Fin ou but de la Sainte-Cène
lU. Le Seigneur veut par celle sainte cérémonie nous
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faire souTenir et noas rafraîchir la mémoire de ce graod ' et précieux bienfait qu'il a accordé aux hommes , savoir: qu'en livrant son corps à la mort et en versant son sang, il nous a pardonne tous dos péchés et nous a rachètes de la mort élernelle et de ta puissance du Diable, et ({UB maioteDanl il nous nourrit de Ea chair et nous abreuvai de son sang, qui étant reçus spirituellement par unafl véritable foi , nous nourrissent en vie éternelle. Et cs| précieux bienfait est renouvelé toutes les fois que l'a célèbre la Cène du Seigneur. Car le Seigneur a dite I a. Faites ceci en mémoire de moi. » La Saînle-Cënv nous scelle encore celte vérité, que le corps du Seigneorl a été véritablement livre pour nous et son sang i pour la rémission de nos péchés , pour que notre foi i chancelle point.
4, Siffn e et chose signifiée,
IV. Ainsi le sacrement nous représente visiblement au-dehors , par le moyen du ministre , et nous met pour ainsi dire devant les yeux ce qui se fait au-dedans d'une manière invisible dans l'âme par le Saint-Esprit méin Le ministre présente extérieurement le pain et fait eut tendre ces paroles du Seigneur: « Prenez, mangezfl ceci est mon corps. Prenez et partagez entre vom Buvez-en tous; ceci est mon sang, etc. ' » Les Gdèl^ reçoivent donc ce que le ministre du Seigneur leM donne. Ils mangent le pain du Seigneur et boivent i la coupe du Seigneur, et en même temps ils reçoivei de Jésus-Christ intérieurement par le Saint-Esprit i chair et le sang du Seigneur , et ils en sont nourris pot
' Mallh. XXVr,26.27.
co^rESSION helvétique. Sjg
la vie cteruelle. Car la chair et le saog de Jésus-Christ sont vérilablemenl viande et breuvage pour la vie élernclici et Jcsus-Cbrist, en laot qu'il a clé livre pour nous et qu'il est noire Sauveur, est le principal et le grand objet de la Cène, et dous ne souffrons pas qn'oa lui substitue ou qu'on nous présente quelqu'autre chose à sa place.
5. La mandiication corporelle du corps de Jésus-Christ rejetée.
V. Mais afin que l'on compreane mieux et plus clairement de quelle manière la chair et le sang de Jésus- Christ sont la nourriture et le breuvage des fidèles , et comment les tldcles les reçoivent pour la vie éternelle, nous ajouterons ce peu de mois. Il y a plus d'une sorte de manducalion ; car il y a une nnanducalion corporelle qui se fait lorsque l'homme reçoit la viande dans sa bouche, la mâche cl la brise entre ses dents , et l'avale et la fait descendre dans le ventre. C'est de celle sorte de manducalion charnelle que les Caperna'iiea entendirent autrefois qu'il leur fallait manger la chair du Seigneur; mais il rcfule lui-même cette pensée, Jean VI. 60 — 63. Car comme on ne peut pas manger corporellement la chatr du Seigneur sans crime et sans une barbarie énorme, elle n'est pas non plus une nourriture pour te ventre, ce que chacun est obligé d'avouer. Nous désapprouvons donc et rejetons le canon, qui est dans les décrets des papes. Ego Berengarius, etc. De Consecr. Distinct? Car la pieuse antiquité n'a point cru, cl nous, nous ne croyons pas non plus, que le corps de Jésus-Christ soit mangé corporellemeol ou réellement de la bouche du corps.