur, auquel soîi^^ louange et gloire. Fait le 1" mars 1 566.

Signé et souscrit par tous les ministres de toules h Eglises chrétiennes de Suisse, qui sont à Zurich, à Berne* àSchaJTouse, àSt.-Gall, à Coire, chez les Grisons, ao^ deçà et au-delà des Alpes, à IHulhouse et à Bieone, auxi; quels se sont joints lés miniâlres des Eglises de GenèvB; et deNeuchâtel. '

* Addition. Dam rêdition allemande imprimée l'an J60S, in-|^

O. u.c. qui..].:

Depuis que ceHe conleisiou a élu imprimêo , lej ministres c!t» Eglises de Pologne, qui sont dans le dutbe de ZalliorU et d'Oivi»- I cisma, l'oDlGmbrassée, Pareillcmout aussi lesmiaisireadurojauma J'Ecosse [{ui écrivirent à ce sujet une leUre au célèbre Théodore de Bczc.en date duS septembre 136C,oùil] disaient entr' autres: iNous . tous qui avoii) clé dans cette assemblée, avons signé cette conres-

' sion et l'avons scélëe du sceau de notre université. • De plus oh a imprimé i Debreczin en Hongrie une couressiou avec quelques ar* licles, en date du 1" septembre l!ifi7 et adressée au trés-illuslrt . Prince et Seigneur Jean II dû nom, par lagrîce de Dieu élu roî d« m Boni;rie, etc. Dans celte pièce on lit ces mois eulr'auires : iNous taïui', I les ministres des Eglises d'aU'de{à et d'au-deli de la Teiss, i^ui H sont trouvés ici k Debrecciu dans cette sainte assemblée, le %\ février IS67 a' vans embrassé cnlr'autres couresiiODs, la conlession helvétique, publiée en 1SC6, el à laquelle les ministres de Genève ont ausi souscrit etc., cl nous l'avons aussi signée. • Tiré du texte^ , L allemand. -m^

Voici Icdîi des Empereurs pour déclarer qui sont ceux qu'on doit regarder comme catholiques ou hérétiques; tiré du code Justinien et de l Histoire Trîpartite. Lie. IX. Chap. 7.

« Les empereurs Gratïcn, Valenlinien et Théodose, Augustes. Au peuple de la ville de Conslantinople. Nous voulons que tous les peuples qui vivent sous l'empire do notre clémeace, suivent la religion que l'apôtre Sainl- Pierre a enseignée aux Romains ; comme 11 parait par la religion qui s'observe à Rome depuis lui jusqu'à présent, et qui est suivie par le pontiTe Damase, et par Pierre évêque d'Alexandrie , homme d'une sainteté apostolique, savoir que selon la discipline aposlotîque et la doctrine cvangéliquc nous crayons une seule essence divine, du Père, du PiTs et du Saint-Esprit avec une égale majesté et une Sainte-Trinité. Nous voulons qu'on donne le nom de chrètieDS calbotiques, à ceux qui suivent celte loi, et qu'au contraire les autres, que nous regardons comme des cxtravagans et des insensés, portent la iictrissure du titre d'hérétique , et que leurs conciliabules ne portent point le nom d'Eglise, et qu'après la vengeance divivc, qui les attend , ils soient aussi punis de la manière que le ciel nous l'inspirera. Donné, le 27 février à Thessalonique, sous le consulat de Gralieo 5" cideValentinien et de Thcodose Augustes. B(d) Au reste l'hisloirc évangélîque et celle des Apôtres, avec les deux Epîlrcs de Saint-Pierre, nous apprennent quelle est la religion que l'apôtre Saint- Pierre a enseignée à toutes les Eglises dans POrienl et dans l'Occident, pour ne rien dire de celle de Rome. Et quant à la foi et à la doctrine du pontilie Damase, il paraît par son t sjmbolc quelle elle a clé.

