Manducation nécessaire àsalul
X. El il est tellement nécessaire pour le salut maoc^er ainsi la chair du Seigneur et de boire de inaninrC son sang, que sans cela nul ne peut être sauvé. Or on le mange et on le boit ainsi spirituel 1cm en t loua les jours, hors même de l'usage de la Saiote-Cènc, toutes les fois et en quelque lieu qu'un homme croie en Jcsus- Christ. C'est apparemment à cela que se rapporte celte sentence de Saint-Augustin : « Pourquoi préparez-vou» les dents et le ventre? Croyez, et voue l'avez mangé.
1 1 . Manducation qui se fait dans les sacremgna.
XI. Outre la manducation spirituelle, dont nous fW nons de parler, il y a aussi la manducation sacramentale du corps du Seigneur, qui consiste en ce que le fidèle ne participe pas seulementd'une manière spirituelle, et ïnlérieurcment, au vrai corps et au vrai sang du Seigneur, mais aussi en allant à la table du Seigneur, it reçoit extérieurement les symboles visibles du corps et du sang du Seigneur. Avant cela, le lldèle a reçu, lorsqu'il cru, la viande vivifiante, et il la possède encore: mai il ne s'ensuit pas de là que lorsqu'il rei^oit le sacremei il ne reçoive rien de nouveau. Car il continue par cej acte à avoir toujours communion avec le corps et le sang du Seigneur, et par-là sa foi s'enflamme de plus en plus, et va en croissant, et est fortifiée par cotte nourriture Npiriluelle; car pendant cette vie, la foi a toujours ses accroÎEsemens. Et ceini qui reçoit au-dehors le sacre-
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meal avec une vrais foi, ue reçoit pas seulement le §igoe, mais il possède aussi, comme nous l'avons dit, la chose Eig^QÎrice. D'ailleurs un tel homme obéit à l'ordre et à l'institution du Seigneur, et il lui rend grâces avec joie pour sa rédemption , et pour celle de tout le genre humain; il fait une lidèle commémoration de ia mort du Seigneur ; il fait une profession publique devant l'Eglise, qu'il est Tnembrc de son corp.s. Enfin le sacrement sert à sceller à ceux qui y participent, que le corps du Seigneur a été livré et son sang versé, nou-seutement pour les hommes en général, mais en particulier poar chaque lidèle communiant, dont ils sont la viande et le breuvage, pour la viectcrnclle.