me des œuvres 4flH

Symbole de Oamasc, lire du IP Tome Saînl-JtVfliiH?,

<t Nous croyons ea ud seul Dieu, Père, Toiil-pnissanl, et en un seul Seigneur, Jésus- Christ, Fils de Dieu et au Saiot-Espril. Nous servons et confessonB uu Dieu non pas trois, mais un seul Dieu qui est Père, Fils cl Sainti Esprit; Don un Dieu seul de telle façon comme s'il ctaij solitaire, ni qu'il soîl a. lui-même son Père et son Fi\t' mais que le Père est celui qui a engendré, et le Fils col lui qui a été engendre, et le Saint-Esprit qui n' engendré, ni non engendré, non créé, ni fait, n cédant du Père et du Fils, co-élernel au Père et au Fîl» et co-égal et co-opérnlcur; parce qu'il est "écrit, cieux ' ont été faits par la Parole de Dieu, » c'est à dîH parle Fils de Dieu, n et louie leur armée par l'Esprit defl bouche ; » et ailUeors : ' a Tu cnvoyeras ton Esprit, ils i ront créés, et tu renouvelleras la face de la lerrc. » Aîoc sous le nom de Père, de Fils et de Saint-Esprit, nonj confessons un seul Dieu; mot qui est un nom de pui» sance, et non de propriété. Le propre nom du Père ea Père. Le propre nom du Fils est Fils ; le propre nom dl Saint-Esprit esl Saint-Esprit. Nous servons un seul DIei dans celte Trinité, parce que ce qui est issu du Père ei d'une seule et même nature avec le Père, d'une seule 6 même Bubsiance et d'un seul et même pouvoir.

Le Père a engendré le Fils non par volonté ni par nécessite, mais par nature. Le Fils qui n'a jamais ccsSI d'être avec le Père^ est descendu du Père dans le é

P>. Bi (selon l> vute>lc et S:; >c\<>n Itlrbreu.) v. l'i. lOj. setoii ia vulti^Hc tl 10) M'Ion l'Hi»>r<?u, v.

nier letnps, poar nous sauver el pour accomplir les Ecrilurcs. Il a clé conçu du Saint-Espril, et il est aé d'une Vierge. Il a pris à soi un corps , une âme el du senliinenl, c'est dire un homme parfait. Il n'a pas perdu ce qu'il élait, mais 11 a commencé d'être ce qu'il n'clait pas, en sorte néanmoins qu'il a êlé parfait en ce qui est à lui, el vrai dans ce qui est a nous. Car élant Dieu il est né homme ; élanl né homme il opère comme Dieu ; et opérant comme Dieu, il meurt comme homme, il ressuscite comme Dieu.

Ayant vaincu l'empire de la mort, il esl ressuscité avec cette même chair, dans laquelle il était né, il avait souffert et avait été mis à morti el il est morl, monlé au Père et il esl as!:is à sa dextre dans la gloire qu'il a toujours eue et qu'il a, Nous croyons que nous avons été nettoyés par sa mort et son sang, et qu'il nous ressuscitera au dernier jour, dans celle même chair dans laquelle nous vivons maintenant. Nous espérons aussi d'avoir un jour la récompense d'un bon mérite, ou la peine pour les péchés, par uu supplice élerncl.

Lisez ces choses, croyez-les, retenez-les; soumeltez êjne à celle foi, cl vouj obtiendrez la vie, et une ipense, de la main de Jésus- Christ.

lînl-Piorre évoque d'Alexandrie a cru Cl enseigné les mêmes choses, que le bienheureux Damasc, et Sainl- Alhanasc; comme on le recueille facilement de l'hisloireTriparliteLib VII Cap. 37 et Lib Vin,<Cap. 14.»

Or comme nous avons tous celle foi el crtie religion , nons espérons que lous les chrétiens nous regarderont, non comme des hérétiques, mais comme des chrétiens catholiques, etc.

112 coufession de foi hblvâtiqub.

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